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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 10 septembre 2010 13:13

    Article tout aussi ridicule que les nombreux autres articles et commentaires qui fleurissent sur Agoravox en prétendant juger ou justifier d’une religion par de simples extraits tirés hors de leur contexte. Cette attitude, aussi utilisée par les « fondamentalistes » pour justifier de leur actions et désir de pouvoir pour imposer de soi-disant commandements aux autres, est nulle et non avenue ; aucune religion (ou ses inspirateurs) ne peut être analysée à l’aune de quelques extraits, puisque toute contiennent des éléments contradictoires. Après-tout, même pour les religions « révélées », les textes ont tous subit des déformations liées aux transmissions orales, et n’ont jamais été transmises directement par écrit... toutes sont donc « interpétables », ce qui est d’ailleurs le rôle des clergé et autres autorités religieuses, qui « interpètent » le dogme en fonction de critères culturels, spatio-temporels etc...

    Si l’analyse critique d’une religion (ou de ses inspirateurs) est une entreprise légitime (le délit de blasphème parfois revendiqué ou même appliqué envers la contradiction est une aberration : une religion doit pouvoir résister à la critique par elle-même, faute de quoi elle n’est bâtie que sur du sable), cette critique doit prendre en compte l’ensemble des élements qui composent cette religion (ou les enseignements de tel inspirateur) de même que les variations inévitables liées au contexte et aux influences culturelles ou sociologique.



  • Voltaire Voltaire 7 septembre 2010 11:39

    Article de particulièrement mauvaise foi, comme souvent sur ce sujet.
    Il convient sans doute au lecteur d’aller chercher la vérité à sa source, c’est à dire en lisant le rapport de l’IAC, ou au moins ses conclusions...
    Comme ce rapport est en anglais, en voici les quelques éléments de conclusions majeurs :
    L’IAC souligne le succès du GIEC globalement, établi grâce aux milliers d’experts impliqués, mais idenfifie deux aspects majeurs qui doivent être améliorés.

    Le premier rassemble une série de recommandations sur ce que l’on peut appeler la gouvernance du GIEC : management, communication, transparence etc... Il s’agit de critiques classiques concernant une structure internationale de taille importante, dont à la fois la taille et le rôle ont cru de façon importante en quelques années. Comme souvent, les mécanismes de gestion de cet organisme n’ont pas suivi, d’où quelques ratés qui ont fait la une des journaux.

    Le second est à mon avis le plus important : il faut savoir que les travaux du GIC ont deux phases différentes : l’une est l’oeuvre des scientifiques, qui s’efforcent de présenter une image de consensus de l’état des observations et évolutions du climat avec les modèles actuels, et de l’évolution probable de la situation dans les années futures en fonction de ces données. L’autre est l’ouvre des gouvernements (le GIEC est dépendant de l’ONU, et donc une agence intergouvernementale), qui valident et moulinent ce consensus scientifique en un texte acceptable par tous, comportant des recommandations d’actions. en raison de la nécessité de trouver ce consensus « politiquement acceptable », les avis du GIEC sont souvent exprimés en des termes suffisament peu précis pour être ensuite considérés comme « hautement probables ». A juste titre, l’IAC recommande de mettre fin à cette dilution des conclusions et à fournir au contraire des éléments plus tranchés accompagnés de véritables analyses statistiques de probabilité d’occurence.

    Scientifiquement, cette recommandation a tous son sens, et permetrait d’éviter des malentendus de termes trop agues énoncés de façon péremptoire. Mais cette suggestion se heurte à uun eccueil majeur : dnas leur immense majorité, les citoyens, les journalistes et les politiques ne sont pas capables d’interpréter la signification de probabilités. On retrouve ce problème pour toutes les catastrophes naturelles : quel politique sait interpréter ce que signifie concrètement un risque de tremblement de terre de magnitude 7 de 50% dans les deux siècles prochain pour un lieu donné ? Comment traduire ce risque probabiliste en action concrète ?

    On comprend donc mieux la nécessaire professionnalisation de la communication des conclusions du GIEC : traduire en langage compréhensible des probabilités scientifiques est toujours un défi. Lorsque les enjeux sont aussi importants que dans ce cas du changement climatique, la pédagogie nécessaire devient une affaire d’état...



  • Voltaire Voltaire 6 septembre 2010 17:14

    L’auteur soulève avec justesse certaines des conséquences logiques de l’allongement de notre espérance de vie, couplée à un chômage devenu endémique. Et il ne faut pas dissocier les deux problèmes : avec un taux de chômage raisonnable (6-7%), notre système de retraite par répartition serait parfaitement équilibré...

    Pour autant, il faut reconnaitre la justesse de l’analyse : beaucoup de retraités (mais pas tous, et l’on va aussi avoir un accroissement de retraités pauvres) ont ou vont avoir des conditions de vie, en termes de revenu, de patrimoine, largement supérieur à ce que peuvent espérer de nombreux jeunes. Ceux-ci sont confrontés en France à une forte incertitude, à une difficulté majeure du premier emploi, et ces incertitudes sont d’ailleurs le premier facteur de crainte pour leurs parents, qui pour la première fois depuis longtemps, voient les enfants avoir une future qualité de vie inférieure à la leur.
    Même si je ne pense pas qu’à court termes on puisse assister à une friction ou un conflit entre générations, on ne peut que regretter que les pouvoirs publics n’aient pas pris en temps voulu les mesures nécessaires.



  • Voltaire Voltaire 6 septembre 2010 15:35

    @nevermore
    le coran permet (encourage ?) de nombreuses interprétations, simplement parce que le texte lui-même est souvent ambigü ou se contredit. Ses interprétations sont parfaitement admises, au moins chez les sunites (c’est le rôle des experts de la loi de les interpréter au mieux, dans leur esprit..), même si elles ont fait (et font encore ) l’objet de nombreuses querelles internes, comme le christianisme en a aussi connu par le passé. Certes, une interprétation plus commune a progressivement vu le jour, mais qui demeure très partielle.
    Aussi, il ne faut pas confondre l’élément de révélation divine du texte, qu’aucun musulman ne peut contester, et son interprétation... qui est elle variable, très influencée par les cultures et intérêts particuliers des pouvoirs en présence.



  • Voltaire Voltaire 6 septembre 2010 15:05

    L’auteur fait tout d’abord deux erreurs, l’une de contexte, l’autre de traduction, qui affaiblissent son raisonnement.

    Tout d’abord la plus sérieuse : la sourate 22-21 du coran ne se réfère absolument pas à une pratique recommandée de flagellation, mais à la description de l’enfer qui attend les dénégateurs (ceux qui refusent de croire en Dieu et ses paroles) : « Aux dénégateurs, des vétures de feu taillées ; sur leur tête une eau bouillante se déverse de quoi leur dissoudre les entrailles et la peau et les accablent les verges de fer... » Bref, une belle description de l’enfer qui attend les hérétiques (le coran est très friand de ces descriptions imagées qui attendent les incroyants). On retouvera ce type de descriptions chez les chrétiens un peu plus tard (notamment au moyen âge), même si bien sûr le christianisme a quelque peu abandonné ce type de descriptions imagées (mais je me souviens encore des histoires de ma grand-tante... et il faut reprendre des livres d’éducation religieuse catholiques du début du 20ème siècle !).

    La sourate 24-2 est elle traduite de façon inexacte : il faut lire « Quant à celle ou celui qui se rend coupable de fornication, flagellez chacun de cent coups » ... puis « Qui accuse une préservée sans produire à l’appuis quatre témoins, infligez-lui quatre-vingt coups ; n’acceptez(plus d’eux un témoignage, à jamais : voilà bien les scélérats ».
    On parle donc de coups de flagellation, qui pouvaient sans doute être infligez avec des branchages ou autres ustensiles sans forcément être invalidant (mais néanmoins très cuisant...). Il faut noter la punition faite aux accusateurs mal intentionnés, qui rend de fait l’accusation normallement difficile et risquée (mais gageons que cette punition n’est jamais employée dans les pays à dominante patriarchale... ce qui n’est pas directement lié à la religion mais à la culture de soumission de la femme).

    Si, à juste titre, l’auteur s’émeut de ce type de contenu dans certains textes religieux, il faut ne pas perdre de vue le contexte culturel, et l’interprétation des textes, qui permet des variations nombreuses.

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