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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 24 août 2010 11:50

    Si cette reptation n’est pas simplement due à un opportunisme politique (ce que l’on ne peut ni exclure ni affirmer à ce stade), ces jeunes « engagés » constateront rapidement, comme le fait Corine Lepage, que le corps de doctrine d’Europe Ecologie n’est pas celui auquels ils croient (ou croyaient).

    La sensibilité « démocrate » ou « humaniste » est actuellement orpheline. Aucun des micro-partis qui s’en revendiquent actuellement (Nouveau Centre, Alliance Centriste, MoDem, Cap21...) n’offre un visage crédible d’un point de vue structurel. Pour autant, il n’existe aucune différence majeure qui sépare leurs leaders ou leurs sympathisants. La seule divergence est celle de la stratégie politique, et bien sûr quelques querelles d’egos.

    Europe Ecologie ne sera pas, à mon avis, un refuge cohérent pour ces militants orphelins : au delà d’une minorité peu influente, Europe Ecologie est dominée par les Verts, parti de gauche, dont la vision, antilibérale, anticapitaliste, n’est pas celle d’une grande majorité de « démocrates ». Cette reprise en main idéologique et structurelle d’EE par les Verts a été bien comprise par D. Cohn-Bendit et Corine Lepage. Je doute qu’elle ne puisse séduire longtemps un électorat de centre-gauche humaniste, quelques soient les qualités de Mme Joly.

    La tragédie de cet électorat, comme celui de centre-droit modéré auquel il se raproche le plus, est l’absence d’union des composantes politiques de ce que l’on appelle généralement « le centre ». Il est peu probable que cette union ne survienne avant les élections présidenteilles de 2012, pour laquelle, malgré tous ses défauts en tant que chef de parti, François Bayrou représente toujours l’espoir le plus crédible. Mais si cette famille politique veut continuer à exister, à peser, à ramener ses électeurs souvent réfugiés dans l’abstention, il lui faudra se rassembler... Faute de quoi les législatives de 2012 lui seront fatale pour longtemps. Les leaders de ces micro-partis feraient bien d’arrêter de se lancer des noms d’oiseaux à tout bout de champs, d’avaler leur rancoeurs personnelles, et de se mettre au travail...



  • Voltaire Voltaire 24 août 2010 11:21

    Voici une contribution pleine d’humour !

    « Nous sommes dans un pays où un détenu mange mieux qu’un SdF » : je vous recommande d’aller gouter l’ordinaire d’une prison française... par rapport aux repas distribués aux SdF, vous m’en donnerez des nouvelles !

    « où les chats et les chiens sont mieux nourris et soignés que des petits français » ... ah, que dirait la SPA... 100.000 animaux abandonnés tous les ans je crois ? par contre, il est vrai que notre traitement actuel des petits français appartenant aux gens du voyages, et des petits étrangers, nous vaut une approbation générale...

    « où un jour sur deux une femme meure sous les coups d’un homme où à la suite de coups d’un homme » il faudrait vérifier les chiffres, mais vous avez raison, les violences faites aux femmes sont insuportables. Mais là, pas de traitement de faveur : c’est une tradition bien française de battre sa femme quand on a bu un coup de trop...

    Bon, le reste est plus sérieux, mais ce n’est pas en carricaturant à l’excès que l’on défend une vision sociétale. Il y a un vrai problème de pauvreté en France, dû à des facteurs multiples (pénurie de logements sociaux, économie en panne, discriminations à l’embauche etc...), qu’évidemment la religion ne doit pas utiliser ou dissimuler. Mais on s’égare largement du sujet initial.



  • Voltaire Voltaire 23 août 2010 11:22

    Dans son style habituel, l’auteur nous fait ici un bon résumé, bien étayé, de ce qu’il convient d’appeler ’l« affaire Woerth », dont les ramifications démontrent combien sont puissants les réseaux d’affaires et financiers.
    Un très bon article, qui sait relier les faits entre-eux sans en faire trop.



  • Voltaire Voltaire 19 août 2010 14:32

    J’ai noté aussi des articles élogieux, notamment dans la presse... tous les candidats des partis majeurs font l’objet d’analyses et de critique, c’est preuve que le débat citoyen existe et que nous sommes en démocratie ! Cet article est de plus assez équilibré, je comprends donc mal vos remarques.



  • Voltaire Voltaire 19 août 2010 11:41

    Cet article est mieux argumenté que celui de Philippe Bilger d’hier, mais on reste quand même un peu sur sa faim.

    On peut difficilement reprocher à Mme Joly d’avoir réussi son début de campagne médiatique. Tant mieux pour elle...

    Après, plusieurs questions peuvent effectivement se poser légitimement quant à cette candidature, qui m’avait déjà paru très probable au soir du résultat des élections européennes.

    Mme Joly représente t’elle vraiment le courant écologique ? La réponse est non. Ce n’est à mon avis pas un problème, voire même plutôt un atout pour une candidature à l’élection présidentielle, mais cela risque bien sûr de poser quelques interrogations chez les militants. Mme Joly ne s’est jamais vraiment intéressé à l’écologie, et est arrivée chez Europe ecologie par opportunisme. Ce qui n’est pas un reproche à mes yeux : un responsable politique, qui souhaite défendre ses idées, se doit d’avoir une certaine dose d’opportunisme pour les faire passer. Mme Joly défend d’abord un certain projet de société centré sur la lutte contre la « corruption » au sens large, qu’elle considère comme étant un fléau majeur pour la société. L’idée d’un « ticket » avec Cécile Duflot, qui lui apporterait cette caution environnementale (et qui permettrait à cette dernière de se préparer pour 2017) a donc un sens.

    - Mme Joly a t’elle la carrure ? Franchement ce n’est pas le problème. D’abord parce que chacun sait qu’elle ne sera pas présidente de la république, sauf circonstances hautement improbables. La candidature de Mme Joly sert un double usage : défendre une cause, un projet de société, et peser politiquement auprès de ses alliés de gauche. Un score autour de 10% assurerait aux Verts plusieurs portefeuilles ministériels et un groupe parlementaire étoffé en 2012 en cas de victoire du PS, alors qu’ils avaient jusqu’ici été plombés par leurs scores très médiocres aux présidentielles. En ce sens, il est politiquement justifié de désigner une candidate populaire, même si elle n’a clairement pas la capacité, faute d’expérience, d’exercer ce mandat.

    Quant à l’ego de Mme Joly, il s’agit d’une caractéristique incontournable pour tout responsable politique de haut niveau, dont le cuir et l’égo se doivent d’être suffisants pour affronter des campagnes nécessairement humainement éprouvantes. Et l’épisode avec François Bayrou est sans importance : il ne fait qu’illustrer un opportunisme politique classique, et les justifications de ce choix sont bien sûr destinées aux militants écologistes et nécessairement politiciennes (la soit-disant « absence » de programme du MoDem est un classique du genre utilisé par tous les partis, alors que le MoDem a sans doute, malgré ses autres défauts, l’un des projets politiques les plus détaillés et réalistes du paysage politique français).

    Non, le plus sérieux quant aux doutes que l’on peut légitimement exprimer sur cette candidature tiennent au projet et idées défendues par Mme Joly.
    Comme l’indique l’auteur, Mme Joly s’est fait remarquer de nombreuses fois par un discours très carricatural, voire parfois inexact. Ce qui peut passer dans un meeting électoral local ou dans ne posture d’opposition, pour dénoncer quelque chose, ne passera plus dans le cadre d’une campagne présidentielle : sauf candidat extrémistes, qui se cantonent dans la dénonciation et donc l’excès, un candidat modéré, dit « de gouvernement », se doit de proposer une vision concrète, constructive, basée sur des faits réels. faute de quoi, si le public ne réagit pas, média et opposants le feront pour lui (on se souvient des "gaffes de Mme Royal).

    Pour conclure, la candidature de Mme Joly m’a toujours parue inéluctable et justifiée sur le plan politique pour la mouvance écologiste. Mais être encensée par les média si tôt peut être un sacré désavantage : à partir de maintenant, ses discours et paroles seront infiniment plus observées par les média et ses adversaires politiques. Faute d’être etoffées et mieux argumentées, elles risquent de coûter cher à Mme Joly dans sa candidature présidentielle : dans le cas d’une candidate si peu expériemntée, il aurait sans doute bien mieux valu pour le parti écologiste attendre le plus tard possible pour la dévoiler, et laisser Cécile Duflot en première ligne jusqu’à l’automne 2011.

     

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