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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

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  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 26 août 2010 15:40

    Un article fort intéressant.

    Dans une autre vie, nous avions recommandé une politique nouvelle de l’université, fondée non pas uniquement sur la compétition entre établissements (de la même façon que l’exemple que vous citez à propos des établissements scolaires) mais une coopération entre universités, tout en étendant leur autonomie fonctionnelle, afin de pouvoir proposer des universités de qualité sur l’ensemble du territoire plutôt que de ne promouvoir que 3 ou 4 établissements « d’excellence ».

    Néanmoins, en matière de recherche comme d’économie, il ne faut pas sous-estimer l’impact positif de la compétition, qui est un moteur indispensable à la compétitivité. C’est ainsi qu’un nouveau concept émerge actuellement, qui me semble très prometteur, aussi bien en matière scientifique qu’économique : la coopétition.
    Dans ce modèle, plus facile à afiner dans la recherche scientifique ou dans l’éducation que dans l’économie j’en conviens, la compétition demeure, mais elle est complétée par la coopération à différentes échelles, ce qui permet à la fois d’entreprendre des projets inaccessibles à l’échelle individuelle et d’assurer une mise à disposition plus égalitaire et homogène des produits à la société sans étouffer l’aspect compétitif qui permet de rétribuer la qualité et/ou la primauté.

    Nul doute que de ces concepts pourra être proposé une vision plus équilibrée de la société, qui titube actuellement faute de modèle équilibré.
    Bien amicalement,



  • Voltaire Voltaire 26 août 2010 15:02

    L’auteur, en partie en raison d’une méconnaisance du sujet, fait un certain nombre d’amalgames qui affaiblissent son argumentation. Surtout, il mélange intérêt individuel et intérêt collectif, ce qui est bien sûr compréhensible pour un individu, mais ne peut constituer la base d’une politique urbaine.

    Un pays comme la France a t-il intérêt à disposer d’une mixité sociale ? Nul doute que, dans sa majorité (il existe bien sûr des personnes qui préfèrent en exclure d’autres), les français répondraient positivement à cette question. Un pays a besoin de ses diverses couches soclales, qui remplissent des fonctions variées, et le plus souvent, l’aspect multiculturel est aussi perçu comme un atout.

    Une ville a t-elle intérêt à promouvoir une mixité sociale ? Là aussi, si l’on explique ce qu’est la mixité sociale, une majorité d’habitants y serait favorable : la mixité sociale, cela signifie d’avoir des commerçants, des ouvriers, des professions libérales, des jeunes, des vieux etc... Le seul bémol à cette volonté sans doute majoritaire peut se trouver dans les grandes agglomérations, où la notion de ville n’est pas nécessairement équivalente à celle de commune, en raison de la continuité urbaine.
    Là où l’auteur a raison, c’est qu’au niveau du quartier, de l’immeuble, voire de la commune si celel-ci est peu étendue et insérée dans une agglomération plus large, les individus sont plus réticents à cette mixité sociale, pour diverses raisons. Il sagit là du réflexe classique : « not in my backyard » . C’est à dire que, d’un point de vue conceptuel, les individus perçoivent les intérêts de la mixité sociale qu’ils peuvent y trouver, mais qu’ils refusent d’en avoir les inconvénients possible à proximité. Tout le monde à envoie d’une gare à proximité, d’une école, d’une brasserie... mais pas à 10 mêtres de chez eux... De la même façon, ils veulent avoir accès à une nounou, un restorateur chinois, mais pas que ceux-ci habitent dans l’appartement d’à côté... Ce côté égoïste, ce désir d’avoir le beurre, l’argent du beurre, et le sourire de la crémière, est un réflexe logique au niveau individuel. Mais bien entendu pas au niveau collectif...

    Tous les maires de grande villes de droite, tous, favorisent la mixité sociale dans leur ville. Un bon exemple est celui de ma propre ville, Rueil-Malmaison, ville de 80.000 habitants dans la banlieue « chique’ de Paris, mais on pourrait en dire autant de bien d’autres. Bien sûr, ils vont préserver certains secteurs où se situe une partie de leur électorat de base d’une mixité trop importante, mais tous savent très bien l’effet pervert de la politique inverse, celle de la ségrégation sociale : les ghettos sociaux sont l’une des raisons majeures de l’insécurité en plus de l’exclusion, de la pauvreté, élément auquel leur électorat est très sensible. Et donc ils sont prêts, en vrais »politiques", c’est à dire aussi bien pour l’intérêt général que pour leur prppre intérêt, à passer outre les désagréments que peuvent générer cette mixité pour certains.

    Certes, certains maires de villes petite ou moyenne situées dans de grandes agglomérations peuvent faire fi de cette mixité sociale à l’échelon de leur commune, dans la mesure où ils peuvent bénéficier de ses avantages grace aux communes voisines sans en subir les inconvénients. mais cette attitude égoïste est de plus en plus difficilement tolérée, même dans leur propre camp, pour d’évidentes raisons de justice.

    Ce que n’a pas comrpis l’auteur, c’est que la loi SRU n’est pas faite pour l’échelon local, elle est faite pour l’intérêt général. De nombreuses villes n’ont pas besoin de 20% de logement sociaux... uniquement si d’autres en assument un pourcentage plus important. Car le pays lui, a besoin de ces 20%... Et le nombre de communes qui ne veulent pas de ces 20% est en réalité très faible, car un parc de 20% de logement sociaux se gère très bien, sans difficultés sociales ni même de valeur immobilière, s’il est géré correctement, et donc bien réparti. Car le problème principal, les nuisances réelles, n’apparaissent que dans les cas de concentration excessive, sauf cas particulier (mais il y a autant de voisins insupportable chez les familles pauvres que chez les familles riches...).

    La raison pour laquelle on « force » les gens à vivre au milieu de gens qui ne leur ressemblent pas ou qu’ils n’ont pas spontanément envie de rencontrer est donc l’intérêt général. Et dans la plupart des cas, cela se passe très bien, et conduit à un enrichissement mutuel fructueux.



  • Voltaire Voltaire 25 août 2010 15:00

    Merci de ces précisions ; en théorie, seul l’auteur peut replier les commentaires... d’où ces remarques, qui sont donc inexactes, avec toutes mes excuses.
    Néanmoins, l’auteur est invité à lire les commentaires de ses articles, c’est quand même le but de ce site (site « participatif »)...
    Cordialement



  • Voltaire Voltaire 25 août 2010 14:28

    Effectivement, l’auteur de cet article a replié mes deux premiers commentaires, ainsi que celui d’un autre auteur, de façon totalement abusive. J’ai signalé cette abus à la rédaction, car cela s’apparente à de la censure : ces trois commentaires sont parfaitements respectueux et conforme à la charte d’Agoravox. Tout juste pourrait-on reprocher à celui d’Hervé Torchet de citer le nom de l’auteur, mais comme ce dernier le cite lui-même dans sa bio, l’argument ne tient pas. Si ce fait devait se reproduire, je demandrai l’exclusion de l’auteur de ce site.



  • Voltaire Voltaire 24 août 2010 13:08

    C’est de l’humour ?

    Par decence, je ne dévoilerai pas ici les propos que chacun tient à propos de l’autre dans chaque groupuscule, y compris entre Nouveau Centre et Alliance centriste, dont les universités d’été vont se tenir... le même jour, à 700 km de distance... si j’en crois les médias.

    Quant au travail (!), la fondation de Bourlanges est dans les limbes, et personne n’a été capable de prendre l’initiative de consulter l’autre pour réagir par exemple au discours sécuritaire de Grenoble, aux saillies de Mr Hortefeux, à l’expulsion des camps de Rom etc... aucune position commune, et donc une totale invisibilité médiatique. Seul Bayrou a dit quelque chose de censé à ce propos, c’est pitoyable ! Franchement, actuellement, il n’y en a pas un pour rattraper l’autre. Cher JPB, il ne faut pas se leurrer, l’initiative de Jean Arthuis patine faute de volonté politique dans tous les camps et d’ambitions personnelles exacerbées. Plutôt que de vouloir se partager un gâteau qui se réduit à la portion congrue, tout ce petit monde devrait lever les yeux de leur nombril et regarder autour d’eux afin de constater le désert qu’ils ont créé.

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