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Philippe Vassé

Philippe Vassé

Historien de formation initiale, humaniste attaché au savoir, libre penseur et laïque, je réside à Taïwan, au bord de l'Océan Pacifique et aux pieds de magnifiques montagnes.

Tableau de bord

  • Premier article le 02/05/2007
  • Modérateur depuis le 26/06/2007
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Derniers commentaires



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 22 novembre 2007 05:33

    Ram,

    Vous semblez donc être un amoureux de l’architecture asniéroise qui est devenu depuis quelques années très « bétonnée ».

    Quelques rappels à votre vue très particulière d’Asnières que les liens URL que vous refusez de suivre vous permettraient de vérifier :

    - m² d’espaces verts par habitant : les chiffres départementaux mettent Asnières en dernière place. Les squares sont soit devenus des écoles (cas du square Chanzy), soit des espaces sous lesquels un parking souterrain bétonné est construit (Marché Flachat).

    - commerces : ils périclitent à tour de bras. Ils sont en régression sur la ville. La ville est morte après 20 heures.

    - sécurité : les chiffres montrent une augmentation de l’insécurité -notamment des braquages de banques et des incendies de voitures et autres matériaux-, insécurité ressentie d’ailleurs par l’immense majorité des Asniérois qui s’expriment sur le sujet.

    - Equipements publics : le retard est considérable et s’accroît. Un stade (Magenta) a été amputé d’une partie de sa surface pour construire en urgence une école.

    - Impôts et dette : les taxes locales ont explosé en 5 ans et la dette annoncée atteint les 200 millions d’euros.

    - Transports : matins et soirs, les trafic automobile est un cauchemar en centre-ville -notamment avenue de la Marne, avenue d’Argentueil et Boulevard Voltaire. La ligne 13 est totalement surchargée du matin au soir, toute l’année.

    Economie locale : au point mort, les entreprises désertent la commune. Voir les annonces partout de locaux vides à louer ou à vendre.

    Vous êtes bien sûr que vous avez une bonne vue ?

    Parce que là, les faits sont indiscutables et personne ne les nie, même en mairie : ils sont officiels.

    J’oubliais la cerise sur le gâteau : une ZAC de béton « harmonieux » est construite sur les bords de Seine, sur les anciennes friches industrielles, en zone inondable.

    Super, non ? Et si beau....

    Elle est bien, la qualité de vie à Asnières : on dirait, au vu des données chiffrées et des faits alignés que vous n’avez pas été vérifier, un vrai dépliant anti-achat immobilier et/ou anti-publicité.

    J’avais bien compris votre « sentiment » propre, subjectif, de visiteur détendu et sportif. Les données vécues quotidiennes de vie des Asniérois, cela devrait aussi vous apporter le sentiment de ces derniers. C’est aussi intéressant et plus fondé que votre seule « impression ».

    Cordialement vôtre,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 22 novembre 2007 05:08

    Miaou,

    Je ne sais pas qui pourrait juger, et sur quels critères mesurables et quantifiables autant que qualittaifs, de l’influence prépondérante de la « civilisation occidentale » ou « européenne » par rapport aux autres dans les mondes ancien et présent.

    Ce que je voulais souligner dans ma réponse est que les anthropologues européens- les ethnologues ont aussi souvent le même travers involontaire- se focalisent spontanément sur un schéma culturel « occidental » pour tenter de comprendre les autres cultures et civilisations, majoritaires dans le monde. Il en résulte des conséquences négatives en termes de savoir bien compris.

    Je ne les critique pas pour ce défaut car il est intrinsèque à une situation donnée objective:la culture peronnelle des chercheurs « occidentaux ». La même remarque vaut en sens inverse pour des chercheurs japonais, chinois, russes et même est-européens parfois.

    Moi-même qui fréquente de l’intérieur le monde chinois depuis plus de 18 ans, ne ptérends pas le comprendre dans toutes ses riches variétés actuelles et ses racines anciennes.

    Je souligne un point qui doit seulement inciter à la prudence par la conscience pérenne du fait et qui consiste à dire en résumé que le mode de pensée « occidental » n’est pas une clef universelle qui ouvre toutes les portes vers la compréhension objective et exhaustive des cultures différentes.

    Pour le reste, les travaux de l’auteur cité ne me paraissent nullement incontournables, ni ne closent les sujets qu’ils abordent.

    Bien cordialement,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 22 novembre 2007 04:53

    Bonjour,

    Vous avez raison de pointer le jour particulier qui a été « choisi » avec soin et précision par les autorités américaines (sous couvert de leurs fondés de pouvoir locaux de nationalité irakienne)pour exécuter le dictateur irakien.

    Cela souligne un cynisme aveugle et un mépris total de la culture des Irakiens et des Arabes en général.

    Pour une administration qui essaie sans cesse d’introduire le religieux dans la vie publique aux Etats-Unis, cette date d’exécution est d’une rare bêtise par rapport aux objectifs politiques annoncés alors.

    Ou bien c’est un choix calculé pour humilier et rabaisser la culture des Irakiens et des peuples arabes.

    Quelle que soit l’hypothèse retenue, elle n’honore pas les valeurs démocratiques et morales invoquées par le gouvernement américain. Et l’acte se retourne contre ses auteurs avec force.

    Merci d’avoir souligné ce point.

    Bien cordialement,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 22 novembre 2007 02:28

    Ram,

    Bien, je vous ai compris, Ram : vous êtes en Inde et vouliez juste profiter du sujet abordé pour nous dire combien vous trouvez la ville belle et magnifique, le tout en toute objectivité et en excluant les quartiers nord (la plus peuplée de la commune).

    Vous avez bien sûr eu le tact de ne pas vous exprimer sur aucun des sujets traités par l’article, signe d’un grand courage moral et d’un esprit citoyen sincère.

    Vous avez donc comme « opinion » la « beauté » de certains quartiers d’Asnières, pas de toute la ville donc.

    J’espère que dans votre vie réelle en Inde, vous suivez mieux que sur ce fil les sujets abordés afin de répondre vraiment aux questions que vous avez à traiter.

    Car vous êtes quelque peu loin- moralement s’entend- des soucis exprimés des Asniérois et de tous les citoyens honnêtes et soucieux de leur argent pour un amoureux d’Asnières, pardon, sauf des quartiers nord.

    Le jour où vous saurez parler du sujet abordé et avoir une opinion claire sur autre chose que vos propres goûts esthétiques (s’agissant d’une ville en bétonnage massif, ils sont assez comiques !!!), vous nous en ferez part, vous le citoyen simple qui aimez tant Asnières que vous en vivez si loin.

    L’amoureux lointain de l’esthétique bétonnée asniéroise laissera-t-il la place un jour à un amoureux de la citoyenneté libre et de la transparence gestionnaire ?

    Question qui reste ici sans réponse puisque vous vous répétez en boucle. Hors sujet, dirait-on au lycée.

    Ram, vous êtes passé à côté de la rame du débat de ce fil....

    Bien cordialement,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 21 novembre 2007 20:27

    Miaou,

    On peut ne pas être d’accord avec les thèses que vous citez, le principal argument étant son « europocentrisme réducteur » et sa référence quasi-exclusive à une religion particulière, ici le christianisme, très minoritaire sur le plan international de tous temps par rapport à la population mondiale, mais si influente dans la mentalité "occidentale, dont la population est toujours minoritaire à ce jour sur la planète.

    Il faut rappeler sans cesse cette vérité, tant en France et dans certains pays occidentaux certains « chercheurs » estiment que leur passé est celui de toutes les civilisations et leurs problématiques celles de l’humanité entière. Etre « extérieur » aux autres cultures aboutit à ne pas les comprendre en profondeur, ou encore à mal les intérpréter dans la culture dominante occidentale.

    La difficulté des chercheurs comme René Girard est et reste leur prisme ou leur modèle, disons, « occidental » qui leur interdit généralement toute compréhension de ce qui est extérieur à leur schéma de pensée culturelle pré-supposée.

    Les mythes originaux archaïques de toutes les civilisations citées ont été produits afin de structurer des groupes humains et organiser leurs institutions collectives, pour simplifier rapidement.

    Ensuite, les coutumes et les rites sont produits pour maintenir et pérenniser la cohésion des collectivités données, surtout lorsque s’effectue le passage de la vie collective obligatoire IMPOSEE par les conditions économiques à une existence sociale laissant les individus plus « libres » (néolithique), avec apparition des institutions comme le mariage, la famille, la propriété privée de biens et d’outils.

    A l’inverse, les crises, qu’elles soient internes ou externes, sont destructrices des structures anciennes et instaurent de nouvelles institutions ou restaurent celles du passé, selon les cas historiques particuliers, mais dans un cadre différent.

    A l’évidence, certaines grandes crises ont provoqué la naissance de légendes et de mythes, du fait de leur ampleur et de leurs conséquences durables, mais l’article évoque surtout les mythes fondateurs des civilisations. Des rajouts ont donc parfois été faits à des récits originaux, ou, selon les cas, les mythes originels ont été complètement modifiés.

    Les religions monothéistes, comme d’autres plus anciennes, s’inscrivent dans ce schéma d’un remplacement de mythes anciens par des nouveaux, plus adaptés à la pensée et aux besoins culturels d’une époque donnée.

    Il est par contre absurde de penser que les sociétés humaines ont été de tous temps « religieuses », au sens actuel du mot. C’est une vue importée de courants mystiques récents, mais que rien pour l’heure ne prouve sur toutes les époques historiques.

    Il ne faudrait en effet par confondre des « croyances » sociales et culturelles qui unifient des collectivités autour de valeurs et principes de vie communs, largement générés par leurs conditions de vie et leur économie propre, avec la notion de « religion », bien plus précise et moderne, impiquant des divinités clairement conceptualisées.

    Les partisans de cette thèse absurde ne font que refléter des angoisses actuelles métaphysiques qu’ils transposent dans les têtes de personnes qui ne sont plus là pour donner leur point de vue, mais qui surtout avaient peu de « temps libre » pour s’occuper intellectuellement de telles choses.

    D’autre part, ce qui assurait dans les époques dites « primitives » la cohésion structurelle des collectivités n’était pas une foi commune de nature religieuse, mais la solidarité matérielle née des pressions de l’environnement naturel et des conditions d’existence, que les chefs cimentaient d’une autorité plus ou moins acceptée.

    Bien cordialement,

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