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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 6 octobre 2008 20:22

    Excellent article, qui résume l’essentiel de la problématique.

    Paradoxalement, les anti-OGM ont poussé à la concentration du secteur au mains de quelques firmes, en empêchant l’émergence des OGM en Europe. Ceci étant, cette situation va changer avec l’émergence de sociétés prduisants des OGM en Chine et en Inde.

    Il faut sans doute recadrer les avantages potentiels des OGM dans l’agriculture : ceux-ci ont avant tout été développé pourprésenter un intérêt pour l’agriculteur (en terme d’utilisation de pesticides et de rentabilité économique). a ce titre, il est parfaitement exact d’indiquer que l’agriculture peut se passer des OGM. Pour autant, les OGM présentent un potentiel intéressant au niveau environnemental, mais celui-ci ne peut être réellement exploité que si l’on diminue par la réglementation les quantités de pesicides et/ou d’engrais utilisable par hectare. Pour un même rendement, les semenciers seraient ainsi incités à proposer des variétés OGM moins gourmandes.

    Il me parait très exagéré en revanche de suggérer, au moins à court terme, que les OGM présentent un intérêt en matière de nutrition des pays en voie de développement. Le problème est là avant tout un problème économique (lié aux subventions agricoles dans nos pays) et à un changement de méthode de cultures.

    Pour conclure, je rejoins l’avis de l’auteur : si les arguments anti-OGM sont souvent inexacts en patière de santé ou d’environnement, l’utilisation économique des OGM mérite d’’être révisée. Cela suppose des réglementations qui soient plus strictes en matière d’environnement comme en matière de brevets, et un soutien à la recherche publique et privée dans ce domaine en Europe.



  • Voltaire Voltaire 3 octobre 2008 14:28

    J’ai regardé avec intérêt ce débat sur internet. Ma première conclusion est qu’il faut se garder d’analyser les politique américains avec des yeux européens. Il est évident que Joe Biden est plus accesible aux européens que Sarah Palin sur la forme. Cela ne signifie pas que cette dernière n’a pas su toucher l’amérique profonde par son discours.

    Sarah Palin n’a pas commis d’impair lors de ce débat. Elle a su marteler son message, en écartant les questions génantes, et démontrer son dynamisme face à un vieux routier de la politique. Son objectif était de rassurer une partie de l’électorat conservateur, ce qu’elle a sans doute réussi.

    Pourtant, Joe Biden me semble avoir remporter ce duel.
    D’abord parce qu’il a su paraitre convaincu (je ne dis pas convaincant) dans ses propos, tandis que Mrs Palin semblait plutôt réciter une lesson.
    Ensuite car il a réussi à montrer une humanité, notamment lors de l’évocation de son passé, alors que Mrs Palin demeurait sur le registre de la communication.
    Enfin car je crois que le ticket Obama-Biden est plus équilibré et complémentaire que celui McCain-Palin, que cette dernière qualifie de deux "mavericks". Pour faire une comparaison hasardeuse, les français appreciaient le couple Sarkozy (actif) - Fillon (sérieux), jusqu’à ce que la politique de l’executif ne les déçoivent. Mais auraient-ils autant voulu de deux Sarkozy au pouvoir ? 

    Victoire au poings donc pour Biden à mon avis. Etant donné l’avance d’Obama, la situation devient donc très difficile pour les républicains, car il ne reste que peu de temps pour renverser la vapeur.



  • Voltaire Voltaire 3 octobre 2008 12:54

    Il n’y a pas de contradiction entre l’avis de la FDA et celui du Groupe européen d’éthique.

    La FDA se base sur une évidence scientifique de sureté pour le consommateur (l’équivalence de la viande provenant d’animaux clonés ou pas), tandis que le GEE justifie son avis d’un point de vue éthique (certains animaux clonés présentant une apparente fragilité plus importante aux maladies).

    En réalité, les deux points de vue sont parfaitement valables. On peut juste se demander si le bien-être des animaux clonés par rapport à celui des animaux élevés en élevage intensif justifie une interdiction spéciale pour les premiers. Comme vous l’indiquez, la durée de vie des animaux élevés à des fins alimentaires est courte, et donc rend en partie caduque le problème de mortalité des animaux clonés. Le plus important me semble ici être l’amélioration des conditions d’élevage, ce qui fait l’objet d’ailleurs de réglementations européennes plus stricte mais encore insuffisantes. Que la viande provienne d’animaux clonés ou non parait très secondaire, dans la mesure où il n’y a effectivement pas de différences en matière de composition de la viande.



  • Voltaire Voltaire 3 octobre 2008 11:17

    Analyse intéressante.

    L’UMP (ex RPR) a une longue tradition de recasage de ses êrdants, afin d’éviter les nuisances. Le plus probable est donc que Nicolas Sarkozy trouvera un "fromage" à Jean-Pierre Raffarin pour compenser ses états-d’âme.

    Mais beaucoup de choses peuvent en effet arriver en 2011. Cette année sera en effet charnière : à un an de la présidentielle, soit le Président de la République obtiendra enfin un retournement de tendence économique (assez attendu), et verra sa réélection probable, soit la France demeurera dasn le trou, et tous les coups seront alors permis. Les élections régionales (qui seront probablement repoussées à cette date) et sénatoriales de cette année 2011 constitueront un test décisif. En cas de basculement à gauche du sénat, les centristes de l’UMP regarderont effectivement avec attention la popularité du président du Mouvement Démocrate. Mais, selon toute probabilité, pas avant cette date. D’ici là, JP Raffarin naviguera donc entre deux eaux, afin de ne se fermer aucune option.



  • Voltaire Voltaire 25 septembre 2008 10:03

    Pour répondre à certains commentaires, il me semble utile de revenir sur deux éléments ;

    Tout d’abord, sur les conditions de réussite d’un dialogue participatif. Au delà des quelques éléments que j’ai indiqué à propos du Grenelle de l’environnement, un certain nombre de conditions sont nécesaires :

    - bien sûr, que celui qui pose le problème n’ait pas déjà une réponse...

    - que le problème posé soit bien défini, mais qu’il permette aux participants différentes options. IL ne doit pas s’agir de répondre par oui ou non

    - comme je l’ai indiqué, que tous les partenaires concernés soient invités, et que l’engagement de l’institution qui pose le débat soit démontré

    - que suffisament de temps soit disponible pour les débats (pas de débat dans l’urgence)

    - si possible, que l’organisateur des débats soit neutre, et extérieur à l’institution qui pose le débat (cela n’a pas été le cas pour le Grenelle, mais cela rassure les participants)

    - que le produit du consensus soit effectivement appliqué

    On le voit, aucune des tentatives que j’ai cité dans mon article n’a vraiment remplis toutes ces conditions, ce qui pose un problème de confiance en le processus même en France. Néanmoins, ce type de mécanisme me semble bien adapté à la résolution de problèmes sociétaux qui réclament uen adhésion large de la société.

    En revanche, il est important de souligner qu’à mes yeux, la démocratie participative de remet pas en cause le rôle du politique dans sa fonction première : proposer une vision, un axe d"évolution de la société (en fonction de ses sensibilités), et décider à partir du mandat qui est le sien. La démocratie participative est là pour appuyer le travail du politique, et non s’y substituer, car c’est bien le politique qui au final est responsable devant l’électeur.

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