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Philippe Vassé

Philippe Vassé

Historien de formation initiale, humaniste attaché au savoir, libre penseur et laïque, je réside à Taïwan, au bord de l'Océan Pacifique et aux pieds de magnifiques montagnes.

Tableau de bord

  • Premier article le 02/05/2007
  • Modérateur depuis le 26/06/2007
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Derniers commentaires



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 25 août 2007 13:06

    Cher lecteur,

    L’article que vous avez lu n’est pas une réponse dogmatique qu’un esprit supposé supérieur apporterait aux problèmes exposés, mais un appel à un débat sur un fait : la majorité ayant élu Nicolas sarkozy n’est ni homogène socialement, ni politiquement.

    Donc, la question qui se pose est : comment gouverner avec une population qui est ainsi volatile et divisée, sur toute question, petite ou grande ?

    J’ai ainsi posé, dans ce contexte, des questions sur des mesures qui paraissent de nature, pour tout individu sensé, à continuer de détricoter, comme on dit, le tissu social français : fermeture de postes dans l’enseignement et les hôpitaux, les prisons et les transports, c’est à dire dans les secteurs les plus mal dotés à ce jour, ayant grande difficulté à répondre aux besoins des citoyens.

    J’ai aussi mis en avant- enfin, il me semble que là aussi tout être sensé serait d’accord- que lorsqu’un Etat affaiblit ses moyens, il désorganise la société dont il a la charge, se réduit aussi en tant que tel et finalement dessert les nécessités du développement ultérieur du pays en tous domaines.

    L’histoire de France et du monde atteste ce fait : après 1945, la France a repris sa place dans le monde avec un secteur public fort qui aidait avec efficience l’expansion du pays.

    Si, maintenant, vous jugez que les écoles, les collèges, les lycées, les Universités, les prisons, les hôpitaux vont bien, qu’ils ont trop de personnel et qu’ils peuvent assurer ainsi leurs missions efficacement au service des citoyens, c’est votre libre droit.

    Selon les normes ONU et OMS, la France recule sur ces plans.

    Mais, bien sûr, l’ONU et l’OMS sont composées de gens non-qualifiés et partiaux, qui poussent la France à se relever dans les domaines de l’instruction publique, de la santé publique, des transports publics et de la recherche publique ainsi que des droits des citoyens emprisonnés (êtres humains et citoyens aussi).

    Je comprends que cela ennuie, mais pourquoi faudrait-il le taire ? Et au nom de quoi ?

    Bien cordialement vôtre,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 25 août 2007 12:45

    Colre,

    Je vous sais gré de votre question.

    Du point de vue des revenus, il existe bien une classe « moyenne » par rapport à celle qui vit dans une opulence sereine, fermée sur elle et assez égoiste (Neuilly sur Seine ne fréquente pas Montreuil sous Bois)

    Du point de vue de la logique de l’arithmétique statistique, vu que 50% des foyers fiscaux français ne paient pas l’impôt sur le revenu, la classe moyenne serait donc dans les 50% du dessus.

    Ce qui est exact vu ainsi.

    Si on affine les données sociales, la majorité de la classe moyenne est formée de salariés (privés et publics). De manière générale, elle est traversée, comme le remarquait Forest Ent, comme d’autres groupes cités, par divers courants et sous-courants.

    Elle n’est pas homogène sur le plan des votes électoraux, ni d’ailleurs sur le plan politique, comme la crise du CPE en a attesté, mettant Sarkozy en porte à faux pour ne pas risquer de s’aliéner cette classe à ses yeux fondamentale...pour être élu.

    Elle peut ainsi un jour se lever massivement contre le CPE et un autre trouver juste et nécessaire une loi sur le service minimum contre le droit de grève constitutionnel. Elle est donc diverse et volatile.

    Ceci dit, mon humble avis est que cette classe moyenne est surtout celle qui finance par son travail et son épargne les mesures fiscales en faveur du 4ème groupe -qui ne veut rien donner, ni surtout partager, y compris avec elle- et c’est sur elle que les partis politiques institutionnels font porter leurs efforts les plus importants de « communication ».

    Rarement, hors campagnes électorales, ces partis s’intéressent aux 50% de Français du dessous, cette « France d’en bas »... !

    Du fait de sa situation fiscale dont elle a conscience, cette classe moyenne ne me paraît pas pouvoir, ni surtout vouloir soutenir le 4ème groupe, tout en haut, en tant que tel, sur tous ses souhaits propres.

    Ce qu’elle veut, c’est survivre et transmettre à sa jeune génération ce qu’elle a eu du mal à acquérir. Mais, même là, la réduction croissante de la part des salaires par rapport au capital dans la répartition des revenus du pays montre que la classe moyenne tend à passer lentement, par vagues, vers le 2ème groupe. Elle se paupérise avec les années.

    En tout cas, c’est cela que je constate, sans prétendre que cela me donne raison par essence. le débat est libre et cette liberté est vivifiante autant que féconde.

    J’apprends beaucoup avec les contributeurs instruits, honnêtes et attentifs aux réalités qu’ils observent.

    Bien cordialement vôtre,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 25 août 2007 12:23

    De l’auteur de l’article,

    Pour « balancer » le débat, voici un article publié en anglais sur la politique de Nicolas Sarkozy par Michel Rocard.

    Lui a son idée aussi sur les problèmes politiques que Nicolas Sarkozy affronte avec un électorat dont il reconnaît aussi qu’il est très « pluriel ».

    Pour ceux qui comprennent l’anglais, une contribution de plus au débat, même si cet article a reçu dans le monde anglophone un accueil souvent ironique, du style : « tiens, encore un socialiste français qui cherche une place aux frais de la République ».

    Chacun notera que Michel Rocard, dans son travail d’encenseur, ne dit pas un mot de la réalité de la société française. Intéressant, cet oubli pour un politicien qui veut aussi un poste ou une récompense...

    Bien cordialement vôtre,

    France’s influence poised for revival under Sarkozy’s leadership

    By Michel Rocard

    Saturday, Aug 25, 2007, Page 9 French President Nicolas Sarkozy was elected in May in part because he attracted a substantial portion of the far right’s supporters to his conservative banner. Indeed, the Front National’s popular support has fallen from around 15 percent to 10 percent, weakening that party tremendously and strengthening the traditional French right.

    Sarkozy succeeded by embracing themes of national identity and immigration. As a result, many regarded his campaign as very right-leaning. In France and across Europe, people expected an extremely conservative government, akin to US President George W. Bush’s administration.

    This was a mistake. Sarkozy’s embrace of the theme that France’s national identity has come under threat, which he linked to immigration, is not enough to make him a US-style neo-conservative. He has chosen to demonstrate this most clearly in the field of foreign policy.

    Sarkozy formed his government in the knowledge that French foreign policy has long been consensual. So he gave the reins of the key foreign policy arms of the French government to left-wing politicians. Minister for Foreign Affairs Bernard Kouchner was formerly was a Socialist minister of humanitarian affairs and deputy minister of health.

    Another leftist, Jean-Pierre Jouyet, is in charge of European affairs. Jean-Marie Bockel, the Socialist mayor of Mulhouse, is minister for cooperation and relations with the Francophone world. And Socialists have also been brought into other parts of Sarkozy’s government. Fadela Amara, the manager of a non-governmental organization that defends women’s rights, is a secretary of state for city management.

    Sarkozy’s second important initiative was to re-energize the European project. After the failure in 2005 of the draft European constitution, it was far from obvious that negotiations that would yield only partial progress in improving the EU’s decision-making mechanisms were the right way to proceed.

    After all, there was no immediate emergency and everybody would have understood if Sarkozy had waited another two or three years before risking his reputation on reviving the idea of a European constitution.

    But Sarkozy took the risk and he succeeded in convincing other European leaders to embrace the « simplified treaty » that he called for.

    Of course, the treaty’s final text is not yet written, but success does seem possible, which would not only improve the mechanics of the EU, but would also send a signal to Euroskeptics, mainly the British and the Poles. France has not given up its demand for a « political » Europe that is more than merely a single market.

    Sarkozy’s third initiative came when the head of the IMF suddenly resigned. Typically, that job is given to a European. Sarkozy surprised everyone by offering the position to a French Socialist, Dominique Strauss-Kahn, a man with real competence who enjoys widespread respect.

    Strauss-Kahn’s nomination was also an effective strike in terms of French domestic politics, as it promised to weaken the Socialists’ opposition. But, more importantly, Sarkozy’s choice of Strauss-Kahn is a crucial stand in today’s global economic debates. Sarkozy is announcing that he is an economic « regulator, » not a global liberal convinced that today’s balance of market forces is optimal and thus that no intervention is needed.

    The fourth initiative also concerned foreign affairs — the freeing of the five Bulgarian nurses and one Palestinian doctor imprisoned in Libya on false charges of infecting children deliberately with HIV/AIDS. Intense negotiations with Libya, particularly by Europe, had been going on for more than a year, but were not successful, because Libyan ruler Muammar Qaddafi did not trust his interlocutors.

    Sarkozy understood that. Choosing his wife as a negotiator helped to unblock the case. Moreover, Sarkozy is seeking to intensify cooperation for development in the whole Mediterranean area.

    He began with a presidential trip to Algiers, then to Tripoli, followed by ministerial trips to Beirut. Assuring development of this region will be a long and difficult challenge, but one that needed to be embraced.

    The government’s preparation to take the lead in international talks on climate change is another sign that Sarkozy intends to revive France as a global force.

    After the relative lifelessness of former French president Jacques Chirac’s final years office, dynamism has returned to French foreign policy. That is a welcome development, and not only for France, because Sarkozy’s activism also promises to boost Europe’s political influence around the world.

    Michel Rocard, former prime minister of France and leader of the Socialist Party, is a member of the European Parliament.



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 25 août 2007 11:59

    Frédéric Lyon,

    Je ne savais pas que vous encouragiez Farniente, qui vous décrit la réalité française profonde, à suivre l’exemple des milliers de révoltes et d’émeutes en Chine, ou à rejoindre en Inde les guérillas maoistes en pleine expansion.

    A moins que vous ne vouliez évoquer les 100 millions de sans-travail de Chine (qui développent aussi une véritable économie souterraine) ou les plus 400 milliosn de pauvres en Inde (selon les normes ONU, que l’on peut contester) afin de montrer leur situation, avec des processus comparables à ce que la France des « rejetés du système » connaît ?

    Votre post est si éloigné de réalités que vous ignorez totalement que je l’ai compris ainsi.

    A ce niveau d’ignorance des faits en cours dans les pays que vous citez, seule l’ironie est de mise.

    Bien cordialement vôtre,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 25 août 2007 11:52

    Chichile,

    En conclusion de l’article, j’évoque les problèmes que le Président actuel de la République française pourrait bien rencontrer, partant du fait que nul ne nie que sa majorité électorale d’un jour est diverse, contradictoire et éclatée socialement.

    Apprendre à lire un texte sans le tronquer en aucune partie serait un bon début poyr rédiger un commentaire pertinent.

    Bien cordialement vôtre,

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