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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 9 octobre 2007 14:39

    « Les élections municipales, troisième tour des présidentielles ? » : Espérons que non !

    S’il est une élection qui doit se tenir la plus éloignée possible de la politique nationale, c’est bien celle des municipales. Et tirer des conclusions politiques nationales de ce scrutin relève souvent de la manipulation.

    Maires et conseillers municipaux sont les élus qui ont le plus les mains dans le cambouis. Si l’on excepte les grandes villes de plus de 30-40.000 habitants, ces élections permettent surtout de juger les qualité d’un maire et de son équipe, et des projets pour la ville (sauf en cas de déséquilibre politique flagrant dans la commune, où la liste de droite ou de gauche est alors assurée de son élection, mais cela devient sans objet). C’est la raison pour laquelle les listes municipales comportent souvent des candidats de divers origines, dont nombres sont plus ou moins apolitiques.

    J’avoue ainsi ne pas avoir bien compris certains de vos critères de sélection : si un maire a été bon, pourquoi le changer et vouloir à tout prix un changement (sauf s’il dépasse 70 ans...) ?

    Quand au reste, un maire n’est pas un surhomme, et vous ne trouverez donc guère de candidats qui rassemblent les nombreuses compétences que vous exigez... D’autant que le salaire d’un maire est totalement disproportionné de ses responsabilités (ce qui les obligent à cumuler des mandats, alors qu’il devrait s’agir d’un emploi à plein temps...).

    Un(e) candidat(e) qui propose un projet cohérent et ne prend pas son poste comme seul tremplin à sa carrière politique (n’est-ce pas Mr Copé...) me semble déjà sur la bonne voie ; ne leur en demandons pas trop, sous peine que les promesses ne s’envolent, comme d’habitude, une fois l’élection passée.



  • Voltaire Voltaire 7 octobre 2007 20:44

    Plusieurs commentateurs ont attiré à juste titre l’attention sur le rôle des journaux scientifiques dans ce problème. Cela a fait l’objet de nombreuses discussions lors de la conférence de Lisbonne. pour résumer, les éditeurs considèrent qu’ils ont un rôle à jouer dans la détection des cas de fraude, et dans la pédagodie pour lutter contre la fraude. En revanche, ils considèrent à juste titre qu’ils ne peuvent jouer aux gendarmes et prendre des dispositions contre les auteurs en cause, cela relève des institutions. Ils otn d’ailleures réclamé la mise en place d’instances visibles au sein des institutions de recherche, vers qui ils pourraient se tourner en cas de détection de fraude. Dans un cetyain nombre de cas, ils ont en effet le plus grand mal à avertir les organismes concernés, soit par manque de conact identifié, soit par mauvaise volonté de l’institution qui ne veut pas avoir son nom mélé à une affaire de fraude.

    Il est probable que de plus en plus d’entre eux utiliseront des logiciels de détection du plaiat et du retouchage d’images pour limiter la fraude, mais bien des cas ne peuvent être découverts que par les lecteurs eux-mêmes : il est illusoir de penser que les éditeurs et reviewers puissent détecter tous les cas de fraude. En revanche, les journaux doivent faire des efforts pour s’assurer que les auteurs méritent de figurer sur une publication, et limiter les cas de conflits d’intérêt.

    Je ne commenterai pas ici le cas Benveniste si ce n’est pour dire que tout indique qu’il y a eu au moins de grossières erreurs méthodologiques qui invalident ses résultats. Comme d’autres, je ne connais pas d’articles scientifique sérieux qui valident l’hypothèse d’une « mémoire » de l’eau de façon durable (c’est à dire compatible avec les théorie de l’homéopathie), ni qui suggèrent que l’homéopathie fonctionne de façon supérieure à un placébo, mais c’est un autre sujet, et comme l’homéopathie est sans danger, je n’y vois aucun problème de santé qui mérite une controverse majeure.



  • Voltaire Voltaire 5 octobre 2007 13:09

    Forte intéressante missive !

    Je ne commenterai pas vos positions sur le contenu des réformes proposées par l’actuel gouvernement. Vous les approuvez dans leur ensemble, certaines me sembles discutables, mais ce n’est pas lè l’objet du débat.

    Mais lorsque vous commentez l’apparition du Garde des Sceaux dans les pages people, vous visez juste. La lecture de l’article du Canard m’a provoqué cette même réaction que vous craigniez ; une forte et rapide déconsidération envers un ministre pour lequel j’avais un sentiment jusqu’ici ambigüe. Il est étonant et désolant qu’un Garde des Sceaux offre ainsi le flan aux critiques, quand on connait les risques de collusions entre politiques et milieux d’affaires, les critiques envers le président de la république et ses relations personnelles, les projets de dépénalisation de délits financiers.

    S’il ne devait en rester qu’un qui demeura au dessus de tout soupçon, ç’eût devoir été le ministre de la justice.

    Il semble hélas qu’à l’image des papillons de nuits, la brillance des plus riches soit lumière irresistible pour notre Garde des Sceaux. Il est à craindre qu’elle ne s’y brule les ailes, et que sa fonction n’en souffre tout autant. L’indépendance de la justice doit aussi être celle de son premier défenseur. On n’en prend pas le chemin.



  • Voltaire Voltaire 4 octobre 2007 15:57

    Quelques commentaires :

    Tout d’abord en ce qui concerne les cas les plus connus : La cas Hwang est celui qui a le plus défrayé la chronique récemment (chercheur sud-coréen ayant manipulé des données pour faire croire à la réussite de la création de lignées de cellules souches embryonnaire). mais ce nombreux cas ont eu des échox au niveau national, au japon, en Chine, en Allemagne, en Norvège etc... En France, on se souvient du cas sur la mémoire de l’eau, en Grande Bretagne, sur la fusion froide par exemple.

    En ce qui concerne les définitions, je n’ai pas voulu rallonger trop le texte. Ce que l’on appelle fraude scientifique se rapporte à des actions spécifique à la recherche. Les problèmes de la contrefaçon ou du non respect de brevet n’en font pas parti, dans la mesure où ces litiges sont réglés par les lois existantes.

    La prévalence de la fraude s’avère beaucoup plus importnte que souvent estimée, si l’on considère des problèmes comme ceux liés aux auteurs de publications, à l’absence de références de travaux contredisant une étude, ou pre-écistant, au retouchage d’images etc... Si les cas de fabrication de données demeurent rares, il n’en va pas de même pour des pratiques « limites », qui ne remettent pas en question les fondements de nos connaissances, mais prennent des libertés avec la vérité objective.

    La neutralité des instances en charge de ce problmème est bien sûr un élément clé de la lutte contre la fraude scientifique. iL existe un certain nombre de mesures possibles pour s’assurer de cette neutralité, comme l’indépendance des médiateurs, la création de structures indépendantes etc...

    Enfin, si la mise en place de mécanismes d’enquête et de sanction sont nécessaires, il est aussi indispensable de regarder à la source les causes possibles, afin de limiter les risques.



  • Voltaire Voltaire 4 octobre 2007 14:57

    @NPM

    Au delà de votre « éthique » ou morale un peu particulière, je pense que vous n’avez pas compris certains de mes propos. La torture est une très mauvaise méthode pour l’obtention d’informations, que la victime soit coupable ou pas, et qu’il soit un terroriste est sans importance. La victime de torture donnera à son bourreau les informations que celui-ci veut entendre, peut-importe si elles sont vraies...

    Le problème additionnel de cette méthode est bien sûr que des innocents sont torturés. Le taux d’erreur judiciaire aux Etats-Unis est important (surtout quand on est noir... ou présumé terroriste). Comme pour la peine de mort, quand on s’est trompé, on fait comment pour revenir en arrière ?

    Parmis les détenus de Guantanamo, il y a bien la moitié d’innocents, pris par erreur dans des raffles etc... Tout ne se passe pas dans la réalité comme dans les séries amériaines, où les torturés sont toujours des coupables qui avouent la vérité, permettant de sauver des gens !

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