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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 30 août 2010 12:07

    Des scenari de politiques fiction bien trop imaginaires.

    A un an et demi de l’élection présidentielle, faire ce type de scenario ne rime pas à grand chose ; trop d’évènements peuvent se passer sur la scène politique pour les rendre caduque. En général, on peut voir une première tendance se dessiner à l’automne (le phénomène Bayrou en septembre 2006 par exemple, puis les toiles de S. Royal), et tout se joue dans les dernières semaines (à partir du 15 février).

    Pour le moment, j’aurais tendance à penser que le score final sera serré entre Nicolas Sarkozy et le représentant du PS au second tour (à mon avis, Martine Aubry). Marine Le Pen fera un score enter honorable et bon, mais sauf évènement extérieur majeur (nombreux attentats terroristes etc.), cela ne devrait pas jouer de façon définitive au second tour. Car un second tour, sauf exception, se jour au centre. C’est donc à mon avis là, en fonction des scores et alliances, que se jouera l’élection, et en fonction de la conjoncture économique : s’il y a reprise, Nicolas Sarkozy a une chance raisonnable de gagner, s’il concède du terrain aux centristes. Si la crise est encore là, la gauche gagnera.



  • Voltaire Voltaire 30 août 2010 09:13

    Cher Monsieur Fournier,

    Permettez-moi tout d’abord de saluer votre prise de position publique, qui dénote un certain courage poltique, lorsque l’on connait les risques à exprimer des divergences avec un président de la république issu de son propre parti.

    Pour beaucoup d’élus modérés, qu’ils soient de droite ou du centre, la dérive de ces dernières semaines, stigmatisantes pour certaines populations, va à l’encontre de leurs convictions. Faire respecter la loi est une chose, dénigrer certaines populations dans leur ensemble en est une autre.

    Contrairement à ce que les tenants du clivage politique souhaiteraient faire croire, tous les maires et élus de droite ne sont pas des ultra-sécuritaires, tous les élus de gauche ne sont pas des laxistes. Dans leur grande majorité, les élus de terrain gèrent l’insécurité de la même façon : la prévention est toujours plus efficace que la répression, elle passe par de la mixité sociale, du personnel éducateur, des centres de formation etc... Pour compléter la prévention, un élu préfèrera souvent la dissuasion qu’une police municipale de proximité peut apporter, plutôt que l’intervention massue de groupes d’interventions.

    L’UMP, pour des raisons électoralistes, pense qu’il lui faut d’abord rassurer son électorat le plus conservateur, le plus frileux, le plus égoïste. Ses dirigeants oublient peut-être que cette partie de l’électorat ne fera jamais une majorité. Pendant longtemps, la « droite » française a marché sur deux jambes, l’une conservatrice, l’autre plus libérale, au sens social comme économique. Cette droite sociale et modérée est minoritaire à l’UMP, et se trouve aussi émiettée dans différents micropartis centristes. Il serait peut-être temps qu’elle se retrouve dans un mouvement unique, afin de peser de nouveau sur la politique française.



  • Voltaire Voltaire 27 août 2010 14:54

    Petite erreur de frappe, il faut lire :
    « J’ai été, en tant que scientifique, parmis les sceptiques d’un lien directe entre activité humaine et hausse de la température moyenne du globe, pendant plusieurs années (au début des années 00) » et non des années 80.



  • Voltaire Voltaire 27 août 2010 14:19

    Bonne analyse. Une grande partie de l’électorat modéré se réfugie actuellement dans l’abstention ou le vote par défaut. Le recentrage de François Bayrou, seul « centriste » ayant une certaine audience, suggère que ce message est entendu, mais l’éclatement de la famille centriste et modérée en plusierus micro-structures, et les haines recuites entre responsables, ne sont pas pour inciter à l’optimisme pour cet électorat. Néanmoins, il faudra suivre avec attention les éventuels efforts de réunion qui on été initiés au printemps, car il existe certainement un électorat modéré orphelin, qui s’il était prêt à voter DSK, serait très hésitant entre le Sarkozy actuel et la première secrétaire du PS.



  • Voltaire Voltaire 27 août 2010 13:53

    En tant que publicité pour un ouvrage publié par un collègueet ami de l’auteur (et donc totalement partiale), cet article n’aurait jamais dû être publié sur Agoravox, pour de simples raisons éthiques.

    Sur le fond, l’auteur, comme son ami auteur de ce livre, énoncent une série de contre-vérités qui procèdent d’une stratégie de lobbying mise en place depuis quelques années par les divers intérêts mis en cause par la réalité du réchauffement climatique : puisque le thermomètre indique de la fièvre, cassons le thermomètre...

    J’ai été, en tant que scientifique, parmis les sceptiques d’un lien directe entre activité humaine et hausse de la température moyenne du globe, pendant plusieurs années (eu début des années 80). Si cette hausse paraissait bien documentée, les facteurs causals me semblaient pourvoir être multiples. Mais il arrive un moment où l’évidence ne peut être niée. Les innombrables publications sur ce sujet, même en prenant en compte la robustesse relative des modèles climatiques, ne sont pas l’oeuvre d’une communauté scientifique entièrement corrompue ou biaisée ; dans son ensemble, les publications du GIEC correspondent à un consensus valide de l’état des connaissances sur le sujet de la communauté scientifique. En aucun cas, et c’est vraiment utiliser d’une tactique déloyale de rideau de fumée, les inévitables cas d’erreurs que l’on a vu être monté en épingle par les lobbyists ne remettent en question les conclusions générales des travaux du GIEC.
    Alors que certains auteurs (comme Claude Allègre) manipulaient de façon frauduleuse les données scientifiques pour les faire coller à leurs thèses, l’immense majorité des publications du GIEC ont été validées par la suite et n’ont jamais été remises en question par des travaux scientifiques ultérieurs.
    Existe t-il aussi des lobbyists du côté des pro-changement climatique ? c’est une évidence. Des politiques ont-ils utilisés le GIEC pour promouvoir leur idéologie ? bien sûr. Certains scientifiques du GIEC ont-ils fait des hypothèses parfois hazardeuses ? Sans doute. Certaines publications du GIEC contiennent-t-elles des erreurs . Probablement. Mais dans l’ensemble, ses travaux et ses conclusions ne sont pas scientifiquement biaisées ; il revient ensuite au politique de tenir compte des marges d’incertitude qui sont toujours exprimées dans les projections d’avenir effectuées par les chercheurs, car contrairement aux données mesurées, leur extrapolation dans le futur dépens de modèles nécessairement plus simples que ne l’est la réalité. Dans ce sens, les recommendations du GIEC sont bien entendus basées sur un certain degré d’incertitude, degré cependant largement inférieur à celui des hypothèses farfelues des négationistes.

    Quant au rôle des politique, que semble méconnaitre l’auteur, il est de prendre en compte les risques, même avec leur élément d’incertitude, dans l’intérêt général. En ce sens, même si certains ont utilisé le GIEC à leur propre fins, il eût été, et demeure irresponsable de ne pas prendre en compte l’impact de ces changements sur la société, n’en déplaise aux lobbies suceptibles d’être affectés économiquement par des mesures réglementaires.

    On se souviendra avec ironie des propos du alors président Poutine à propos des effets qu’il pensait positifs d’un éventuel réchauffement de quelques degrés de la Russie, il y a quelques années. Nul doute qu’il ne se risquera pas à de tels propos après cet été, même si l’on ne peut lier de façon certaine la canicule qui a sévi en Russie au réchauffement climatique provoqué par les activités humaines : si, pris individuellement, aucun modèle ne peut analyser les causes d’un évènement unique, tous les modèles du GIEC ont prédit un accroissement du nombre d’épisodes caniculaires en Eurasie... Et l’on n’entend plus Mr Allègre fanfaroner à propos de l’hiver relativement rigoureux de 2009 en France, depuis que les dernières mesures indiquent que l’année 2010 battra sans doute de nouveau des records en termes de température moyenne sur le globe.

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