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eric

Travailleur émigré en russie

Tableau de bord

  • Premier article le 06/01/2009
  • Modérateur depuis le 14/05/2010
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Derniers commentaires



  • eric 30 septembre 2011 08:28

    "Ceci étant posé, par simple sentiment de justice et d’équité, devant une situation qui met en péril par une guerre toujours à craindre dans cette région du monde qui perturberait l’équilibre mondial, il faut rechercher qui est l’agresseur et qui est l’agressé, une question à laquelle beaucoup d’observateurs et intellectuels, y compris juifs, ont répondu."

    Il me semble au contraire que c’est la seule question qu’il faut éviter de poser si on est attaché à une possibilité de paix.

    Si on pose au départ l’hypothèse de l’illégitimité par nature du partenaire, alors toute paix est impossible. Les, gens, les groupes, les États, peuvent négocier sur leurs intérêts, pas sur leur existence.

    Quand à découvrir que la force est déterminante dans les rapports historique entre nation....
    C’est bien par la force que les arabes sont arrivés et repartis en Espagne, arrivé et resté en Afrique du nord

    Et si on prétend que les temps ont changé, ou place-t-on le curseur des rétablissement de la justice historique ? Est ce qu’on va rendre Constantinople aux grecs ? Angleterre aux celtes, le Québec aux français et la Crimée à la Russie ou aux tatares ?

    On peut toujours rêver .d’un Israël non juif, d’une Palestine ouverte démocratique et tolérante, des deux vivants ensemble mais si on attend que cela se produise pour faire la paix, cela signifie que l’on préfère avoir raison que permettre aux enfants d’avoir une vie normale.
    Que l’on choisit la confrontation et la guerre.
    Il ne faut alors pas s’étonner si le camps adverse se défend.



  • eric 30 septembre 2011 03:58

    C’est pas Moscou ou la Russie qui sont des phares du progrès, c’est la France qui s’enfonce dans les classements. J’ai pris la Russie parce que je connais, mais les résultats PISA laissent penser que d’autres pays doivent également avoir des méthodes pédagogiques qui fonctionnent mieux.
    Les campagnes ? C’est un peu comme en France, mieux vaut être dans un lycée prestigieux du centre ville que dans un CES rural, mais, cela n’est pas fondamentalement lié au pays.
     Depuis 25 ou 30 ans, les parents font de la figuration dans des grandes messes sans conséquences, genre conseils de classe ou accompagnement de sorties.
    Les parents sont par définition des pédagogues, là ou les enseignants sont souvent des didacticiens. Vous semblez complètement négliger le fait que n’importe quel parent a en gros une douzaine d’année d’expérience de l’école et la connait de l’intèrieur.

    La ou on atteint la schizophrénie maximum, c’est que beaucoup de ces profs sont par ailleurs des militants, adeptes de la « participatude », et qui pensent que les ouvriers doivent donner des conseils à leurs patrons, les clients à leurs banquiers, et eux même à tous le monde, mais que les parents n’ont évidemment pas le niveau pour s’intéresser à l’avenir de leurs enfants...Ils veulent tout changer, sauf l’école...

    Je suis sur que vous même, vous souvenez encore des 5 ou 6 profs remarquables qui ont marqué votre scolarité et avec lesquels apprendre était un plaisir, mais également des autres....

    Dans les boîtes privées, au contraire, on passe son temps à se demander ce que pense l’extérieur : les clients, les partenaires, les consultants. On comprend que l’enrichissement vient justement de l’extérieur.

    Bien sur que tous les parents responsables éduquent leurs enfants eux même et participent à leur instruction.
    Mais ici aussi, votre réaction est typique de celle du monde enseignant, complètement écorché vif, qui refuse toute discussion, pour ne pas parler même de critique : « si vous ’êtes pas content, débrouillez vous tous seul » « A prendre ou à laisser ! Sauf que, c’est notre argent, nos impôts, notre école et surtout nos enfants.

    Vous parlez du SNI, moi je me souviens de la réforme Haby. Les syndicats se sont opposés à la réforme, avant qu’elle ne soit connue, sur le thème, on ne réformera pas l’école avant d’avoir changé la société.....c’était peut être Mexandeau, je ne sais plus. On a vu le résultat par la suite.

    Tient, pour l’anecdote, quand j’étais consultant auprès de l’académie de Lille, , formation continue, je les ai vu refuser d’organiser des formation de maçon, parce que l’objectif académique était pas de formateurs en dessous de bac plus deux ou trois et qu’il n’ont pas trouvé de poseurs de briques assez diplômés pour assurer les cours....Bref, leurs problèmes étaient plus important que ceux des »formés« .
    Idem un article récent d’AV sur »l’école durable«  ! Au moins 20% des gosses sortent sans rien, et les profs se demandent comment leur bourrer le crâne d’écologie politique, pas comment faire qu’ils sachent tous lire et écrire.

    Si le corps enseignant et ses organisations représentatives ne s’impliquent pas dans une réforme de notre école de façon positive et en collaboration avec tous les »acteurs", la réforme se passera en dehors de l’école, notamment par le développement du privé. Quand les citoyens n’ont pas le droit de s’expirmer, ils votent avec leurs pieds.



  • eric 29 septembre 2011 18:09

    Oui, le fameux arguments des profs, on apprends pas à travailler à son garagiste. Manque de bol, les profs disent eux même qu’aujourd’hui, la réussite scolaire dépend plus du milieux social d’origine que de l’école, donc,....des parents....

    Votre réponse se situe au cœur des problèmes de l’école. Les parents ne sont pas des « clients », ni mêmes des « usagers », encore moins des personnes dont les enseignants devraient « éduquer » les enfants, leur apprendre à vivre, voir pour qui voter.

    Ce sont au minimum des partenaires éducatifs, et le fait pour l’école des rejeter systématiquement est la source de ses problèmes.
    Par ailleurs, à Bac plus neuf, 2 grandes écoles, plus la fac, sans compter les formations professionnelles, aux termes même de leurs propres critères scolaires bétassou, en principe, je sais effectivement mieux qu’eux.... Et si je suis un cas particulier, les parents qui sont à même d’évaluer la performance des enseignant d’avoir un avis, et éventuellement de particper comme c’est le cas en Russie, commence à être vraiment trop nombreux pour que les profs restent enfermer dans leur bastille.

    A Moscou, lors des réunions régulières parents profs, la « communauté éducative », décide du rythme de travail, de la charge de devoir, participe aux choix pédagogiques etc....
    Les enseignants forment une équipe, entre eux, avec la direction avec les parents. Les parcours sont individualisés en fonction des enfants. Bref, cela ressemble à ce que l’on trouve de mieux dans le privé en France.



  • eric 29 septembre 2011 16:20

    Les réponses sont claires. Les syndicats enseignants n’ont accepté aucune reforme depuis 30 ans, qu’elle soit proposée par la gauche ou par la droite. Pas une seule fois il n’y a eu adhésion. A chaque fois, les auteurs s’entouraient de profs pour élaborer leur texte, voir étaient eux même issus du système. Il n’y a pas d’autres institution qui ait la prétention de ne pas changer en 30 ans.

    En un mois les Marines enseignent un survival russian à leurs troupes. En 6 ans les élèves français ont du mal à demander leur chemin dans la rue en anglais.

    Ce sont bien des méthodes pédagogiques anté diluvienne, l’absence totale d’esprit d’équipe ( chaque prof enfermé dans sa classe avec ses élèves), des horaires des programmes trop lourds, dans l’intérêt des profs et pas des élèves, trop de redoublements, aucun outil de management pour les directions, aucune évaluation digne de ce nom des performances des enseignants.
    En revanche, il serait injuste de parler d’immobilisme total, il y a eu des évolutions, désastreuses, et voulues par les mêmes organisations.
    De plus en plus d’idéologie dans les programmes, trop de math dans la sélection parce que les profs s’imaginent que c’est socialement plus juste,
    Le remplacement de filière littéraires d’excellence par des section éco dépotoir idéologisées, l’interdiction sans cesse transgressée de donner des devoirs à la maison en primaire au nom de l’égalité sociale. Chaque fois qu’un truc les a amusé ou séduit idéologiquement, on y a eu droit, même quand cela transgressait les soi disant sacro saint principes : confère les enseignement dans les langues d’origine quand ils se piquaient de multiculturalisme, ou on a fait même parfois appel à des enseignants externes, dans certains cas islamistes, pour enseigner à de petits Kabyles l’arabe littéraire...
    Il se sont agités pour avoir une loi sur le voile ( 10 cas par ans sur 10 ans) parce que cla choquait leur idéologie, pas pour l’accueil des enfants handicapés ( 45 000 gamins, de mémoire)

    Tous cela, il l’ont voulu. Ils sont responsables de l’État de notre école.

    Le malaise des profs vient de ce qu’enfants et parents les jugent sévèrement. Dans le passé, ils se comportaient de la même façon, mais ils avaient affaire aux parents du « peuple » qui respectaient à priori le savoir.
    Aujourd’hui, avec 80% d’une classe d’âge au bas, les jeunes parents très nettement moins qualifiés que les enseignants pour juger du traitement auquel sont soumis leurs enfants deviennent rares. Si ils n’osent pas encore toujours dire le fond de leur pensée, ils pensent trop fort pour que les profs ne les entendent pas.



  • eric 28 septembre 2011 14:25

    goc : tout a fait, 60% d’hostilité aux idées de gauche au premier tour en pleine crise et en l’absence d’alternance depuis longtemps. Jamais le rejet n’avait été aussi profond.
    Et c’est justice : si on compare au PASOK, oui, le programme est le même mais au moins en Grèce, les fils succèdent aux pères chez les socialistes, avec la volonté d’agir. En France les filles succèdent aux père dans l’hésitation à passer à l’acte, et les époux aux épouses dans les velléités de le faire.
    Mais le « désir de droite » est si intense que le danger pour Sarko est bien évidemment plus sur sa droite que vers le centre.
    Effectivement, seul les divisions des droites peuvent éventuellement assurer une non défaite d’une gauche durablement sociologiquement minoritaire dans le pays.
    Non défaite, parce qu’on peut gagner des élections en étant minoritaire, plus difficilement mener des politiques très tranchées.

    Mais le danger est limité : 68% des français sont hostiles à une aide à la Grèce, sans doute plus encore sont hostiles à mener les mêmes politiques et connaitre le même destin. A l’adhésion massive aux « valeurs de droite », s’ajoute la peur de lendemains incertains. Cocktail en principe favorable à un Président qui nous a maintenu la tête hors de l’eau jusqu’à présent.

     Est ce que la gauche parviendrait encore à éviter une « reconstruction », un minimum de rajeunissement idéologiques, avec tous les déchirements que cela impliquera si, cette fois ci encore ,elle se plante à la présidentielle ? Cela me parait optimiste....Pas sur que l’unité de facade actuelle pour la seule prise du pouvoir, sans accord sur les sujets de fonds survive à une nouvelle raclée.

    C’est pourquoi un troisième tour législatif paraît peu probable.

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