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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

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  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 11 juillet 2008 11:44

    Il me semble que si cette loi va effectivement jusqu’au bout, l’impact à moyen terme de cette mesure sera considérable, et que la majorité mesure mal les dégâts possibles.


    S’il y a eu un gagnant des 35h, ce sont les cadres. Non pas en terme d’horaire journalier bien sûr, les cadres font toujours plus de 7h de travail par jour, mais bien grâce aux RTT. Cette mesure a permis à des millions de cadres moyens et supérieurs de retrouver une vie de famille normale, en prenant de temps en temps un week-end prolongé, ou comme l’auteur l’indique, un mercredi ou une après-midi de libre pour être avec leurs enfants. la réalité est que les classes populaires ont peu bénéficié des 35h : la nécessité de gagner plus, la précarité du travail, le manque de moyens, ne leur ont pas permis de profiter de cet mesure, sauf dans la fonction publique. En revanche, les cadres, les classes moyennes et moyennes-supérieures, qui avaient des semaines très chargées, ont trouvé par cette mesure un élément de respiration indispensable alors que le stress et la pression des résultats étaient fortement accrus dans la plupart des entreprises privées.


    Or, les cadres moyens notamment figurent parmi les grands perdants des dernières années en matière de revenu : eux ne bénéficient pas des exemptions nombreuses votées pour les hauts revenus, pas plus que des aides aux faibles revenus. Avec le renchérissement de l’immobilier et l’instabilité professionnelle, ces catégories sont souvent passées d’une situation sûre et agréable à une situation tendue. Cette mesure fait donc figure de cerise sur le gâteau.

    Il me semble que la majorité a fait ici une erreur majeure d’appréciation : tout à son slogan "travailler plus pour gagner plus", elle a mal compris l’aspiration d’une grande majorité de français pour un juste équilibre entre vie professionnelle et vie privée. En France, la qualité de vie prime sur l’enrichissement, et la réussite ne se mesure pas uniquement de façon financière. Si l’on ajoute au désenchantement des cadres les retombées économique possibles de cette mesure (sur le tourisme notamment, qui a énormément bénéficié des RTT pour les cadres), on comprend vite que cette loi est une bombe à retardement pour la majorité.



  • Voltaire Voltaire 11 juillet 2008 08:45

    @Mélanie et Olga

    Mon commentaire sur les chances du premier ministre ne contenaient pas de jugement de valeur sur sa personne. IL s’agissait uniquement d’une réflexion sur ses opportunités politiques. Les derniers sondages démontrent que Mr Fillon conserve une popularité raisonable pour un premier ministre (47% de satisfaits). S’il parvient à conserver un tel capital jusqu’à la fin de son mandat, il sera en bonne position pour préetndre à plus. Certes, cette popularité est largement due au fait que le role de Mr Fillon est très limité, le président de la république s’attribuant l’essentiel des fonctions de premier ministre. L’opinion ne le rend donc pas responsable de la politique conduite actuellement, et se contente de juger son comportement, qui est en phase avec ce que les français attendent d’un premier ministre.

    Evidemment, il y a un pas entre faire un bon premier ministre et faitre un bon candidat à la présidence de la république...



  • Voltaire Voltaire 10 juillet 2008 10:49

    Evidemment, présenté comme cela, ça donne moyennement envie... Si les "off" sont exacts, cela vaut le déplacement ! Un lien serait le bienvenu.

    De façon plus générale, le Président el la République fait l’erreur de tout vouloir régenter. Malgré ses 6 cerveaux, il est un peu à la peine. Comme sa stratégie de communication est de lancer une annonce par jour, on commence à se rendre compte que rien n’est achevée. Sa stratégie était bonne en campagne, mais sur un mandat de 5 ans, les électeurs se rencent quand même un peu compte de ce qui marche et de ce qui échoue. Et là, il n’y a pas grand chose en vitrine...

    Finalement, s’il n’arrive pas à remonter la pente, Fillon pourrait bien être le grand gagnant de l’histoire : d’un style opposé au bling-bling, il pourrait représenter pour la droite classique un bon compromis, surtout s’il lache Matignon suffisament à l’avance (disons 18 mois avant l’élection). Le problème sera bien sûr pour lui de s’imposer à l’UMP, car sans le parti avec lui, la mission sera impossible.



  • Voltaire Voltaire 9 juillet 2008 14:10

    Rappelons qu’il s’agit là de cadres payés au forfait. Comme plusieurs commentaires l’indiquent, les RTT sont déjà payées. L’accroissement de salaire est donc de 10% du salaire des journées travaillées supplémentaires (et non du salaire total). Si l’on prend une base médiane de 15 jours travaillés supplémentaires, pour un salaire net de 3000 euros/mois, cela représente 150 euros pour une année, qui seront imposables...



  • Voltaire Voltaire 9 juillet 2008 13:21

    Il est évident que seule une petite proportion de cet électorat peut basculer. Le plus probable est un glissement vers des partis plus à droite, ce qui ne pose pas de problème électoral à la majorité UMP-NC. Le nationalisme de gauche ne pèse plus rien au PS (Chevènement), donc il lui est impossible de récupérer ces voix. Le MoDem est une inconnue : François Bayrou a des soutiens dans l’armée mais son parti est trop neuf et hétéroclite pour attirer cet électorat pour le moment. 

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