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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 20 novembre 2007 11:51

    L’auteur semble avoir oublié qu’il a, lui aussi, été étudiant. Mais sans doute pas dans une université. Où il n’a sans doute pas mis les pieds depuis quelques temps. Alors il traite par le mépris ceux qu’il ne comprend pas. Des enfants, ces jeunes qui protestent... C’est pathétique.

    Que les revendications des étudiants soient largement à côté de la plaque, soit. Que les inquiétudes des étudiants soient sans rapport avec le contenu de la loi Pécresse, c’est une évidence. Mais qu’il n’y ait pas un fond de réalité dans leur malaise, c’est nier l’évidence. Même si ce malaise est la fois éducationnel et sociétal, il existe, et il vaut mieux qu’il s’exprime ainsi que de façon individuelle et destructrice.

    Je vous recommande l’excellente tribune de Julie Coudry dans le Monde : http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-980026,0.html , qui exprime de façon claire le problème. Mais bien sûr, elle n’est qu’étudiante, et donc son opinion sans valeur à vos yeux...



  • Voltaire Voltaire 16 novembre 2007 15:21

    Pas mieux.

    J’ai trouvé le conseil constitutionnel (quasi exclusivement composé de responsables politiques de droite...) habile. Je me demandais comment il allait se débrouiller pour retoquer la loi sans humilier le gouvernement... Bravo !

    On savait Jacques Chirac opposé à cette loi, mais sous la pression « amicale » du président de la république en raison des affaires qui le menacent. La solution trouvée est un petit chef d’oeuvre d’inventivité.



  • Voltaire Voltaire 15 novembre 2007 16:43

    Article qui analyse assez bien le problème, même s’il comporte quelques inexactitudes.

    Il est en effet trompeur de citer un pourcentage de jeunes de moins de 24 an au chômage, car celui-ci représente en fait le pourcentage de jeunes sans emploi,les chômeurs représentent seulement 8-9 % des effectifs d’ensemble de ce groupe d’âges, dont une grande partie n’est pas économiquement « active » parce que scolarisée...

    De la même façon, même si le taux de chômage est élevé dans l’année qui suit la sortie de l’université, celui-ci décroit assez rapidement, et les chômeurs diplômés de l’enseignement supérieur sont rares (mêmes si en effet certaines filières posent problème). C’est l’une des raisons qui pousse les autorités à accroitre le nombre d’étudiants dans le supérieur.

    A cet égard d’ailleurs, le chiffre de 40% d’une classe d’âge atteint en France est assez médiocre par apport à nos compétiteurs ; ceci est à relié avec le financement par étudiant pour la France très inférieur à la moyenne des pays de l’OCDE. Comme l’indique l’auteur, nous finançons trop l’enseignement secondaire par rapport au supérieur, trop certaines filières du supérieur par rapport aux autres, et globalement pas assez le supérieur. A cela s’ajoute le très faible niveau de financement des étudiants eux-mêmes de leurs études, j’y reviendrai.

    Il est aussi utile de mentioner de nouveau que la loi votée cet été n’a en réalité que peu d’influence sur la situation des étudiants. Celle-ci a pour principal objet de permettre une meilleure guvernance de l’université. En accroissant l’autonomie de fonctionnement des universités, elle limite un peu les lourdeurs administratives qui paralysent depuis longtemps les initiatives des chercheurs et enseignants, mais n’influe pas sur les moyens réels ou l’enseignement aux éudiants. Le principal article contesté par les grévistes, concernant la possibilité de fondations d’universités et l’éventuelle « privatisation » de celles-ci est une vaste plaisanterie. IL n’y a aucune tradition de financement privé en France, et ce n’est pas un texte qui va changé les mentalités. Au mieux, ces fondations récolterons quelques millions d’euros pour leurs bâtiments et équipements, mais cela n’aura aucune influence sur les contenus des enseignement.

    Cette loi, dont certains articles mériteraient d’être revus d’ailleurs, ne résoud donc pas les problèmes principaux des étudiants, ni pour leurs conditions de vie, ni pour les débouchés professionnels des filières, ni sur la question de l’échec en premier cycle.

    Sans rentrer ici dans le détail, on pourrait néanmoins envisager plusieurs mesures d’urgences en attendant la poursuite de réformes de structures et l’accroissement des moyens.

    Sur le logement étudiant tout d’abord, il est évident que les moyens sont dramatiquement insuffisants, mais la solution s’inscrit dans le problème plus général du logement en France ; Néanmoins, on pourrait envisager dans l’immédiat l’attribution, sous conditions de ressources, d’une prime à l’aide au logement en fonction du coût des loyers (en région parisienne par exemple), comme c’est le cas pour Londres.

    Le problème de l’échec en premier cycle est fortement lié à la nécessité, pour de nombreux étudiants de milieux défavorisés, de travailler en dehors des cours ; Ceci diminue considérablement les chances de réussites. l’établissement de prêts à taux zero, garantis par l’Etat, permettrait de contrebalancer la frilosité des banques qui réservent leurs meilleurs taux aux étudiants de quelques filières ou aux jeunes qui ont une caution parentale... Cette solution doit être rapprochée au fait que l’enseignement supérieur doit être considéré, par l’étudiant, comme un investissement. Il n’y aurait rien de scandaleux de proposer, à terme, des augmentations de droits d’inscription, si la qualité de l’enseignement, les conditions d’enseignement et les débouchés étaient de bon niveau. Mais il ne faut pas inverser le problème : ces augmentations sont envisageables uniquement après que l’Etat ait fourni l’effort financier suffisant pour remettre à niveau l’enseignement universitaire ; ce n’est qu’à cette condition que les étudiants pourront ensuite être sollicité financièrement. On ne peut êre d’accord pour investir de façon personnelle que si cet investissement est rentable... De la même façon, il est temps que le ministère des finances considère le financement de l’enseignemet supérieur et de la recherche comme un investissement, puisque tous les éléments démontrent leur rentabilité pour l’économie d’un pays...

    En ce qui concerne le manque de débouchés de certaines filières, il semblerait indispensable d’imposer, en dernière année de chaque cycle, des éléments liés à la professionalisation de la formation. Cela peut être aussi bien des stages, formations en gestion de projet ou communication (« soft skills ») ou autres alternatives, mais l’essentiel est de donner à l’étudiant, quelque soit son objectif professionnel, des armes qui lui permette d’être plus facilement opérationnel dans le domaine qu’il a choisi.



  • Voltaire Voltaire 12 novembre 2007 17:17

    @Sylvain Reboul

    Je partage votre avis sur les élections cantonales et régionales, en raison en effet de la décentralisation qui leur assure de vrais pouvoirs sur des thématiques générales (social, économique etc...), mais pas sur les municipales. Je ne vois d’ailleurs pas comment un parti peut faire une campagne nationale sur les municipales, tellement les problèmes sont différents d’une ville à l’autres en fonction de la taille, de l’existence d’une intercommunalité etc... De plus, la personalité du maire joue un rôle beaucoup plus important que pour les autres élections locales. Je ne pense donc pas qu’il faille faire de ces élections un enjeu national de contre-pouvoir si l’on souhaite se positionner contre le gouvernement en place. Nous avons donc là un désaccord amical, car je pense que les électeurs devraient se prononcer beaucoup plus sur les projets et la compétence des candidats dans les élections municipales, plutôt qu’en fonction des étiquettes. En revanche, les élections cantonales sont, à mon avis, beaucoup plus « politiques », car la façon dont sont gouvernés les conseils généraux est plus influencée par des considérations politiques.



  • Voltaire Voltaire 12 novembre 2007 14:16

    Sur l’utilisation des tests ADN, il y est opposé, en partant du principe que la parenté en France n’est pas liée à un lien génétique (on peut adopter, reconnaitre un enfant naturel etc...), et donc qu’on ne peut mettre des conditions à des étrangers qui n’existent pas pour des français. De façon plus générale, il considère comme dangereux d’établir des réglementations sur la base de données génétiques, en raison du risque de dérives. Je n’ai en revanche effectivement pas noté de proposition particulière pour réguler la venue des étrangers en situation irrégulière, mais les regroupements familiaux irréguliers ne concernent qu’un faible nombre de personnes annuellement, et n’ont guère d’impact sur l’immigration en France.

    Pour le nouveau traité, il a indiqué que celui-ci permettrait techniquement de remettre en marche la construction européenne, mais qu’il était plus compliqué que le précédent et était dépourvu de toute mesure de renforcement de l’identité européenne que lui préconise. S’il approuvera ce traité, par pragmaisme, il propose cependant une autre solution qui est un référendum sur un texte de constitution (et non de traité), qui serait un texte simple définissant les principes fondamentaux de ’Union Européenne (comme toute constitution).

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