« Pour obtenir un bilinguisme parfait, il faut absolument qu’un interlocuteur ne parle QUE cette langue avec l’enfant et un autre l’autre langue, sans JAMAIS mélanger les deux. »
C’est ça, la recette magique ?.. Alors pour commencer, il faut déjà avoir une famille mixte, parce que je vois mal les deux parents de la même origine parler chacun une langue différente. Ensuite, prenons l’exemple d’un papa français et une maman étrangère. Imaginons même qu’ils s’adressent à leur enfant chacun dans sa langue, sans jamais flancher ni faire la moindre erreur. Pensez-vous que l’enfant est idiot ? Il voit bien sa maman discuter avec une voisine, faire des achats, répondre au téléphone en français, alors le truc « parle ma langue, sinon je ne comprends pas » n’est pas valable. Et que faire, quand il invite un copain ? La maman doit continuer à parler dans sa langue avec les deux ?
« La séparation stricte entre les deux mondes linguistiques et la condition sine qua non à la réussite du bilinguisme. »
Précisions svp. Comment imaginez-vous la séparation des mondes ?
« Au niveau scolaire, il a sauté une classe en lycée et commence son doctorat à 23 ans. »
Avec tout le respect que je dois à votre exemple personnel, il ne prouve qu’une seule chose - que votre fils a un cerveau qui fonctionne bien. Est-ce grâce ou malgré le bilinguisme ? Pouvez-vous être sûr qu’il n’aurait pas sauté deux classes, s’il n’était pas obligé de consacrer beaucoup de temps à la pratique des langues ?
« Les neurones de notre cerveau fonctionnent d’autant mieux qu’elles ont davantage de connections entre elles. »
Ben oui. Et on peut y arriver de plusieurs façons.
« C’est pourquoi l’apprentissage d’une langue étrangère en maternelle et au primaire ne peut être réalisée que par des enseignantes venant des pays où ces langues sont parlées »native speakers« . »
L’anglicisme que vous employez sous-entend que « une langue étrangère » est l’anglais, isn’t it ? Et pensez-vous qu’une heure ou deux par semaine rendront les enfants bilingues ? Bienheureux qui croit...
« Certes leur cerveau est identique, mais ils leur a manqué une ouverture d’esprit dès la plus petite enfance et leurs neurones n’ont pas profité de l’apprentissage d’une langue étrangère dès la plus petite enfance, ce que pratiquent d’autres pays avec succès, et pas seulement l’anglais. »
Les Français sont-il pires que tous ? Plein de pays ne pratiquent pas d’apprentissage précoce, mais le cliché veut que les Français seraient les plus nuls. L’ouverture d’esprit ne passe pas forcément par l’étude de langues. Et une question se pose : quelle langue étrangère il faut apprendre « dès la plus petite enfance » ? Quels sont les critères de ce choix ?
« De plus JE CONFIRME QUE LES FRANCAIS SONT NULS en langues étrangères. »
Et moi, je confirme que non. Etant Française d’adoption et non d’origine, je ne suis pas partiale.
« Il suffit de les écouter parler en anglais ou allemand par exemple. C’est à se terrer de honte !!! »
Et les Anglais ou Etatsuniens ? Ils parlent encore moins bien les langues étrangères et ne montrent pas de tendances suicidaires dûes à la honte. D’ailleurs, votre attitude me rappelle le dicton « tape sur les siens pour faire peur aux étrangers ». En dénigrant vos compatriotes, vous n’avez pas une position supérieure, uniquement aplatventriste.
« la France est de plus en plus isolée et considérée avec amusement à l’étranger... »
Ah bon ?.. Quel étranger ?.. Moi, sur les forums de mon pays d’origine, je vois plutôt le respect envers la France qui résiste au tout-anglais. Ils ne savent pas, combien peu elle résiste...
« Je parlais de vie en milieu bilingue... je rajouterai : pendant 30 ans... »
D’accord. Moi, j’ai vécu dans un milieu bilingue pendant 28 ans, et pendant les autres 16 je pratique le multilinguisme personnel. Mes expériende me rend bien moins intransigeante que vous.
« Votre argument selon lequel apprendre la langue la plus parlée au monde après le mandarin serait adopter la langue colonisatrice est tout simplement RIDICULE. »
Révisez vos chiffres : l’anglais est en troisème place.
« Mandarin Chinese 13.69%, Spanish 5.05%, English 4.84% »
Que les gens l’apprennent, soit. Le problème est dans le fait que les établissements IMPOSENT l’anglais sans aucune alternative, aucun choix possible. Et ça, c’est grave.
« Je partage votre opinion pour les sons, mais là il faudrait commencer dès la première année. »
Pourquoi pas pendant la grossesse ?
« Mais ce n’est pas DU TOUT ainsi que l’on apprend une langue en parallèle avec sa langue maternelle. »
Alors comment ? Et encore une fois - quelle langue ?
« Si 10% de l’humanité dispose d’un léger avantage, et bien tant mieux ! »
Premièrement, c’est 4,7%. Ce chiffre est en diminution
Deuxièmement, vous avez raison, « tant mieux »... pour les natifs. C’est un énorme avantage, aussi bien financier que culturel.
Troisièmement, le reste de l’humanité doit mettre des années pour apprendnre l’anglais, juste pour se retrouver en position des serf et des mamants linguistiques. Elle n’en a pas intérêt.
Les jeunes gens ayant passés par l’espéranto apprendront l’anglais d’autant plus vite. Drôle d’accusation de paresse, vu le pourcentage élevé de polyglottes parmi les espérantistes. Mais bon, Asp radote, il a déjà dit tout ça