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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

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  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 1er septembre 2008 14:52

    Vous qui êtes généralement bien informé, votre présentation à charge est un peu subjective, non ?
    Peyrelevade n’est responsable ni de la faillite de la banque, ni de l’affaire executive life, qui ont eu lieu avant qu’il ne redresse le Crédit Lyonnais. On peut lui reprocher d’avoir ensuite couvert le CL pour sauver la réputation de la banque mais sa gestion a été irreprochable.
    Peyrelevade est un économiste assez orthodoxe, sans doute du fait de sa formation. Mais par les temps qui courent il me semble plus fiable que l’économie à la sauce Sarkoziste...



  • Voltaire Voltaire 1er septembre 2008 14:47

    Attention à ne pas désinformer, même de bonne fois.

    Mr Peyrelevade n’a pris ses fonctions à la tête du CL qu’après le scandale de son déficit. Il a eu à gérer ses conséquences mais n’est en rien responsable de sa mauvaise gestion.
    De la même façon, il n’est pas à l’origine de l’affaire Executive life, dont les décisions ont été prises avant son arrivée, mais a effectivement "couvert" par ses déclarations la banque une fois devenu son patron. On peut apprécier cela de façon diverse mais il faut reconnaitre que Mr Peyrelevade a géré le CL de façon normale quand il en a été le patron (il l’a même fortement relevé à la suite du scandale).



  • Voltaire Voltaire 1er septembre 2008 11:23

    Les extraits que j’ai pu lire de ce livre dans "Le Monde" suggèrent en effet un livre intéressant.
    Sur l’analyse, l’absence d’investissement productif est sans doute l’élément clé du problème économique : à la fois par la manque d’investissement en R&D, mais aussi fiscalement par des baisses de fiscalité non-productives (type bouclier fiscal).

    Le discours de Mr Peyrelevade est parfois un peu trop macroéconomique, mais identifie bien les principaux obstacles à une relance économique de notre pays, et propose des solutions de bon sens. On peut lui reprocher un certain manque d’audace dans certains domaines (économie sociale, microcrédit etc...) mais ses recommandations auraient au moins pour mérite d’assainir la situation. Dans un premier temps, c’est sans doute de cela qu’aura besoin la France après la période Sarkozy.

    Pour conclure, ce livre et son auteur suggèrent une vision assez classique de l’économie ; si c’est celle portée par le Mouvement Démocrate, nul doute qu’il ferait mieux que le gouvernement actuel, l’un des éléments clés étant de favoriser le tissus de PME et l’entrepreunariat, alors que le gouvernement actuel défend principalement les grandes entreprises peu créatrices de richesse (et d’emploi). On aimerait cependant un peu plus de créativité à long terme, qui intégre notamment l’aspect "durable" de la croissance, mais on peut imaginer que ce sujet serait plutôt porté par Mme Lepage dans ce parti.



  • Voltaire Voltaire 29 août 2008 11:12

    @vivelecentre

    Je pense que vous faites erreur dans votre analyse sur l’impact du NPA sur les chances de Bayrou : plus le NPA monte, plus il retire des voix au PS. Dans le même temps, sauf si le nouveau secrétaire ou le candidat du PS est tendance DSK, Bayrou conservera ses voix du centre-gauche. Son objectif est bien d’arriver devant le candidat du PS : en 2007, un reflexe légitimiste à permis à Mme Royal de redrésser la barre en fin de campagne. Si le/la candidat(e) du PS descend en dessous de 20% en raison d’un transfert de voix vers Besancenot, Bayrou peut passer devant (il fera lui aussi autour de 20%). Et bien sûr Bayrou est quasi certain de l’emporter contre Sarkozy au second tour...

    Je salue aussi les commentaires détaillés de MB ; il existe actuellement une confusion dans l’opinion entre ce qu’est le libéralisme économique normal (qu’il décrit fort bien) et les dérives constatées depuis une quinzaine d’années. Celles-ci sont largement dues à

    - des distorsions de concurence, par l’établissement de monopoles et d’entreprises protégées (copinage avec les politiques)

    - des distorsions de fiscalité, qui pénalisent l’investissement au profit des outils financiers (pour simplifier, on favorise le rentier, qui risque peu, au détriment de l’investisseur dans l’outil de production ou de services)

    - une recherche du rendement à court terme, au détriment de l’investissement à long terme, qui n’est pas favorisé.

    Enfion, dernièrement, la fiscalité sur l’héritage a considérablement accru la formation des inégalités sociales : en ne taxant plus l’héritage, on favorise les situations de rentes au détriment de la prise de risque.

    Ce n’est donc pas le système libéral qui est mauvais, mais sa régulation. Il est navarnt de constater comment le créateur de l’entreprise, qui produit des richesse, est mélangé avec le gestionnaire de l’entreprise. Autant il est normal qu’un créateur fasse fortune, autant il est anormal qu’un gestionnaire en fasse de même en se payant sur la bête (exemple, les parachute dorés pour les PDG de grandes entreprises). Si la prise de risque était mieux rémunérée, et la simple gestion moins rémunérée, on n’en serait pas là. Il est anormal de voir un PDG toucher un salaire supérieur à 20 fois celui du salaire le plus bas de son entreprise, mais normal de voir un créateur d’entreprise toucher 1000 fois plus s’il réussit.



  • Voltaire Voltaire 29 août 2008 10:39

    @Leon

    Votre définition du libéralisme et de ses valeurs est aussi carricaturale et inexacte que celle que vous reprochez à l’auteur sur le capitalisme. Les "libéraux" américains sont d’ailleurs considérés commes les plus à gauche de l’échiquier politique américain.
    Quant à vos affirmations sur ce que signifie l’anticapitalisme de Mr Besancenot, elle me semblent sérieusement manquer de référence ; à ma connnaissance (ayant soigneusement étudié son projet présidentiel en 2007), il s’agit toujours bien de faire disparaitre, sans doute progressivement, la propriété privée, et de remplacer les capitaux privés de l’entreprise par une collectivisation (nationalisation ou coopératives plus restreintes) des moyens de production. Une certaine ambigüité demeure quant à l’entreprise individuelle (artisanat etc...) pour lesquelles la propriété privée semble demeurer compatible avec son projet sociétal, mais il est bien opposé à l’entreprise détenue par des capitaux privés. 

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