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Philippe Vassé

Philippe Vassé

Historien de formation initiale, humaniste attaché au savoir, libre penseur et laïque, je réside à Taïwan, au bord de l'Océan Pacifique et aux pieds de magnifiques montagnes.

Tableau de bord

  • Premier article le 02/05/2007
  • Modérateur depuis le 26/06/2007
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Derniers commentaires



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 25 août 2007 11:43

    Céline,

    N’ayant pas d’ego à défendre ou de dogme à justifier, ce débat et ce fil sont pour moi plus un pouls social que l’on prend afin de mieux comprendre ses concitoyens qu’un problème relatif au concept du plaire, complaire ou déplaire.

    Vous avez donc toute latitude pour critiquer en toute sérénité, appréciant toujours que des personnes honnêtes et cultivées, et surtout sans haine douteuse, ni rancoeur rancie, s’expriment sans détour sur cet article.

    Mon seul questionnement, bien respectueux, était de situer le débat, qui, ici, ne se veut pas « sociologique », encore que des sociologues chercheurs du secteur académique soient, ici ou là, excellents, mais, comme je le disais, coupés de leur terrain de travail par la nature même de leur formation et de leurs outils actuels dépassés d’analyse.

    Je ne prétends pas avoir, en un humble petit article visant à générer une réflexion collective sur ce qu’est au fond la « majorité » qui a un jour de mai 2007 élu un candidat donné, répondu à toute la problématique.

    Cela serait fat, présomptueux et stérile.

    Je n’ai pas la vérité révélée, ni la science infuse, mais il me semble que votre contribution en disait trop peu ou trop, selon le point de vue de l’examen qu’on en fait.

    Expliquer un jugement porté, comme c’est ici le cas (chose très naturelle et légitime) est une excellente méthode, entre citoyens, comme pour les Juges qui doivent motiver sérieusement leurs décisons et sanctions.

    C’est cela qui manque ici pour appréhender votre position et la comprendre, donc corriger les manques, erreurs et imperfections, en un mot, pour m’enrichir vraiment de vos critiques utiles.

    Bien cordialement vôtre,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 25 août 2007 11:29

    Forest Ent,

    Bien que votre post pose des jalons intéressants, il me semble que certains termes généralisateurs sont très formels, voire contestables.

    Les retraités classés par vous tous « à droite » ? C’est peut-être excessif. Les paysans, là aussi, le sujet est très discutable. Comme le sont les critères précis et valides définissant les positions « droite et gauche » aujourd’hui en France....

    Il me semblerait plus adroit et adéquat ici de cerner mieux les catégories et les sous-catégories afin de ne pas se tromper ou s’enfermer dans un contexte manquant de souplesse permettant de comprendre les situations diverses.

    N’étant pas politologue et ne disposant pas de données chiffrées précises, j’éviterais donc pour ma part ce type de classement trop schématique.

    Ceci dit, par expérience pratique, ce que je sais est que, chez les cadres moyens, ingénieurs et techniciens, la tendance est à la révolte sociale et au mécontentement massif, mais je ne saurais dire si cela est « de droite » ou « de gauche ».

    C’est pourquoi je reste prudent sur les classements classificateurs « politiques », qui ne me paraissent que pertinents -et encore- aux marges sur un vote donné dans un cadre bien précis, mais peu réalistes sur le comportement social général.

    Ainsi, lors de la crise du CPE, quasiment tous les groupes que vous avez classés « noyau dur de droite » ( paysans, retraités, commerçants et artisans) ont soutenu en majorité les jeunes qui manifestaient pour le retrait du projet. Ceci ressort des sondages d’opinion de l’époque et avait d’ailleurs conduit Nicolas Sarkozy à se positionner pour l’abandon du texte en question, en grand amateur de sondages d’opinion qu’il est depuis fort longtemps.

    La réalité sociale me paraît donc être à la fois plus complexe et plus fluide, plus riche, que l’apparence électorale d’un vote d’un jour. En clair, les noyaux durs existent politiques existent de part et d ’autres, mais il existe aussi des catégories fluctuantes sur tous les plans, en fonction de la situation réelle.

    C’est d’ailleurs cela que je tenais à souligner.

    Bien cordialement vôtre,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 25 août 2007 11:11

    Gérald,

    Etablir un constat, présenter les faits tels qu’ils sont et non tels que certains veulent les façonner selon leurs penchants propres, est déjà un pas en avant tant en France, le malaise est grand et les rancunes puissantes.

    Ce fil atteste du fait que certains viennent ici vider simplement une bile acariâtre et haineuse contre un groupe ou un autre, sans que cela aide en rien.

    A l’inverse, ce que dit Farniente, est du plus grand intérêt pour des citoyens qui ont besoin de regarder en face une réalité qu’ils ne peuvent ignorer, faute de quoi cela risque fort d’avoir des conséquences dommageables pour tous.

    Il ne m’appartient pas, ici et sur un fil, de prétendre apporter une solution qui serait toute faite et prête à fonctionner, comme produite avec clé en main.

    Je pense que ce dont les citoyens ont besoin aujourd’hui est, d’un côté de vrais dialogues francs, directs, mais courtois et constructifs, et de l’autre, de réfléchir collectivement sur ces bases de données aux meilleures solutions pour la société.

    C’est en définitive les citoyens qui font leur propre histoire et qui auront encore plus à la construire demain.

    Cet article se veut juste un appel au débat libre, ouvert, sans poser de dogmes ou énumérer des rancoeurs.

    Bien cordialement vôtre,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 25 août 2007 04:41

    Candidat 007,

    Oui, vous avez raison sur le point de droit abordé.

    Mais si seulement, il n’y avait que ce point de droit que vous soulevez.

    Mais, il va aussi y avoir le droit constitutionnel, français et européen (DEDH), qui dit que le droit de grève est un droit absolu des citoyens et que la notion de service minimum est en ce cas anti-constitutionnel.

    Ce qui signifie que les juristes du gouvernement, payés seulement pour satisfaire aux effets d’annonce médiatique de leur patron, savent bien que certains textes sont illégaux et impossibles à faire passer.

    C’est bien là que se noue le drame : la France est gouvernée par des gens qui font de l’annonce publique pour faire croire qu’ils agissent leur politique au jour le jour.

    Les ministres et les juristes deviennent des hérauts-annonceurs des volontés du chef.

    Les députés eux-mêmes finissent par croire que tout ce que dit le chef est vrai et possible, abdiquant leur rôle le plus essentiel qui est de contrôler l’exécutif quand il se trompe.

    En un mot, l’Etat obéit à un seul chef qui ne sait qu’agir de la sorte.

    La France n’a pas un Président de la République : elle a un grand agitateur-beau parleur médiatique.

    C’est là le problème de fond que la réalité va vite faire apparaître.

    Bien cordialement vôtre,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 25 août 2007 04:31

    Farniente,

    Merci de votre apport à montrer la réalité profonde et exacte de la France comme elle est.

    Résumons les faits avec un peu d’humour.

    Ce qui m’a frappé dans certaines réactions sur ce fil est ce côté 1788 qui semble se répéter : « tout va bien, tout va de mieux en mieux, nous avons trouvé les boucs-émissaires des problèmes et sa Majesté élue s’occupe de tout ».

    Il a là un curieux pathétique que je qualifierais volontiers d’aveuglement pathologique, d’incapacité absolue à analyser et à comprendre tout ce qui n’est pas du domaine des croyances officielles en cours à la Cour.

    Le pays réel, la vie de la majorité des citoyens, à la Cour du roi, on ne sait même pas que cela existe.

    Et ce sont ces gens, coupés des réalités du terrain, entourés par leurs médias aveugles et sourds et leurs courtisans intéressés seulement aux prébendes et aux places honorifiques, qui ne voient pas que les trains en France sont à bout de souffle, que les hôpitaux souffrent, que les écoles sont devenues souvent des lieux dangereux, que la population gronde, que la colère et la violence montent de tous côtés, qui croient diriger quelque chose !

    Il y a en France en 2007 des gens qui sont en fait en 1788 et ne s’en rendent même pas compte...

    Pour eux, la vérité est la meilleure des thérapies, mais il la refuse même, aggravant donc leur propre mal.

    Le réveil risque, comme vous dites, de faire très mal à ces « aveugles et sourds » qui ne savent plus rien de la réalité sociale vraie, en France et dans le monde aussi.

    Bien cordialement vôtre,

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