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Philippe VERGNES

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  • Premier article le 27/04/2012
  • Modérateur depuis le 17/12/2012
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Derniers commentaires



  • Philippe VERGNES 3 juillet 2017 15:15

    @ popov,


    Oui ! Très certainement...

    C’est d’ailleurs ce que certains font en attribuant à Freud la découverte (re-découverte devrions-nous dire) de l’inconscient. Même si l’inconscient freudien a beaucoup de « défauts » qu’il faut aujourd’hui corriger, il a permis une prise de conscience des forces « inconscientes » qu’avait fini par éradiquer la pensée scientifique de la fin du XIXe, début du XXe siècle. Son combat pour la reconnaissance de la psychanalyse et indirectement celui de l’inconscient était donc bien une nécessité de l’époque.

    C’est bien en ce sens-là que j’approuve la psychanalyse tout en n’hésitant pas à pointer du doigt ses apories comme j’ai déjà pu le faire dans cet article et le précédent qui traitent de ce sujet. Mais cela ne se fait pas sans peine. Les remises en question sont toujours douloureuses... même chez les psychanalystes.

    En fait, pour moi, les écrits de Freud sont le meilleur entraînement à la pensée critique que je puisse connaitre, car je l’ai assez étudié pour savoir comment il s’y est pris pour « caviarder » sa principale découverte : la théorie de la séduction ou ce qu’il appelait sa neurotica.


  • Philippe VERGNES 3 juillet 2017 09:57

    @ Bonjour Antoine,


    C’est exactement ça... mais il y a une majorité de grands « naïfs » (pour rester poli) qui pense encore que c’est pour le bien des enfants et de l’humanité.


  • Philippe VERGNES 3 juillet 2017 09:33

    @ JL,


    Tout à fait...

    La confusion sur la nature de l’amour que vous évoquez a très bien été dénoncée par Ferenczi, l’enfant terrible de la psychanalyse, dans son essai sur la « Confusion de langue entre l’adulte et l’enfant » qui, le premier (psychanalyste), a remis en question le complexe d’Œdipe tel que Freud l’avait entrevu. (Ce que je précise dans mon article intitulé « Le mystère Freud : Freud Vs Racamier ou l’énigme de la perversion narcissique ».)

    C’est en reprenant et en poursuivant les travaux de Ferenczi que Racamier a développé son concept de « séduction narcissique » qui, lorsqu’elle ne décline pas, devient « invétérée » (registre de l’incestuel/meurtriel, cf. schéma) et mène aux psychoses ou à la perversion narcissique (cette dernière étant une défense contre la psychose, notamment la psychose paranoïaque selon les vues de cet auteur).

    Sur le que faire... on voit bien que le sujet est complexe et Ô combien délicat. A mon sens, les parents devraient être beaucoup mieux informé sur le développement psychique de l’enfant. Une éducation parentale est une bonne idée qui va dans ce sens et serait préférable à une éducation des enfants à la sexualité « dès le plus jeune âge ». Cette dernière constitue une négation totale des responsabilités des adultes envers les enfants. Cette inversion des droits et devoirs dévolus à chacun (parents/enfants) est typiquement une inversion. Autrement dit, une perversion.

    La définition de la perversion est assez simple en fait : c’est le double déni de la différence des sexes et des générations. Or, l’éducation sexuelle telle qu’envisagée par les programmes actuels est fondée sur la théorie du genre qui nie la différence des sexes... et l’éducation sexuelle des enfants par des adultes nie la différence des générations. Nous sommes donc bien là en présence d’un projet typiquement pervers.

    Mais nous anticipons là sur la suite que je comptais donner à cet article.


  • Philippe VERGNES 3 juillet 2017 07:43

    @ Le Gaïagénaire,


    L’investissement de l’intime des enfants de 4 ans, comme le prévoit les programmes d’éducation sexuelle « dès le plus jeune âge », par des adultes est un terrain miné. Il y a « éducation » et « éducation ». Faire de l’éducation dans un but préventif : OUI. Faire de l’éducation en « favorisant la pratique » avec des enfants en bas âge, cela interroge. Si c’est pour remplacer la séduction parentale par la séduction des éducateurs, cela n’aura pour effet que d’augmenter les cas de perversion au lieu de les diminuer comme vous vous l’imaginez.

    En fait, cela ouvre un passe droit à la pédophilie, comme l’explique bien le Pr Maurice Berger et Ariane Bilheran dans les vidéos mise en lien à ce sujet.

    A moins d’être totalement crédule, ignorant ou soi-même pervers, je ne vois pas comment on peut être favorable à ce genre d’éducation. Ainsi donc, par la démonstration que la perversion est transgénérationnelle (elle n’est pas qu’intergénérationnelle), je fais la preuve de l’hérésie de ces programmes que manifestement vous jugez sans avoir lu (cela se comprend lorsque l’on connait votre principale « lubie »).

    Encore un commentaire qui démontre votre totale ignorance de la genèse des perversions.

    Par ailleurs, où dans les vidéos mise en lien parle-t-on de circoncision ?


  • Philippe VERGNES 2 juillet 2017 18:11

    @ popov,


    Je voulais citer Girard, mais je n’ai pas su retrouver le passage d’un de ses livre où il dit que tous les concepts psychanalytiques seraient à revoir sous l’angle du désir mimétique. Il y était question notamment du masochisme et du sadisme. Je suis d’accord avec ça. Cependant, il faut toutefois admettre que Freud n’est pas la psychanalyse, même s’il en a été le « créateur », notamment avec son autoanalyse et « son » mythe d’Œdipe.

    Je dis « son », car c’est bien la façon dont il a vécu ses propres rapports avec ses parents qu’il expose au travers de sa théorie du mythe d’Œdipe. Néanmoins, et pour ne parler que d’eux, de nombreux psychanalystes ont remis en cause ce modèle en le précisant. C’est notamment le cas du courant psychanalytique que j’expose dans cet article. De plus, depuis l’étude de Claude-Levis Strauss sur « Les structures élémentaires de la parenté », il est convenu d’admettre que l’interdit d’inceste et l’interdit de meurtre, dont le mythe d’Œdipe n’est qu’une métaphore, sont universels. D’où l’acception du fait que ce mythe soit, de façon générale, universel, même si cette métaphore ne s’applique qu’à la société judéo-chrétienne.
    Ce qui cloche chez les psychanalystes - du moins chez certains qui sont encore majoritaires même si les choses évoluent lentement -, ce n’est pas le mythe d’Œdipe en tant que métaphore de ces deux interdits civilisateurs fondamentaux, c’est leur adhésion à l’interprétation freudienne. Ce que tous ne font pas, loin s’en faut. Je ne les mets donc pas dans le même « sac ».

    Le mythe d’Œdipe pour les psychanalystes, c’est aussi une représentation de la façon dont la psyché accède à la tiercéïté symbolique, à l’altérité. En ce sens, c’est une question cruciale de notre société contemporaine. Malgré ses égarements, Freud a beaucoup œuvré dans l’élucidation de cette problématique.

    Je ne cherche pas à vous convaincre, simplement à poser correctement le problème, car, pour avoir étudié le contexte de certains choix qu’il a pu faire, je ne lui jette pas la pierre. Je crois qu’à sa place et dans sa situation, s’il n’avait pas agit ainsi, la psychanalyse n’aurait jamais vu le jour. Or, qu’on le veille ou non et pour des raisons que je mentionne dans cet article et d’autres que je compte aborder prochainement, la psychanalyse a toute sa place dans notre culture, à condition que nous sachions correctement la situer. Ce qui est difficile, j’en conviens.
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