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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

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  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 3 décembre 2007 12:46

    Pas grand chose à rajouter sur le fond, mais attention à la forme : quelques coupures dans les phrases donneraient un peu de respiration au texte !

    Ayant suivit ce congrès sur le web depuis Washington, j’ai été frappé par la partie discussion des ammendements : jamais un parti poltique n’a si ouvertement conçu et adopté dans le détail ses structures fondatrices ; s’il est évident que celles-ci ne satisfont jamais 100% des adhérents, la méthode « démocrate » est à souligner. Comme l’auteur le souligne, il est amusant de regarder sous cet angle comment les statuts de l’UMP ont été modifiés pour éviter toute possibilité de rival à Mr Sarkozy, en éliminant le poste de président du parti...

    L’auteur a aussi raison de souligner la façon dont la presse a relaté l’évènement, même si c’est devenu une habitude vis à vis de celui qui dérange l’establishment.

    Enfin, on peut en effet discuter de l’opportunité qu’avait Mr Bayrou de commenter de façon précise certaines mesures du gouvernement et de faire des contre-propositions ; Dans la mesure où celles-ci auraient été personnelles et non discutées en interne au sein du comité executif du nouveau parti, il me semble qu’il a eu raison de s’abstenir. Il a en revanche proposé une vision de la société très claire, et qui se démarque profondément de celle, néo-conservatrice, de l’UMP, et de l’absence de ligne du PS. En un certain sens, F. Bayrou s’aplique en tant que président de parti le rôle qu’il souhaterait sans doute avoir comme président de la rpublique, celui de fixer un cap. Pour que le mouvement démocrate fonctionne, il faudra que son « gouvernement » produise ensuite un projet alternatif plus détaillé et crédible ; c’est sur ce point que les nombreux français, qui sympathisent avec François Bayrou, le jugeront apte ou non à incarner un changement.



  • Voltaire Voltaire 27 novembre 2007 13:06

    Je pense que l’auteur fait référence à un récent sondage au sein duquel on demandait aux sondés quel serait leur vote s’ils avaient à revoter pour l’élection présidentielle (avec les mêmes candidats). Le résultat avait donné 35% pour N. Sarkozy, 22% pour S. Royal, 17% pour F. Bayrou et 7% pour JM Le Pen je crois. A la marge d’erreur près, un score assez proche du premier tour donc, avec une augmentation logique du président (c’était avant les grèves), et une chute normale de JMLP (il se fait vieux...). Les 17% de Bayrou, malgré sa très faible exposition médiatique, avaient effectivement indiqué (comme sa côte de popularité dans les sondages TNS-Sofres mensuels) que le leader du MoDem conserve une popularité forte.



  • Voltaire Voltaire 27 novembre 2007 11:56

    Votre analyse est essentiellement correcte à mon sens. Le calcul politique de l’UMP et de son président était plein de logique, et JM Cavada, qui a bien indiqué ne pas être intéressé par un mandat local, lorgnait vers un maroquin depuis longtemps.

    Cela ne doit pas empêcher de conserver un esprit critique en ce qui concerne le fonctionnement souvent brouillon de l’UDF-MoDem et l’absence de prise en compte de l’avis des élus par François Bayrou. Les (rares) élus UDF qui sont demeurés fidèles au MoDem, par conviction et contre vents et marées, mériteraient parfois un peu plus de considération. D’autre part, F. Bayrou a besoin de faire émerger des personnalités de dimension nationale à ses côtés pour crédibiliser son offre d’alternance. Or, ces personnalités doivent acquérir des postes à responsabilité politique, fusse cela par le biais d’alliances. Le bâton sans la carotte, c’est perspective peu engageante, même pour le plus idéaliste des fidèles. Et les français ne sont pas si naïfs, qu’ils ne pardonneraient aux élus MoDem des alliances pourvus qu’elles s’accompagnent de la mise en œuvre du projet démocrate.

    Il faut en convenir, le chemin de l’autonomie est étroit pour François Bayrou, entre soumission et isolation. Sa vision et son projet sont sans doute les plus estimables, mais sa méthode hoquetante. S’il arrive à s’adjoindre un talentueux organisateur, et à lui laisser la bride sur le cou, il fera alors d’une pierre deux coups, rassurera ses troupes et convaincra ses électeurs. Faute de cela, ces derniers hésiteront toujours au dernier moment, entre griserie du large et peur de l’inconnu.

    Dans tout cela, la défection Cavada ne peut être que broutille, un épiphénomène qui disparaitra de lui-même, puisque dépourvu de l’aura MoDem, il n’exercera plus d’attrait pour l’électeur du XIIème qui souhaitait un changement. Mais pour cela, il faut que ce nouveau mouvement, et son leader en premier, aille de l’avant et cesse de tergiverser. La composition du futur comité exécutif du MoDem fournira une indication précieuse : composé de personnalités d’envergure, reconnues pour leurs compétences, façonné à l’image d’un gouvernement alternatif, avec des membres pleinement responsables de leur attributions devant le public et les média, ce comité sera le fer de lance d’une reconquête crédible. Formé de proches, uniquement politique, sans envergure et sans liberté de parole, alors le nouveau mouvement manquera de souffle et de hauteur.

    François Bayrou ne se fera t-il pas une fois de plus dépouiller de ces membres, une fois ceux-ci adoubés ? La trahison n’aura t’elle pas de fin ? A François Bayrou d’être habile, et surtout libéral : à ces portefeuilles qu’il ne peut donner, il doit proposer en échange la liberté d’action ; à l’absence de reconnaissance médiatique, il doit offrir la confiance. Vite dit ? Pas si sûr... Ne vaut-il parfois pas mieux être roi en son pays que vassal outre-terre ?



  • Voltaire Voltaire 26 novembre 2007 15:44

    Intéressant. si le PS acceptait de se désolidariser de son allié PC, un accord PS-MoDem serait sans doute le plus crédible pour rénover la ville (l’UMP entrainera un vote de rejet trop important). Mais le siège du PS a donné des consignes nationales contre ce type d’alliance... Reste qu’il peut y avoir des élus un peu plus courageux et ambitieux...



  • Voltaire Voltaire 26 novembre 2007 11:07

    Je ne suis pas loin de partager ce constat...

    Si j’apprécie la vision sociétale de Bayrou, sa pratique politique est effectivement un peu désordonnée, mais il faut aussi reconnaitre que la voie est étroite, et que toute alliance trop marquée signifierait la disparition de son projet.

    Sur le « cas » Cavada, il suffisait de donner la tête de liste MoDem à Cavada dans le 12ème, et la liberté de composer sa liste. Libre ensuite à l’UMP de ne pas présenter de liste contre lui... Mais prendre Lagarde derrière lui était impossible dans ce cas. Cruel dilemne... et que la politique politicienne est agaçante !

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