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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 17 octobre 2007 09:20

    La popularité des partis politique comme celle des principaux responsables politiques est mesurée tous les mois dans le sondage TNS-Sofres pour le Figaro. Il suffit de vous y rapporter.

    Pour le reste, vous êtes libres de vos commentaires, mais, pour répondre à d’autres intervenants, je pense que vous faites une erreur fondamentale. Je n’ai pas l’impression que la popularité du MoDem ou de Bayrou repose sur un simple rejet des autres partis. Depuis la prise de pouvoir de Nicolas Sarkozy à l’UMP et l’absence de réforme du PS, il existe trois visions politiques assez claires ne France :

    - celle de N. Sarkozy, basée sur le modèle libéral anglo-saxon (républicain) américain (qui privilégie l’individualisme) (le modèle plus gaulliste défendu par de Villepin est actuellement très minoritaire)

    - celui de F. Bayrou, basé sur le modèle démocrate à l’européenne

    - celui du PS, encore un peu floue en l’absence de réforme, mais basé sur le modèle interventioniste de l’Etat à la Française, type années 80.

    Il me semble que l’adhésion à F. Bayrou, au delà de sa personalité, est largement liée à l’adhésion à son modèle de société. Quant à la cuisine interne, elle est pour moi assez peu importante, mais je trouve assez comique et très française cette propension à saborder une idée qui marche, come l’on si bien fait les Verts.



  • Voltaire Voltaire 16 octobre 2007 16:02

    L’auteur fait preuve soit d’une étonnante naïveté, soit d’un bel élan d’autodestruction.

    Résumons les faits :

    - le MoDem ne possède pas encore de structures ou de statuts officiels, qui ne seront établis qu’après son congrès fondateur.

    - les élections municipales et cantonales ont lieu mi-mars 2008

    - Le PS a officiellement refusé toute idée d’alliance avec le MoDem

    - François Bayrou a creé une commission d’investiture ad hoc composés d’anciens UDF et de nouveaux MoDem ; cette commission a déjà désigné un certain nombre de têtes de liste (principalement des maires UDF sortants et des candidats MoDem aux législatives)

    - certains anciens responsables de l’UDF qui ont suivit Bayrou ont entamé des discussions informelles au niveau local avec des responsables UMP, d’autre (plus rare étant donné la position officielle du PS) avec le PS.

    - des adhérents MoDem ont créé des structures parallèles pour réclamer le droit de choisir leurs candidats, se réclamant de principes généraux de démocratie en l’absence de statuts.

    Examinons tout d’abord l’hypothèse de la naïveté :

    L’auteur n’a sans doute jamais participé à un combat électoral comme candidat. Peut-être pense t-il qu’une campagne électorale peut se préparer en 3 mois... Peut-être pense t-il qu’avoir des élus est sans importance, et que l’essentiel est d’avoir des candidats estampillés MoDem. Il ne lui est donc pas venu à l’idée que, peut-être, c’est à la demande de ses militants que Bayrou a été obligé d’accélérer la cadence, pour que les têtes de listes puissent commencer à se faire connaître et faire campagne. Peut-être considère t-il le modèle des Verts comme parti idéal, d’une parfaite efficacité électorale, duquel il faut s’inspirer. Peut-être pense t-il que le MoDem a déjà trop d’élus, qu’il vaut mieux se passer de ce qui restent au profit de nouveaux adhérents enthousiates et inconnus des électeurs. Peut-être ne connait-il pas bien le système électoral pour les élections municipales, qui accorde à la liste arrivée en tête la moitié des élus plus un pourcentage du restant au prorata de son score. Peut-être ignore t-il que ces élus sont et nomment des grands électeurs qui élisent les sénateurs. Peut-être considère t-il que les nouveaux adhérents du MoDem sont plus sages, plus informés, plus légitimes que les reponsables de leur parti pour désigner les meilleurs candidats. Peut-être...

    Examinons la second hypothèse de l’autodestruction :

    Le MoDem est le second parti le plus populaire de France, derrière l’UMP mais loin devant le PS, mais aussi le parti le plus récent et donc le plus fragile.

    François Bayrou demeure l’un des responsables politiques français les plus appréciés, mais tous ses cadres ont désertés.

    L’UDF-MoDem a perdu la majorité de ses élus nationaux au profit du nouveau centre. Le destins des élus locaux dépend des villes ; s’il ne fait guère de doute que le MoDem présentera des candidats partout pour les cantonales (avec de faibles chances de succès), des listes MoDem au premier tour ne sont susceptibles d’avoir de l’influence et des élus que dans les villes déjà UDF ou dans les villes où gauche et droite sont au coude à coude (une fusion au second tour permettant de faire basculer lélection). Dans les autres villes, des listes autonomes condamnent le MoDem à un nombre très réduit de sièges dans l’opposition.

    Dans ce cadre, on peut se demander si l’objectif de ces revendications « démocratiques » n’est pas de fragiliser le MoDem afin de l’empêcher de négocier des accords avantageux, et donc de maintenir le nombre de ses élus. Si de nombreux élus locaux, PS ou UMP, ont ainsi tout intérêt à passer des accords avec le MoDem pour faciliter leur élection, il n’en va pas de même au siège de ces partis : le MoDem constitue en effet une menace sérieuse s’il parvient à se structurer et conserver des élus locaux. Ce sont ces mêmes élus locaux qui constituent le vivier de candidats pour les élections futures, des voies pour les élections sénatoriales, et, pour certains, des signatures pour l’élection présidentielle. UMP et PS ont donc tout intérêt à empêcher le MoDem d’obtenir des élus : la tactique a bien fonctionné lors des législatives, il suffit de la poursuivre lors des élections locales.

    En provoquant une agitation et des divisions internes au MoDem alors que ce parti n’est pas encore structuré, en limitant les marges de négociations de ses responsables pour obtenir le maximum d’élus possibles, en jettant le discrédit sur les rares responsables politiques encore présents au MoDem, certains nouveaux adhérents du MoDem, consciemment ou non, scient la branche sur laquelle ils sont assis.

    Si cela est involontaire, l’exemple des Verts devrait leur ouvrir les yeux. Si c’est volontaire, il sera intéressant de suivre cette manoeuvre de destabilisation interne pour voir son efficacité.



  • Voltaire Voltaire 15 octobre 2007 15:40

    N’ayant pas encore pris connaissance dans le détail des propositions du rapport Attali, je serai donc prudent dans mes commentaires.

    Néanmoins, l’auteur souligne avec raison plusieurs éléments problématiques :

    - la composition de la commission est, pour le moins, surprenante. Si l’objectif était de proposer des mesures pour libérer la croissance, dont on sait qu’elle repose largement sur les PME, on aurait pu s’attendre à trouver parmi ses membres des créateurs et responsables de PME de diverses origines (de la start up high tech au chomeur-créateur etc...). La présence de responsables financiers (banques, business angels, fonds d’investissements etc..) aurait aussi été souhaitable. Cette commission comporte néanmoins des personalités de qualité. Il serait injuste de tirer des conclusions trop hâtives à partir du seul rapport préliminaire.

    - Plusieurs des premières propositions sont pour le moins étranges. Sont-elles vraiment représentatives du rapport ou de simples exemples montés en exergue ?

    - La mention du principe de précaution est pour le moins maladroite. On aurait en effet pu craindre que le princpe de précaution soit néfaste dans un univers économique très concurentiel. Il semble que son application actuelle soit suffisament modérée pour ne pas porter préjudice à l’économie tout en rappelant aux acteurs économiques qu’ils ne peuvent pas faire n’importe quoi. Une simple mention en forme d’avertissement sur son application aurait donc suffit.

    - D’après ce que j’en ai lu, le rapport ne s’attaque pas aux politiques publiques budgétaires et fiscales. Certes, cette commission a été nommée par un gouvernement et peut s’en trouver diplomatiquement redevable. Néanmoins, plusieurs de ses membres ont maintes fois dénoncés le type de mesures fiscales et budgétaires du gouvernement actuel, qui alourdit la dette et accentue les déséquilibres entre différentes couches de la population. Un peu de courage ne serait pas malvenu.

    Pour conclure, attendons de voir le résultat concret de ces travaux pour juger, mais une petite mise en garde à cette commission pour qu’elle s’attaque aux problèmes les plus sérieux (qui sont souvent politiquement sensibles) est la bienvenue. Il serait regrettable que cette commission n’accouche que d’une souris...



  • Voltaire Voltaire 15 octobre 2007 10:33

    Toujours difficile de savoir qui est responsable dans une défaite...

    Contre les blacks, la France avait montré une envie supérieure, qui avait emporté le match.

    Contre les anglais, qui nous connaissent bien et savent jouer sur nos points faibles, il aurait sans doute fallu faire preuve d’un peu plus d’imagination. Par exemple, deux joueurs anglais se précipitaient systématiquement sur Beauxis dès que celui-ci était en position de faire un drop, dégarnissant par cela les lignes arrières. Un petit coup de pied par dessus pour un joueur en percussion comme Jauzion aurait pu débloquer le jeu. De même, le premier essai contre les blacks était venu de plusieurs phases de renversement de jeu, qui auraient certainement étaient efficace contre une défense anglaise solide mais moins mobile.

    Fatique ou manque de motivation ? Les bleus ont souvent fait des fautes sur leurs phases d’attaque. Et quand on ne marque pas après avoir passé quelques minutes près de la ligne d’en-but adverse, on se fait souvent prendre des points par la suite faute de garder la motivation.

    Il est certain que l’entraineur aurait dû faire un peu touner son effectif : la France, si elle n’a pas les meilleurs joueurs du monde, possède un banc remarquable sur lequel elle aurait dû s’appuyer, au moins pour laisser reposer certains membres vieillissants de son pack.

    Mais on ne refait pas l’histoire. Le rugby français est devenu très professionnel, avec de nombreux joueurs prometteurs. Le nouvel entraineur aura 4 ans pour préparer une équipe qui ne sera pas favorite en Nouvelle Zélande (ce qu’elle supporte mal), et pourra donc créer une surprise.

    Dans l’ensemble, cette coupe du monde a proposé de très beaux matchs, engagés, avec peu de fautes et de mauvais gestes. J’avais placé les bocks comme favori dès le début, et les anglais sont bien revenus. Bravo à eux. Et espérons que les bleus saurons se mobiliser devant leur public contre des argentins qui n’ont pas démérités et seront certainement motivés pour prendre une troisième place.



  • Voltaire Voltaire 15 octobre 2007 09:37

    J’allais faire la même remarque ce matin...

    IL y a pas mal de bonnes choses dans ce fil. L’auteur devrait pouvoir dégager un certain nombre d’idées qui font consensus, d’autres qui sont largement rejettées, et certaines qui méritent d’être encore approfondies.

    Mr Revelli, un résumé SVP... Merci !

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