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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

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  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 12 janvier 2007 13:21

    Bonne analyse.

    Plus que le matraquage systématique des candidats favoris des media, il est probable que l’influence de ceux-ci passe surtout par l’actualité qu’ils présentent.

    En effet, l’apparition systématique des favoris est trop évidente pour ne pas entrainer une réaction consciente de la part du spectateur, qui va relativiser le message, surtout si celui-ci est répété pendant 6 mois, voire plus. Ce matraquage peut sans doute jouer un rôle dans la stature des candidats, en légitimant leur candidature, une sorte d’adoubement, mais aura peu d’influence sur leur vote.

    En revanche, parcequ’elle agit sur l’inconscient, et que le spectateur ne peut donc s’en prémunir de façon raisonnée, la présentation de sujets d’actualité en rapport avec les tendences des candidats aura un effet beaucoup plus sensible. Que l’on parle de chômage, d’insécurité, d’éducation ou de politique étrangère influencera beaucoup plus subtilement, mais en profondeur, l’opinion des spectateurs, en faveur de l’un ou de l’autre candidat.

    IL faut en effet regretter la très faible couverture consacrée aux « petits » candidats. L’élection présidentielle est un rare moment de débat démocratique, sur les orientations de notre société.

    S’il faut faire la différence entre ces petits candidats (certains ne sont là que par ego ou intérêt), l’absence dans le débat de ceux qui défendent effectivement une vision de la société, construite tout au long des années et pas uniquement lors d’une élection, est préjudiciable (même si leur rôle est peut-être plus de susciter le débat et d’inciter les candidats « majeurs » à prendre en considération des sujets importants que de vraiment attirer des votes).

    Quant aux candidats outsiders (Bayrou et Le Pen), le relatif ostracisme dont ils sont victimes est tout autant domageable, car il les contraint à adopter un langage aggressif pour être repris dans les principaux media, plutôt que d’expliquer leur projet alternatif qui mérite débat (il faut noter la stratégie, sans doute payante, de François Bayrou de passer beaucoup plus par les media régionaux et par le web pour présenter des idées, endroits où il dispose de plus d’espace pour un débat de fond, et où il n’est pas restreint aux petites phrases du débat politicien parisien).



  • Voltaire Voltaire 11 janvier 2007 16:19

    Excellent !

    A noter que Mme Royal a courageusement répondu, à la question de savoir si elle était favorable à l’amnistie des contraventions et délits des automobilistes, quelle y réfléchissait, façon détournée de dire qu’elle attend de lire le sondage sur le sujet avant de se prononcer...

    Tous cela est devenu d’une telle banalitude... smiley



  • Voltaire Voltaire 11 janvier 2007 16:04

    Hélas, souvent chers dans le Médoc, et pas facile d’aller goûter à la propriété ! Les Saint-Julien sont un peu plus abordables, de même qu’il y a c’est vrai de bons crus bourgeois en Medoc et Haut-Médoc, et vous avez été gâté par une série d’excellents millésimes ces dernières années !



  • Voltaire Voltaire 10 janvier 2007 14:05

    Le vin est un sujet sensible pour beaucoup de français. Il fait un peu parti de notre patrimoine, même si la qualité d’un certain nombre de ces breuvages laisse quelque peu à désirer. Et c’est bien domage, car, comme l’indique l’auteur, un bon vin est vraiment quelque chose de rare. Mais il faut en effet acquérir une expérience, je dirais éduquer son palais, avant d’en apprécier la complexité.

    Je diviserais les vins en trois catégories :

    - les vins commerciaux, souvent issus de rendements élevés de la vigne, ou récoltés trop tôt, et « adaptés » au goût de consommateur moyen, en fonction des tendences.
    - les grands vins, infiniments complexes, riches, rares, et en général très cher, sauf exceptions dans quelques régions, et en réalité très difficile à marier avec un plat car trop riches en saveurs, et de toute façon inabordables
    - les bons vins, ceux qui se situent entre 7-8 et 20 euros la bouteille, que l’on boit une fois par semaine (pour ne pas abuser ni de l’alcool ni n’en faire une habitude), qui se marient avec une infinité de plats, de saisons... C’est là que le vigneron doit aussi intervenir, pour conseiller l’acheteur, notamment sur la garde du vin, son aération etc...

    Il est par exemple fort domage que la plupart des vins soient bus trop jeunes ; en rouge, un bon bourgogne de moins de cinq ans, un bon bordeaux ou vin du Rhône de moins de 7-8 ans n’a pas acquis toutes ses saveurs, et sera souvent agressif (bien sûr cela varie beaucoup, et aussi des années...). Et bien des blancs méritent aussi quelques années de garde, pour éliminer un peu de leur acidité et acquérir de nouvelles saveurs (rien à voir entre un Chablis de l’année et celui qui a vielli 5-6 ans). Il ne faut pas oublier que de très nombreuses réactions chimiques continuent une fois le vin en bouteille, qui contribuent à l’enrichir et à éliminer certains aspects trop agressifs (tanins etc...).

    Si le meilleurs cotoie le pire dans cette gamme de prix, il faut aussi rappeler la nécessité de gouter, et le devoir du producteur d’accepter d’accueillir le client : je n’achête quasiment jamais de bons bordeaux ou de grands bourgognes, car hormis leur coût, il est impossible de les acheter à la propriété, après les avoir dégustés ; or il s’agit d’une action très importante, notamment pour connaitre ce que deviendra le vin au bout de quelques années quand le propriétaire peut vous proposer un millésime plus ancien.

    En revanche, les vins de Loire, et ceux de régions moins réputées (Sud Ouest...), font le bonheur du gourmet, abordables, gouteux, se mariant avec d’innombrables plats, et produits en général par des producteurs très ouverts et simples. Même si le consommateur de passage ne représente qu’un pourcent du chiffre d’affaire du producteur, cela devrait être un devoir, peut-être l’objet d’une charte des vignerons ?



  • Voltaire Voltaire 5 janvier 2007 13:22

    Cette année polaire internationalle s’annoce fertile en évènements, et riche en enseignements.

    C’est aussi un cas rare d’auto-organisation de la communauté scientifique internationale, qui a selectionné par elle-même un certain nombre de projets les plus intéressants avant de les soumettre aux gouvernements afin qu’ils reçoivent un financement.

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