« Tapis » est « tapiŝo » en espéranto. Vous l’avez appris à 10 ans et jamais plus pratiqué ?
Révisez votre latin : il possède plus de déclinaisons que l’espéranto
— >Par exemple si l’on venait à dire « la kano » pour « la hundo. »
Meuh non, c’est toujours « hundo ». Par contre, quand « piclpocket » remplace « voleur à la tire », « challenge » - défi« , »coach« - entraîneur » et j’en passe, on se pose des questions sur plusieurs choses, y compris sur l’évolution comparative des langues...
« Bicikla ekskurso » - on peut le dire aussi « biciklo-ekskurso », « ekskurso sur biciklo ».
« Li volas bicikli » = « bicikli li volas », « volas li bicikli », « volas bicikli li », « li volas promeni per biciklo », « li volas iri bicikle », « li volas uzi biciklon »... On peut en trouver des façons de le dire. D’accord avec vous :
« J’y vois plutôt un atout qu’un handicap. »
— >Ma bien-aimée, j’ai envie de revoir mon pays natal et ma famille.
Ben, on peut occulter ou préciser en espéranto aussi... « Kara, mi volas revidi denaskan landon kaj familion » ou « Karul(in)o mia, mi volas revidi mian denaskan landon kaj mian familion ». Et alors ?
— >Prononcez d’un souffle : bicikla ekskurso (bitsikla ekskurso) !
Et « excursion en bicyclette » ? Franchement, je ne vois pas de difficultés à prononcer « bicikla ekskurso ». Si le français ne possède pas de son « ts », l’écrire avec les deux lettres donne une fausse impression d’un « encombrement » inexistant.
Fanfan la tulipe : merci, j’ai déjà visité le site du kotava, et je ne pense pas que cette langue fait mieux que l’espéranto. Je voulais juste obtenir la réponse de bcordelier, car il prétend que le lexique du kotava est plus difficile pour les Occidentaux. Alors la question reste ouverte : pour qui ce lexique est plus familier ?
—>Enfin, le temps d’apprentissage du Kotava sera effectivement deux ou trois fois plus long que celui de l’espéranto pour ... un occidental. Question de lexique, uniquement.
Merci Et d’autres points : « hongrois », « cantonais » - pareil. Mettre les majuscules sur les noms de langues est un anglicisme
— >Le problème est que la plupart des métiers de cadres l’exigent.
Il n’y a pas que « cadres » comme métier...
— >Et dans de nombreuses multinationales, il est considéré comme un pré-requis tout simplement pour pouvoir parler aux collégues des autres pays.
J’en connais pas mal d’anecdotes sur la communication en anglais... Dont celle où un cadre s’est fait engueler pour avoir communiqué en allemand avec son homologue allemand. L’aplatventrisme de certains chefs d’entreprise est sidérant.
— >Et pas seulement pour la langue. Une bonne connaissance de la culture et des usages d’un pays est de toute façon indisepensable.
Certainement. Mais avec le système actuel, où on nous pousse vers le tout-anglais, il n’y a aucune ouverture sur la culture des pays, sauf les EUA.
— >L’Anglais est un minimum et n’excuse pas le fait de ne parler qu’Anglais et Français.
« anglais », « français »... Un peu de respect envers votre langue, enfin ! Pourquoi j’en ai davantage sans être une Française d’origine ?..
Concernant ce minimum - les anglophones ne font aucun effort pour apprendre les autres langues. Une stratégie payante, car celui qui impose sa langue impose la musique sur laquelle on danse.
— >une exception culturelle débile
Elle n’a rien de débile. Elle permet de préserver ce qui reste de la culture... Que devenu le cinéma italien, écrasé par les « lois du marché » ?
— >ils sont devenus a la fois puissants démographiquement et économiquement
Un dominant change toujours. Je vous que vous prônez la loi de la jungle Mais quid des cultures ? Pourquoi ne pas envisager une communication équitable, conserver la diversité, comuniquer sur d’autres bases ?
— >Et c’est avant tout une forme de respect pour les oeuvres en même temps qu’un outil éducatif.
Quand je veux travailler une langue, je le fais. Mais, mis à part une diffusion multicanal qui permet de choisir la langue, je suis contre la moindre coercition.
— >Un film d’auteur en espagnol (Bombon El Perro), en Hongrois (Taxidermia) ou en Cantonnais (In the Mood for Love) gagnera également à être laissé dans sa version originale, tout en rendant beaucoup mieux l’atmosphére des pays ou se passe l’action.
J’ai grandi en regardant les films de plein de pays. Doublés. Ca m’a permis d’apprendre bien plus de choses sur ces pays que si on m’imposait la VO sous prétexte que « ça rend mieux l’ambiance ». Comment on peut rester dans l’ambiance et lire les sous-titres ?.. On rate tellement d’images, de mimiques etc. Et je sais lire. Qui plus est, j’aime lire.