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Philippe Vassé

Philippe Vassé

Historien de formation initiale, humaniste attaché au savoir, libre penseur et laïque, je réside à Taïwan, au bord de l'Océan Pacifique et aux pieds de magnifiques montagnes.

Tableau de bord

  • Premier article le 02/05/2007
  • Modérateur depuis le 26/06/2007
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Derniers commentaires



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 31 juillet 2007 15:39

    Monsieur Emile Mourey,

    Vous allez finir par réécrire toute l’Histoire de la « Gaule » antique pré-romaine et achever de sombrer dans un ridicule complet.

    Je lis ainsi avec amusement que César aurait écrit, selon vous, lui-même ses textes que vous citez. Bien, bravo.

    Vous avez donc inventé le premier homme politique de l’Histoire qui rédigeait tout en guerroyant, en administrant et en aimant, sans compter le sommeil et les repas. Je vous laisse au ridicule achevé de votre assertion.

    Ne pas savoir que les tribus de « Gaule » antique étaient divisées et morcelées est la marque de l’ignorance la plus grande sur ce qu’est la « Gaule » avant la conquête romaine. Voilà qui clarifie votre savoir.

    César n’a rien inventé, il n’a fait que profiter d’une situation de fait qui lui a militairement et politiquement bien servi !

    Quant aux langages ou parlers tribaux, vous nous parlez de latin et de grec alors que la quasi-totalité de la population composant les tribus et peuples de « Gaule » était composée de cultivateurs analphabètes, ce qui était la norme culturelle de l’époque pour ces populations, dialectes dont l’Histoire a gardé de nombreuses traces plus ou moins résiduelles.

    Méconnaissance immense et confusions à profusion, tel est votre « plan de travail historique ».

    Je vous le laisse, car le rire avec vous a été suffisant pour ce jour.

    J’ai d’autres projets plus intéressants qu’à essayer de vous convaincre que vous ne faites oeuvre que d’obscurantisme et de mystification permanentes. Tous ceux qui vous ont lus et ont un minimum de culture historique en sont aujourd’hui assurés.

    Vous êtes maintenant suffisamment connu pour ce fait. point n’est besoin de plus de débat. Et mes vacances sont précieuses.

    Bien cordialement vôtre,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 31 juillet 2007 13:51

    Caius,

    J’ai parlé de l’échec des théories chrétiennes américaines dans les pays musulmans, ce qui était le centre du sujet.

    Je ne prétends pas bien sûr que l’Islam ne pourrait pas contenir des courants de la sorte, mais ils ne peuvent être amalgamés avec le créationnisme que nous connaissons et avec l’ID.

    C’est juste cela que j’exprimais. Pas plus.

    Bien cordialement vôtre,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 31 juillet 2007 13:45

    Monsieur Emile Mourey,

    J’observe que vous avez du mal à comprendre que l’Histoire ne se résume pas à traduire ou recopier ce que X ou Y a écrit. Et à indiquer la page et le numéro de la ligne !

    Personne ne met en doute que César a FAIT écrire SA version des faits- vous n’imaginez pas naïvement qu’il l’a écrite lui-même, je suppose ?- et qu’il l’a « arrangée », avec son écrivain personnel et archiviste propre, conformément à ses intérêts politiques du moment, attitude naturelle dans sa position et avec ses objectifs.

    Bien.

    Nous serons donc d’accord pour considérer que les textes attribués à César ne sont pas fiables en tous points, surtout ceux qui touchent à sa « gloire militaire », à son « génie politique » et à la « force », numérique et morale, de ses adversaires.

    Comme je le rappelais pour votre culture générale, les « Gaulois » n’étaient ni unis, ni solidaires. Il y eu des tribus qui ont combattu seules ou par petites fédérations (les Belgii ou les Helvetii par exemple), celles qui ont fait acte de soumission -dans le Sud-Est notamment- celles qui ont soutenu la révolte, et jusqu’à celles qui ont payé le prix fort d’une ultime résistance (les Vénètes).

    Cela ne donne pas l’image, chacun en conviendra, d’une Gaule unie derrière le chef arverne !

    En témoigne aussi les divisions entre chefs « gaulois » quant à l’armée de secours dont César a bien entendu « gonflé », comme pour toutes ses victoires, les chiffres de combattants. Rendant ainsi sa gloire auprès du Sénat plus éclatante ! D’où les doutes très légitimes sur ses dires dans ses rapports !

    Je suis étonné que vous puissiez, ceci étant d’une clarté limpide et connu du plus « gaulois » des historiens, insister sur la véracité irréfutable des textes « césariens ».

    Comme il vous a été dit auparavant, l’Histoire n’est pas du copier-coller. Il faut vérifier, comparer, authentifier autant que possible par diverses sources. De ce point de vue, tout ce qui a écrit sur Vercingétorix n’est pas plus certain au motif, bien mince, que cela a été écrit par César et/ou ses plumitifs dévoués à sa cause.

    Ferdinand Lot, le meilleur historien sur le sujet, a bien eu raison de souligner l’absence de sources sûres et notre igorance relative sur cette guerre.

    Bien sûr, personne ne nie qu’il y a eu révolte, tentatives multiples d’unification des tribus dites « gauloises », batailles et affrontements militaires, et enfin défaite à Alésia.

    Nous avons donc la trame historique des événements essentiels.

    Mais aller au-delà de ce que nous pouvons raisonnablement estimer « exact » reviendrait à mystifier le public. Ce que je refuse par principe car on passerait là dans un domaine qui n’est plus l’Histoire, mais l’invention hypothétique.

    Donc, laissons à Vercingétorix ce qu’il a accompli avec certitude : son combat contre les troupes romaines.

    Ne créons pas de mythes, n’inventons pas de jolies histoires vides de sens, ne faisons pas parler les morts.

    Vercingétorix est un personnage historique attesté, et ce que nous savons de lui suffit à le placer dans l’Histoire de son temps, sans broder, ni mystifier.

    Ceci dit, plutôt que de supposer qu’un chef antique à la culture très limitée ait tenu des « discours A LA ROMAINE » dans un dialecte tribal, que seuls, au mieux, les Arvernes pouvaient comprendre- ce qu’il est à tous points de vue puéril de croire- il serait plus juste de replacer en perspective ces divisions tribales, ces langages si divers, ces rivalités violentes, qui ont finalement conduit ce chef, dont nul ne doute de son courage personnel, et ses compagnons d’infortune au désastre final -mains coupés pour les survivants- en signe de représailles et d’avertissement manifeste pour ceux qui auraient l’idée de suivre leur action de rebellion.

    En résumé, plutôt que s’attacher aux mots qui ne servent à rien qu’à créer un mythe qui n’est plus nécessaire, il serait plus utile de travailler à éclairer ce que fut cette Gaule si multiple, si diverse, si éclatée, si morcelée.

    De plus, les discours attribués à Vercingétorix n’ont pas changé d’un iota son sort ultime, ni celui des tribus qui l’ont suivi. Les paroles n’ont rien produit.

    S’attacher aux discours peu probables, voire totalement « apocryphes » -ce qui est ici le cas évident- n’aide en rien personne aujourd’hui à saisir les réalités profondes qui ont généré l’échec de la révolte et par suite la longue histoire de l’occupation romaine, avec ses bons et ses mauvais côtés.

    Certes, comme le dit Yohan, on ne s’écarte pas trop du fil, cela peut s’y rattacher, comme élément de réflexion intellectuel sur la méthodologie scientifique.

    Bien cordialement vôtre,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 31 juillet 2007 12:55

    Bonsoir,

    A vous lire, je comprends votre position même si je ne la partage pas.

    Après tout, rien ne vous oblige à apprécier une situation objectivement, ni à comprendre les faits relatés.

    C’est regrettable pour vous, mais légitime en démocratie.

    Bien cordialement vôtre,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 31 juillet 2007 11:58

    Monsieur Mourey,

    La citation est belle, on dirait du Corneille. Mais, elle n’est la preuve de rien d’avéré. Je rejoins Yohan sur ce point.

    Malheureusement pour nous, aucun des participants du côté « gaulois » au siège d’Alésia n’a laissé d’écrit, fiable ou légendaire, qui puisse permùettre de savoir ce qu’a réellement dit ou pensé le chef des tribus gauloises révoltées, ni les raisons de ses choix stratégiques malheureux pour sa cause.

    C’est ainsi, on peut le regretter, mais inventer ne sert ici à rien et à personne.

    La légende de la Gaule unie et résistante à l’envahisseur romain (version 19ème siècle ou Astérix), une Gaule qui n’avait jamais existé comme pays uni ou comme Etat « national », est de la même veine.

    Faire de la Gaule divisée, morcelée, tribale et factieuse, un point de départ d’une unité nationale est compréhensible pour un Napoléon III sans droits au pouvoir autre qu’un coup d’Etat illégitime par essence, mais cela ne satisfait pas les nécessités de la rigueur et de la vérité historiques, comme Ferdinand LOT l’a bien rappelé et souligné dans son « Histoire de la Gaule ».

    La même problématique s’applique aux « Germains », aux « Slaves », et aussi aux « Illyriens », entre autres, toutes des appellations romaines données à des ensembles de tribus occupant un territoire que les géographes romains nommaient en fonction de choix propres : une tribu par exemple, un chef connu et dont ils fixaient les limites.

    Nul ne sait même précisément, avec une preuve irréfutable, où, quand et comment finit la vie du chef insurgé issu des Arvernes, même si l’on dit depuis longtemps qu’il mourut étranglé dans une sinistre prison de Rome où César l’aurait enfermé.

    On s’éloigne du sujet du fil, mais cela est une rectification afin que les lecteurs dissocient bien réalité et fiction.

    Bien cordialement vôtre,

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