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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

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  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 5 novembre 2007 20:37

    Je partage assez largement votre analyse sur la situation allemande. Après des réformes menées de façon assez consensuelles par la coalition (que l’on imagine guère faisable en France par la droite ou la gauche, mais cette colation a été la grande chance de l’Allemagne ces dernières années, n’en déplaise aux tenants du clivage droite-gauche), c’est maintenant sur l’utilisation des fruits de la croissance en partie retrouvée que les clivages vont se faires. Un certain nombre de problèmes demeurent dans la société allemande, comme la participation des femmes dans l’économie (avec les mesures qu’elles impliquent en matière d’éducation, de garde d’enfant etc..), la réforme du système éducatif qui est à l’origine de performances insuffisantes pour certaines classes de la population etc... Mais, étant donné les succès obtenus par la coalition actuelle, et à moins que les sociaux démocrates ne gauchisent outageusement leur discours ou que la CDU ne se radicalise à droite, je pense que les allemands reconduiront cette coalition, avec Merkel à sa tête. Les Allemands ont souvent reconduit des chanceliers performants.



  • Voltaire Voltaire 5 novembre 2007 16:43

    F. Bayrou est en effet à un tournant. Son analyse politique de notre société demeure certainement l’une des meilleures du monde politique français, et l’essentiel de ses propositions sont susceptibles de recevoir un large echo. C’est sans doute la raison pour laquelle il demeure si populaire, puisqu’il incarne la seule alternative crédible (Besancenot n’est pas une alternative, personne ne l’imagine au pouvoir...).

    Reste le problème de personnes, et l’organisation de son parti. Il semble en effet que F. Bayrou ne sache guère fédérer les personnes autour de lui, ni organiser une structure efficace. A sa décharge, pour le premier point, il est évident que les leaders de l’UMP et du PS font tout pour sauver leur près carré en le marginalisant. Tout se jouera donc probablement lors du prochain congrès du PS. Si Moscovici l’emporte, Bayrou ne pourra compter que sur des déçus de l’UMP, et devra s’orienter de nouveau vers le centre-droit. Si en revanche les Sociaux-démocrates sont une nouvelle fois battus au PS, et que le MoDem a su se structurer, on pourrait assister à une recomposition plus profonde. mais il est toujours difficile à un responsable politique de franchir le rubicon sans une carrotte... Or, c’est le président de la république qui a les carrottes, et non François Bayrou...



  • Voltaire Voltaire 5 novembre 2007 14:52

    La crise du SPD en Allemagne est largement due à la politique modérée de la chancelière. Celle-ci a su repousser son aile droite conservatrice et/ou libérale au profit d’une politique démocrate-chétienne traditionnelle qui laisse peu de place à un parti social-démocrate lui aussi modéré. Contrairement à la France, où l’UMP a pris un virage beaucoup plus anglo-saxon, qui le sépare nettement des sociaux démocrates et des modérés, les différences idéologiques entre Mme Merkel et le SPD sont minimes. La chancelière tire naturellement le bénéfice d’une poltique largement réussie en faveur des classes moyennes, et repousse l’opposition dans sa frange la plus à gauche.

    En France, le virage droitier de l’UMP ouvre deux espaces politiques : l’un aux modérés, défendeurs des classes moyennes, l’autre à gauche, pour les alter-mondialistes. Le PS étant écartelé entre ses différentes tendances, il devient illisible, ce qui mécaniquement assure une plus grande popularité à François Bayrou et au MoDem d’une part (toujours au sommet dans le dernier sondage TNS-Sofres), et à Olivier Besancenot d’autre part.



  • Voltaire Voltaire 5 novembre 2007 14:40

    "En effet, soit ce député dit n’importe quoi - et il faut se demander ce qu’il faisait à la tête de cette table ronde.

    Soit il dit vrai - et la preuve d’un discours trompant le public (car affirmant que la vaccination repose sur des bases scientifiques irréfutables) est apportée par lui au détour de cet échange parlementaire.

    Nous penchons évidemment pour le deuxième terme de cette alternative. En effet, Jean-Michel Dubernard sait de quoi il parle : outre son titre de député (perdu cette année), il est médecin, chirurgien des hôpitaux de Lyon et professeur des universités."

    Je pencherai vers la première solution... Mais, à lire l’intégralité du compte-rendu, on peut intérpréter ce propos comme déplorant le manque d’information accessible et non réelle.

    JM Dubernard sait de quoi il parle ? Il suffit de relire le compte-rendu qui déplore le manque de formation vaccinale des médecins, et la nécessité d’instaurer une telle formation obligatoire. JM Dubernard était sans doute un bon chirurgien, mais un bon épidémiologiste ? C’est comme demander à un avocat d’affaires de vous défendre dans une procédure de divorce...

    Pour ceux qui n’auraient pas le temps de lire l’intégralité du compte-rendu, j’en poste ici un extrait :

    Deux niveaux sont à aborder dans l’éducation à la vaccination : l’éducation liée au traitement préventif (vaccin lui-même, ses effets...) et l’éducation à la maladie dans ses aspects médicaux et sociaux (son incidence, sa transmission, sa gravité, le fait que les adultes peuvent la transmettre aux enfants...). Les thèmes à aborder prioritairement sont les suivants :

    · les succès de la politique vaccinale en France, comme dans les pays proches parfois plus en avance,

    · la balance bénéfice/risque du vaccin, chiffres à l’appui, dans ses dimensions individuelle et collective,

    · la gravité des maladies à prévention vaccinale, aujourd’hui quelque peu oubliée, et les risques éventuels pour l’adulte.

    C’est à l’aide de données chiffrées et validées que l’Etat pourra répondre aux questions des Français sur ces sujets.

    Les pouvoirs publics devraient ainsi contrebalancer les messages incomplets des médias ou des lobbies anti-vaccinaux, qui mettent l’accent sur les aspects négatifs, sans évoquer les conclusions scientifiques réfutant des rumeurs ou des faits avancés et non démontrés. La gestion d’informations contradictoires dans le champ de la santé en général, et pour les vaccinations en particulier, est ici un enjeu essentiel.

    Enfin, dernière question à l’auteur : qui est donc ce « Nous » qui penchons vers la seconde alternative...

    Dommage que l’auteur ait cru bon faire une présentation aussi biaisée de cette table ronde (mais est-ce une surprise ?), car il y avait matière à discussion en évitant pour une fois un parti-pris stérile.



  • Voltaire Voltaire 30 octobre 2007 12:55

    Vous devriez évitez d’affirmer de façon péremptoire des éléments que vous maitrisez mal.

    Une adoption internationale « côute » environ 10.000 euros aux parents adoptants, qui traversent un chemin encombré de multiples embuches.

    La majorité des enfants orphelins dans les pays du tiers monde ne trouvent pas de parents adoptifs, malgré une « demande » de parents adoptants très importante, principalement pour des raisons administratives (manque de moyens dans les pays concernés).

    Il est exact que l’AFA (agence française de l’adoption) n’a pas assuré les objectifs qui lui étaient fixés, pour plusieurs raisons (manque de moyens, parti-pris « philosophique » contre certains demandeurs, et surtout absence d’action humanitaire en parallèle avec les demandes d’adoption dans les pays concernés).

    Les ONG consacrent en moyenne 80% de leurs fonds à leurs activités humanitaires, et 20% à leur fonctionnement.

    En colportant des informations erronées, vous affaiblissez les efforts de nombreuses ONG qui sont indispensables, et jettez le discrédit sur l’adoption internationale qui est pourtant de plus en plus contrôlée.

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