Qulque part, ne pas assister à une démonstration de force d’une armée étrangère dont la prochaine cible pourrait être son propre pays ne me semble pas être totalement inconséquent. Il y a d’autres manières de fêter le retour à la paix sans rouler les mécaniques.
La suppression de la dette était déjà organisée dans la Bible tous les 49 ans. Dans la situation actuelle, c’est encore la seule manière de sortir de ce bourbier. Vu la manière de créer la dette par de simple lignes d’écriture, cela ne devrait pas poser de problèmes sauf que les banques ont fait du Ponzi avec cette dette et risquent évidemment la faillite.
En fait, ce n’est pas la dette qui pose problème, ce sont les taux d’intérêts, même faibles, lorsque la dette est utilisée pour de l’investissement. Pour une économie saine et stable, il faudrait que la dette d’un pays ne dépasse pas un petit pourcentage du PIB, sans doute autour de 20 à 30% max. Cela implique qu’il y ait d’autre moyen de créer de la monnaie que par la dette. Le capitalisme n’est pas instable par nature, mais les lois qui régissent la monnaie ont rendu l’économie instable depuis les années 70 avec la disparition des monnaies basées sur le troc. La théorie sur l’instabilité de l’économie par la monnaie a été théorisée par Minsky dans les années 80 et les modélisations ont été faites par Steve Keen dans les années 90. On ne peut pas dire que nous ne savons pas.
Si nous créons des lois pour favoriser une utilisation vertueuse de la monnaie au détriment de la prédation, les financiers deviendront vertueux et créeront de la richesse. Si nous mettons les financiers en prison, ils seront remplacés par d’autres qui profiteront de la même manière du système actuel.
Plus on remboursera notre dette et moins il restera de monnaie pour faire fonctionner l’économie.
Les prédateurs n’ont plus qu’à se servir.
La dette est un piège sans porte de sortie. Pour faire fonctionner l’économie, il faut s’endetter et le poids croissant du remboursement de cette dette pousse les dirigeants à rembourser. Que l’on rembourse ou que l’on augmente le poids des intérêts, l’asphyxie est la seule sortie…
Ces mécanismes ont été théorisés et modélisés depuis plus de 20 ans et personne ne fait rien...
Le prolétariat est mort et enterré depuis de nombreuses années, il n’y a plus que des chômeurs. Que peut-il donc faire maintenant face à la crise financière actuelle ?
Le problème n’est surtout pas de remplacer un pouvoir par un autre car les excès des uns deviendront les excès des autres. Les citoyens doivent se concentrer sur l’organisation des contre-pouvoirs pour limiter les excès du pouvoir.
Une simple modification des règles de fonctionnement de la monnaie permettrait de remettre les choses dans l’ordre dans la mesure où les règles actuelles favorise la prédation sur la création de richesse. Les communistes n’ont toujours pas compris que le travail n’est pas une richesse durable, car celui-ci n’existe plus une fois qu’il a été produit. La vrai richesse est beaucoup plus immatérielle : la santé, l’éducation, un environnement sain, de la nourriture et des logements en abondance... Cette richesse là est beaucoup plus durable et demande la mobilisation de beaucoup de ressources dont le travail fait partie.