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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 7 novembre 2007 13:55

    Vous avez sans doute raison, mais quand on est au bord du précipice, on avance quand même ? où on cherche un pont ?



  • Voltaire Voltaire 7 novembre 2007 13:41

    En préambule, je réitère mon souhait qu’Agoravox inclue une clause auprès de ses contributeurs, les enjoignant de répondre aux commentaires déposés (sans être bien sûr exhaustif), ce que Mr Aphatie, comme d’autres, se refuse toujours de faire. Agoravox doit demeurer un lieu d’échanges, sans quoi il perd son intérêt.

    D’un point de vue général, j’observe non sans une certaine ironie que les remarques critiques de Mr Aphatie rejoignent très largement celles d’un certain François Bayrou lors d’une récente campagne électorale (il suffit de prendre l’exemple des déficits publics), F. Bayrou que Mr Aphatie a toujours fortement étrillé dans ses chroniques. Mais qui sait, la sagesse vient peut-être avec le temps...

    Pour en revenir au coeur de l’article, il est un élément essentiel, que ce même Bayrou avait défendu avec force, concernant les nécessaires réformes : les citoyens ne peuvent accepter des réformes que si elles apparaissent justes, et les efforts demandés sont répartis entre tous. et ses réformes doivent être précédées d’un dialogue ouvert avec toutes les parties concernées. Difficile pour un chef de l’Etat, avec des messages tels que l’instauration d’un bouclier fiscal pour les plus riches (sans résultats jusqu’ici), une augmentation de son traitement de 172% et diverses autres mesures de ce type, et qui pratique le fait du prince, de demander des efforts à certaines catégories plus modestes. Le problème n’est pas la pédagogie, mais la justice.

    Il me parait inutile de revenir sur les problèmes du PS, qui ont été largement débattus dans d’autres articles. Faute de leader, et écartelé entre trois visions sociétales divergentes, le PS traverse une crise dont l’issue est incertaine.

    Quant au bilan, il parait simpliste d’exonérer les reponsables actuels, qui étaient déjà au pouvoir depuis de longues années. La réalité est que dans le système politique bipolaire qu’apprécie tant Mr Aphatie, rien n’incite les responsables politiques à réformer de façon générale. Il leur suffit de contenter le coeur de leur électorat pour être réélu. Comparons avec les résultats obtenus par des coalitions, si décriées, pour voir la différence.



  • Voltaire Voltaire 7 novembre 2007 13:09

    Il existerait pourtant une solution simple (simpliste ?) applicable à la circonscription BHV : l’obligation de listes électorales mixtes à parité biculturelle et bilingue pour tous les partis. De la même façon, y compris en Flandre et en Wallonie, les listes devraient comporter un seuil minimal biculturel. Cette solution aurait pour avantage de diffuser la crise en forçant les partis modérés, qui ne souhaitent pas l’éclatement, à une mixité culturelle.



  • Voltaire Voltaire 7 novembre 2007 12:54

    Merci pour ses informations. L’article est intéressant, car ce n’est pas tous les jours qu’un nouveau grand parti politique se crée.

    A lire ce projet de statuts, on comprend qu’effectivement, la direction actuelle a voulu faire simple. Peut-être par manque de moyens humains, elle a largement transposé les statuts de l’UDF au nouveau parti, en prévoyant quelques aménagements.

    L’avantage de ce projet en est sa fonctionnalité. Ces statuts sont opérationnels, ils permettraient au nouveau parti de fonctionner dès leur mise en place, en prévision des élections de 2008, ce qui est évidemment une nécessité politique.

    L’inconvénient réside dans un certain manque d’ambition et de nouveauté, notamment dans sa partie débat et démocratie. Quitte à créer un nouveau parti, qui repose très largement sur des adhérents internautes, il y avait là une occasion pour créer du neuf et du vivant qui semble manquer. Néanmoins, ce projet est amendable, et on peut espérer que l’imagination des adhérents saura améliorer ce projet.

    Il s’agit là d’un sérieux défi : comment créer un parti fonctionnel, qui ne tourne pas à l’immobilisme paralysant des Verts, tout en permettant une participation accrue et décisionnelle des adhérents. Clairement, la solution n’existe pas encore. La bonne solution aurait donc peut-être été de proposer des statuts provisoires, pour 1-2 ans, permettant de lancer ce parti et de mener des combats électoraux, tout en organisant une réflexion de fond pour les faire évoluer d’ici 2009. Il est en effet clair que le temps et les moyens ont manqué au MoDem pour effectuer cette structuration et ce débat. Face au double risque de la frustration des adhérents ou de la paralysie, il eût peut-être été sage de proposer une solution temporaire.

    Dernière remarque, sans vouloir commenter le détail de ce projet, j’ai cru lire (mais peut-être me suis-je trompé) que les « quotas » réservés aux fondateurs UDF et CAP21 étaient transitoires.



  • Voltaire Voltaire 6 novembre 2007 10:32

    Vous faites, me semble t-il, quelques sérieuses erreurs d’analyse.

    La première est de penser que les socialistes français sont devenus démocrates, au sens Clintonien. Si c’était le cas, Bayrou n’aurait pas le succès qu’on lui connait, et DSK aurait pris le PS. La tragédie du PS en France est justement de ne pas avoir fait, dans sa majorité, ce pas. S’il l’avait fait, il lutterait à armes égales avec l’UMP pour accéder au pouvoir, reléguerait sur sa gauche un petit courant anti-libéral d’une douzaine de pourcents, et pourrait trouver sur sa droite un petit parti centriste de 5-7% pour former une coalition de gouvernement.

    La seconde est de penser que seules deux alternatives, gauche ou démocrate, s’offrent au PS. Le PS actuel est tiraillé entre trois courants antinomiques : un courant « démocrate » ou « social-démocrate », minoritaire, représenté par les Gracques, Moscovici etc... ; un courant antilibéral, très minoritaire, représenté par Emmanuelli par exemple, et un courant étatiste, majoritaire, qui repose sur son électorat traditionnel de fonctionnaires, incarné par Lionnel Jospin puis François Hollande.

    Cette division est tellement fondamentale que la situation apparaît sans solution. Si le PS persiste à conserver son positionnement actuel, flou, il rejettera toujours sur sa droite et sa gauche environ 40% de son électorat qui ira vers Bayrou ou Besancenot. Et tout basculement vers l’une de ses extrémités provoquera une scission. La chance du PS pourrait être un affaiblissement de son électorat traditionnel de fonctionnaires par la politique de Nicolas Sarkozy, qui permettrait un recentrage vers les classes moyennes, mais cela ne peut se faire à court terme. En l’état actuel, le PS a donc deux solutions radicales, abandonner son aile gauche pour tenter de reconquérir l’électorat Bayrouiste, ce qui lui donnerait une chance en 2012, ou abandonner son aile droite à Bayrou pour s’installer dans une opposition dure jusqu’en 2017, en espérant que Sarkozy remporte face à Bayrou l’élection de 2012. La troisième solution, celle du consensus mou actuellement implémentée par François Hollande, ne pourrait fonctionner qu’en la présence d’un leader charismatique, qui tirerait le PS par sa personnalité plutôt que par son idéologie. Hélas pour le PS, ce leader n’existe pas actuellement. Faute de leader, le consensus mou voue le PS à un nouvel échec en 2012.

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