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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 12 novembre 2007 12:37

    Votre information du point 3 sur la consultation à Lyon est très intéressante et innovante pour un parti politique ! Merci de nous en faire un article décrivant l’organisation et les résultats de cette consultation quand ils seront disponibles.



  • Voltaire Voltaire 12 novembre 2007 12:32

    Même s’il est le reflêt d’une position subjective, ce compte-rendu n’en n’est pas moins intéressant.

    La principale erreur de la ministre a bien sûr été de mélanger personnel universitaire et étudiants dans ce débat. cela n’a pas permis aux étudiants, moins bien préparés, de poser leurs questions et témoigner de leur vécu.

    En revanche, je trouve assez légitime d’avoir esquiver les questions politiciennes, qui n’apportent pas grand chose. De même, je pense que pour être utile, le débat aurait dû exclure les représentants syndicaux. La ministre consulte régulièrement les syndicats, elle connait leur point de vue. En revanche, elle manque d’information sur le vécu réel des étudiants en dehors de toute considération politique. On retiendra ainsi de ce débat plusieurs informations importantes :

    - le problème de l’orientation nécessite une approche combinée et coopérative entre secondaire et supérieur. C’est un sacré chantier étant donné les antagonismes de classe qui existent.

    - Le problème du financement des études supérieures demeurent important, notamment pour les filières les moins proféssionalisantes et pour les étudiants les moins aisés ou d’origine étrangère. On mesure l’importance de l’auugmentation du nombre de bourses et de l’instauration de prêts à taux zéro garantis par l’Etat.

    Quant au budget accordé aux universités, c’est forcémment un problème qui ne peut être résolu en une année, mais un effort de long terme, qui devrait correspondre à un engagement sur la durée du gouvernement Celui-ci a fait un premier pas, mais il ne bénéficie pas du soutien du président qui connait peu ce sujet. Cela risque de peser dans la balance dans le futur.



  • Voltaire Voltaire 12 novembre 2007 11:28

    Effectivement, la situation du PS compromet fortement sa position de leader de l’opposition, au point que le PS est actuellement moins populaire que le MoDem (sondage TNS-Sofres). La nomination de quelqu’un comme Moscovici comme secrtaire général pourrait lui permetter de remonter un peu la pente, mais les différences idéologiques internes au PS sont trop profondes pour lui permettre de contester la poitique du président de la république de façon crédible. Quand on ajoute à celà une absence de leader crédible, on se rend compte de la gravité du problème.

    Le MoDem a la chance d’avoir un positionnement clair et constant, et un leader incontesté (Bayrou continue de caracoler en tête des sondages d’opinion). En revanche, et j’imagine que c’est à celà que vous faites allusion, il manque au MoDem une équipe identifiée de portes-parole sur les pricipaux sujets, derrière Bayrou. Faute de ralliements ou de l’émergence de ces leaders, le MoDem continuera de souffrir du syndrome de l’homme seul, qui a sans doute coûté des points à Bayrou lors de l’élection présidentielle. C’est donc à ce défi aussi que devra s’atteler le MoDem dans les années à venir, pour gagner en crédibilité.



  • Voltaire Voltaire 12 novembre 2007 10:41

    Article intéressant qui pose les bonnes questions.

    Sur le fonctionnement interne tout d’abord, le MoDem se devait de composer entre nécessaire efficacité et demande de démocratie. A suivre les derniers développements des futurs statuts qui circulent sur la toile, il semble qu’un compromis soit en vue. Nul doute que ceux-ci seront affinés au fur et à mesure, l’essentiel était bien sûr pour ce nouveau parti d’être opérationnel pour les prochaines élections.

    Il est vrai que l’on constate des points de vue assez différents entre « anciens », qui prônent l’efficacité électorale, et « nouveaux » qui défendent avant tout des valeurs, mais une analyse plus fine montre qu’en réalité, les propos les plus virulents sont le fait d’une très petite minorité. Le succès populaire inattendu du MoDem en terme d’adhérents a provoqué l’adhésion de nombreuses individualités, longtemps frustrées par le fonctionnement politique de notre pays, mais à la culture politique assez récente. Il semble bien que l’essentiel de ces adhérents s’accommode assez bien de présent projet, tant que la ligne politique et le projet de société défendus par François Bayrou ne varient pas.

    Sur le processus d’investiture, là aussi, il semble que cela se passe de façon assez harmonieuse dans la plupart des circonscriptions, et que seules quelques grandes villes et une ou deux régions soient l’enjeu de luttes plus viriles. De façon générale, un équilibre entre défense d’une ligne politique et nécessité d’avoir des élus semble se dégager, qui devrait permettre au MoDem de jouer un rôle majeur dans beaucoup de circonscriptions.

    Pour simplifier, le MoDem présentera des listes autonomes au premier tour dans les circonscriptions où ni la droite ni la gauche ne peut l’emporter seul, sans l’électorat modéré. Électoralement parlant, il s’agit là d’une stratégie gagnante, dans la mesure où elle permet de décider entre les deux tours d’alliances en position de force, et donc d’obtenir à la fois de nombreux élus et un projet municipal qui reprenne beaucoup d’idées proposées par le MoDem.

    Dans les villes où le MoDem ne peut se poser en « faiseur de roi », parce que l’un des camps a une avance trop confortable, des alliances de premier tour se dessinent, qui permettront au MoDem de s’assurer un nombre non négligeable d’élus. Ces alliances de premier tour sont assez logiquement plutôt le fait d’anciens élus UDF qui sont restés avec le MoDem et on conservé de bonnes relations avec l’UMP, mais il semble que cela puisse aussi avoir lieu dans des villes de gauche.

    Ces différences de stratégies peuvent apparaitre un peu désordonnées, mais elle sont assez logiques dans la mesure où l’élection municipale est la moins politique de toutes, et permet donc de réaliser des alliances à la carte sans signifier une alliance au niveau national avec l’un ou l’autre, en se concentrant sur le projet municipal. Au niveau des cantonales en revanche, on peut s’attendre à la présence de candidats MoDem partout au premier tour. La question de la stratégie de désistement au second tour sera intéressante à suivre, car il est plus difficile de faire des alliances à la carte dans ces élections.

    Comme l’auteur l’indique, le positionnement politique du MoDem demeure parfaitement clair, et c’est là sa force, par rapport au parti socialiste. François Bayrou est sans doute le responsable politique qui a la vision la plus claire de la situation politique, économique et sociale de notre pays dans son contexte international. Contrairement à l’auteur, je trouve assez difficile de reprocher à François Bayrou de ne pas avoir listé dans leur intégralité l’ensemble des problèmes dans sa lettre aux adhérents du MoDem ; on ne peut pas être exhaustif, et la position de Bayrou sur un sujet comme le traité européen a été largement expliquée dans les média.

    La question qui se pose au MoDem va être de proposer des solutions à la suite de cette excellente analyse. Pour le moment, la partie « remèdes » repose toujours sur le projet présidentiel de François Bayrou. Si celui-ci comportait des solutions toujours d’actualité, le MoDem n’en devra pas moins renouveler son offre concrète dans les années à venir. Et c’est sans doute à ce niveau que pêche le projet de statut actuel : celui-ci ne prévoit pas la mise en place de structures de réflexions thématiques pour préparer un projet de société à l’échelon national et international, qui sera nécessaire pour les élections futures de 2009 (européennes) et 2010 (régionales), sans parles de futures présidentielles. Or, le MoDem a la chance de compter en son sein de très nombreux adhérents professionnels de haut niveau, qui peuvent apporter des solutions innovantes à partir de leur propre expérience. Comment utiliser ce potentiel pour élaborer un projet politique crédible sera sans doute l’un des défis que le MoDem va avoir à relever dans les mois à venir, une fois les élections municipales et cantonales passées.



  • Voltaire Voltaire 9 novembre 2007 11:02

    Une première remarque tout d’abord : le titre est évidemment erroné : il serait plus sage de dire que la loi votée ne correspond pas aux attentes de certains syndicats étudiants... (l’immense majorité des étudiants ne connait pas ce texte).

    L’article se compose de deux parties fort différentes ; la première reprend et commente certains éléments de la loi, tandis que la seconde décrit les différentes actions proposées par ce syndicat étudiant.

    Évacuons tout d’abord la seconde partie : celle-ci me semble superflue ici. Elle est clairement à usage interne, décrivant une stratégie d’action possible pour ce syndicat. Pour être tout à fait honnête, révéler ici cette stratégie dévoile le cynisme relatif dont font preuves les groupes de pression, cynisme sans doute nécessaire mais assez peu attractif (il n’est en effet nul question de débats avec les étudiants sur le projet de loi mais bien de combat politique, mais passons).

    La première partie est plus intéressante. Elle insiste sur certains points de la réforme, qui portent sur la gouvernance des universités. Il faut d’abord indiquer que la loi couvre une champ d’application bien plus vaste, et que son objectif principal est bien de donner aux universités une autonomie d’action plus importante que le système précédent ne permettait.

    L’un des points clés qui semble se dégager de la contestation de ce syndicat est lié à la possibilité d’existence de fondations permettant aux universités d’acquérir un financement supplémentaire. Cette possibilité, pour ce syndicat, ouvre la porte à un financement privé des université, et ainsi à une privatisation de l’enseignement, qui deviendrait l’otage de groupes privés. Disons-le tout net, on est ici dans le fantasme total. D’abord parce qu’il est illusoire de penser que des groupes privés accepteront de financer de façon importante l’université. Les entreprises ont toujours considéré que c’était là le rôle de l’État. Ensuite parce que les règles actuelles sur les fondations en France ne permettent pas aux entreprises de dégager des avantages fiscaux suffisant pour que les dons soient intéressant. Ceci explique la pauvreté de la France au niveau des fondations d’entreprises, par rapport à nos concurrents anglo-saxons ou allemands. Enfin parce que les entreprises financent déjà certains laboratoires et formations universitaires (notamment d’ingénieurs), et que cette loi permettra simplement une meilleure organisation de ce financement. Il faut rappeler qu’une large part du financement privé des universités américaines vient de dons de personnes et non d’entreprises (souvent des anciens qui ont fait fortune), mais qu’hélas cette tradition n’existe pas en France.

    L’article attire aussi l’attention sur certains aspects de la gouvernance de l’université. Jusqu’ici, les conseil d’administration avaient des pouvoirs quasi nuls. La nouvelle loi prévoir un transfert de pouvoirs à ces CA, et surtout au président de l’université. Si le transfert de pouvoir au CA est plutôt vu comme positif pour le fonctionnement des universités (y compris par les syndicats qui joueraient alors un plus grand rôle), c’est bien les pouvoirs accrus du président qui posent problème.

    La raison est surtout liée à son mode d’élection qui, sans rentrer dans les détails ici, repose sur un système de listes bloquées qui renforcent les lobbys traditionnels. IL y a donc des progrès à faire pour débloquer le fonctionnement des universités.

    Enfin, l’article passe sous silence de nombreux autres éléments de la loi, comme la possibilité offerte aux universités de gérer leur patrimoine immobilier etc..., qui mériteraient une discussion plus approfondie. Mon analyse est qu’il existe de nombreux éléments positifs dans cette loi pour un meilleur fonctionnement de l’université, mais qu’un certains nombre de conditions en terme de gouvernance et de compétences nécessaire pour gérer cette autonomie accrue ne sont pas disponibles.

    Il faut aussi reconnaitre que cette loi est très partielle. Elle permet une autonomie accrue, que demandait la plupart des universités, mais ne concerne pas beaucoup l’enseignement et les conditions de vie des étudiants. Plutôt que de combattre cette loi, somme toute assez neutre pour eux (elle est surtout utile aux chercheurs et aux administrations des universités), les syndicats étudiants feraient donc mieux de débattre de ce qui manque à cette loi pour la compléter de façon utile.

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