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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

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  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 4 octobre 2007 13:37

    La pratique de la torture par des responsables officiels (généralement la police, le FBI etc...) afin d’obtenir des « aveux » ou informations est devenue systématique dans les série américaines. Non seulement systématique mais justifiée, glorifiée, transformant cette pratique en élément normal de toute enquête. Aucun remord ou regret n’apparait jamais chez ses auteurs, et cette torture (physique et/ou morale, accompagnée de divers chantages) est toujours récompensée, sans jamais aucune erreur.

    On sait pourtant depuis des siècles que les « aveux » obtenus sous la torture sont souvent faux, le torturé ne cherchant qu’à plaire à son tourmenteur, ce qui a progressivement entraîné sa disparition dans les systèmes juridiques des 17-18èmes siècles (pour des raisons d’efficacité et non d’éthique...).

    Les série françaises se mettent progressivement à ce type de méthodes, même si les tortures physiques demeurent plus rares.

    La rupture de codes moraux et éthiques traditionaux dans ces séries correspond-elle à un changement de mentalité ou y contribue t-elle ? Sans doute les deux, mais il ne fait guère de doutes qu’elle aura une influence chez les plus jeunes. De nombreuses séries me rendent maintenant nauséeux, mais je doute qu’il en aille ainsi chez les adolescents...



  • Voltaire Voltaire 4 octobre 2007 11:55

    L’amendement finalement voté par le sénat a vidé d’une part importante de sa substance le texte initial. Les conditions maintenant posées devraient assez largement limité le recours assez systématique aux tests ADN comme condition au regroupement familial (il était en effet évident que les préssions des consulats dans les pays concernés auraient fait de cette technique une condition quasi obligatoire de toute demande, même si le gouvernement s’en défendait).

    Néanmoins, on ne sait pas encore si l’assemblée nationale acceptera cette dilution de son amendement originel.

    Sur le fond du problème, l’introduction de ce type de conditions au regroupement familial, c’est à dire l’établissement d’un critère génétique au lien de filiation, bafoue clairement un certain nombre de valeurs éthiques traditionnelles de la France. Même s’il est légitime qu’un pays veuille réguler son immigration et limiter les fraudes, fallait-il pour cela revenir sur des valeurs assez fondamentales du droit français ? Ne pouvait-on pas trouver d’autres méthodes pour renforcer la validité des états-civils déficeints de certains pays ? Le nombre de personnes concernées par ce type de fraude (1000 à 2000 maximum d’après plusieurs études) méritait-il une telle remise en question du concept de filiation ?

    Il est évident que pour nombre de personnes (dont je fais parti), la filiation ne peut être restreinte au seul critère génétique. Les risques de situations ubuesques (certains enfants d’une même famille autorisés à retrouver leurs parents, et pas d’autres), de pressions sur les candidats au regroupement familiale risquant de rendre ces tests obligatoires sinon de droit du moins de fait, auraient dû inciter les députés et le gouvernement à plus de prudence.

    Le résultat de cette histoire risque d’être une mesure symbolique qui ne sera d’aucune efficacité dans la lutte contre la fraude à l’immigration mais qui aura durablement endommagé l’image de la France.



  • Voltaire Voltaire 4 octobre 2007 10:24

    Ce correctif est le bienvenu. Il permet de relativiser les résultats de l’enquête en les replaçant dans une optique plus étroite. Si je persiste à penser que ce type d’enquête très technique ne peut être menée sans conseil scientifique, afin de valider la pertinence des éléments recueillis, les propos plus modérés de l’auteur sur les conclusions de ce travail sont les bienvenus.

    On retiendra donc de cette enquête le principal, c’est à dire que la politique vaccinale de la France mériterait d’être réexaminée sur des bases scientifiques et économiques objectives, sans préempter les conclusions de cette révision.



  • Voltaire Voltaire 27 septembre 2007 16:21

    Difficile de tout commenter tant il y a d’erreurs factuelles dans ce texte.

    Tout d’abord sur les fondements historiques ; ainsi, suggérer que la fondation culturelle de l’europe s’est fondée sur une haine de l’orient et une arabophobie est grotesque. François 1er avait Soliman pour allié contre Charles Quint, et il suffit de relire Diderot et Voltaire pour constater comment ils se servent de la modération de l’islam dans l’empire ottoman pour attaquer le fanatisme chrétien.

    En remontant plus loin, il faut savoir apprécier les relations complexes qui se sont établies entre musulmans et chrétiens lors des croisades ou lors de la co-existence de l’empires byzantins et des royaumes ou sultanats musulmans.

    Comme plusieurs lecteurs l’on fait remarquer, c’est aussi la nature même de l’islam, et ses implications politiques, qui choquent des citoyens européens pour lesquels la religion (contrairement à ce qui se passe aux Etats-Unis par exemple) est essentiellement une affaire de croyance personnelle et ne doit pas interférer avec la gestion de la société. Ceci est bien sûr aggravé par l’interprétation dominante croissante des croyants vers un islam littéral et activiste.

    En conséquence, s’il y a islamophobie, elle est largement due à un décalage croissant entre la philosophie politique areligieuse des démocraties actuelles et une interprétation de plus en plus politique de l’islam dans la majorité des pays musulmans.

    Cela explique que, contrairement à votre conclusion, une solution puisse être trouvée par l’action politique. En effet, malgré un texte qui contient effectivement des passages à caractère intolérant, il existe des interprétation de l’islam parfaitement compatibles avec le fonctionnement politique des démocraties. Le coran est en effet un texte complexe, plus intemporel qu’il n’y parait, et ce sont bien souvent des interprétations plus tardives qui ont fixés des règles et dogmes qui pourraient tout à fait être revus sans toucher aux fondements de la religion musulmane. C’est donc bien en affirmant une politique basée sur les droits de l’homme, et non en acceptant un particularisme sous pretexte de religion, que peut émerger de nouveau, comme ce fut le cas au moyen âge, une pratique et inteprétation « européenno-compatible » de l’islam, qui résoudra largement le problème de l’islamophobie.



  • Voltaire Voltaire 27 septembre 2007 14:13

    Excellentes propositions !

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