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eric

Travailleur émigré en russie

Tableau de bord

  • Premier article le 06/01/2009
  • Modérateur depuis le 14/05/2010
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Derniers commentaires



  • eric 27 février 2011 08:50

    A l’auteur : les termes dans lesquels vous posez le débat font que vous ne pouvez pas y trouver de réponse.

    Ce ne sont pas les pauvres qui votent a droite, et d’ailleurs, la droite, cela n’existe pas, c’est un concept invente a gauche pour designer ceux qui n’adhère pas a sa vison du monde. Et ce que vous appelez droite, en réalité, en république, cela s’appelle « le peuple ».

    Des lors que vous admettez que : les riches votent a droite, les pauvres votent a droite, et par nécessite statistique, compte tenu que nous sommes des sociétés de classe moyenne, il faut bien aussi qu’un certain nombre de « moyens » votent a droite pour que celle ci soit si durablement majoritaire sociologiquement dans le pays. ( par exemple auourd’hui on parle de 34% Sarko 20 a 25% Lepen, Plus Bayrou et quelques autres poussières)

    Cela signifie en creux au minimum que : les riches et les pauvres votent moins a gauche et que les moyens sont partages. Que votent a gauche essentiellement une partie des moyens, donc que les gauches sont des partis de classe. Cela d’autant plus que l’on devine aisement qu’au sein de la classe moyenne, ce n’est pas massivement le petit commerçant, l’agriculteur qui vote a gauche.

    En caricaturant a peine le discour dominant des commentateurs de gauche, leur vision du monde est que les « riches sont des possédant méchant visant a la seule défense de leurs intérêts égoïstes, les pauvres sont des abrutis aliénés d’une manière ou d’une autre, et les moyens qui votent a droite sont au choix des riches en devenir ou des pauvres qui s’ignorent.

    Que le monde est divise en bons, en fous, en méchants malins et en bêtes. Les riches sont méchant, les pauvres sont fous. Certains, principalement a droite, réussissant la performance improbable d’un point de vue clinique, d’être a la fois fous bête méchants et malin. Tous cela étant predetermine par un niveau de reveu ou de patrimoine.... !

    C’est une pensée d’exclusion. En face, vous avez ce que vous appelez la droite. Des gens varies, qui pensent qu’un peuple c’est des riches et des pauvres, des personnes qui votent a droite d’autre a gauche, qu’il peut y avoir de patrons genereux et de ouvriers rapaces. Qui ont des positions diamétralement opposées les unes aux autres sur des tas de problemes sans que cela les empeches de cohabiter ou de voter ensemble. Qui pensent que la politique, c’est l’art du vivre ensemble, du compromis, des conflits d’intérêts gérés démocratiquement, mais que cela ne saurait en aucun cas devenir la dimension determinante de l’existence et permettre de déboucher sur des excommunication ou des exclusions sauf a sortir d’un ideal democratique.
    Historiquement, les gauches ce sont des pensées d’exclusion, de bouc émissaire, qui expliquent que tout va mal et que c’est la faute, : des aristo, des bourgeois, des juifs, des koulaks, des élites ultra liberales mondialisées, des israéliens, des fachistes, et que le jour ou on les aura mis a la raison, tout ira beaucoup mieux.
    La droite, ce sont des gens qui pensent que même un aristo peut être un être humain digne de ce nom ( Si si) comme un ouvrier, que celui ci vote communiste, FN ou prefere aller a la pêche.

    Au fond, ce qui fait que les pauvres votent a droite, ce n’est pas une vision claire ou erronée de leurs intérêt, c’est l’attachement humaniste a l’idée que les hommes sont des hommes. A l’idée républicaine de fraternité. D’ailleurs, tous les plus grands films comique français les plus »populaires« sont des films de droite célébrant la mixité sociale a part bienvenu chez les Chti qui essaye de nous faire croire qu’un directeur de poste appartient a une élite intellectuelle prédestinée a éclairer le sous prolétariat un peu attarde mais tellement pittoresque des cadres de son administration, qui est clairement un film de gauche.
    Et ce n’est pas une illusion. Allez un jour a une réunion politique de droite (UMP, FN) vous n’en reviendrez pas ! Il y a de tout sociologiquement, les gens ne sont d’accord sur rien, tous le monde s’engueule et en général cela se termine au restau a rigoler.

    La preuve de tous cela ? Tous les termes que vous appliquez au Président de la République et contre toute logique, sont une synthèse de ce que vous reprochez aux pauvres au riches et aux moyens reacs confondus.Vous décrivez tous Sarkozy comme fou méchant, très malin et complètement stupide, fascine par les riches puissant mais s’exprimant comme un bac moins 4, de ne pas être pauvre, mais de ne pas être riche non plus. De ne pas avoir beaucoup de diplômes comme un pauvre, mais d’etre diplome quand meme comme un riche. Bref, d’etre populaire et representatif du peuple compris comme l’ensemble des français.
    Et vous avez bien raison.
    C’est d’ailleurs pour cela que sauf succès des manœuvre assez nauséabondes de la gauche visant a instrumentaliser le FN pour diviser l’électorat de droite et peopoliser completement le debat politique pour ne pas traiter des vrais questions, la droite, le peuple, devrait a nouveau gagner les élections présidentielles en 2012.
    Mais fort de l’expérience Jospin, je doute que cela vous conduise a vous poser la vraie question. Pas pourquoi les pauvres, les riches ou d’autre votent a droite, mais, qui sommes nous, nous la gauche, et pourquoi le peuple toujours et partout dans l’histoire, se refuse-t-il a nous faire durablement confiance, ou dit d’une autre manière, pourquoi nos idées ne fonctionnent elle jamais.
    Parce que si la droite n’existe pas, en réalité la gauche non plus. Ou si peu.
    Il n’y a pas une seule expérience politique durable, menée par des gens de gauche sur la base d’un programme de gauche, qui soit considérée par la gauche elle même comme une expérience de socialisme réussi.

    Les seules références incontestées, sont des »moments« , des »fêtes« moment 89, grèves du front populaire, 68. Pas l’URSS, pas le Miterrandisme.

    Rocard avait profondément raison : la gauche, c’est la fête. Sympa. Le  »peuple" aime les fêtes. mais entre deux fêtes, il faut bien que quelqu’un fasse bouillir la marmite....

    Or, nous sommes le peuple. Vous n’êtes que des gens qui s’imaginent prédestinés a représenter le peuple. Aujourd’hui, nous somme assez grand pour ne pas avoir besoin d’avant garde. Il faut que vous le compreniez et que vous vous résolviez a revenir avec nous, ici et maintenant, avec les riches et les pauvres, pour le meilleur et pour le pire : tous ensemble tous ensemble ! A faire le coup de poing éventuellement de façon assez viril pour résoudre les problèmes communs et départager les intérêts aussi contradictoires que tous légitimes.
    Vous verrez, c’est assez sympa et très constructif.
    Bienvenu, si vous parvenez a vous y résoudre, en démocratie... !



  • eric 26 février 2011 20:49

    Je regrette que vous ne vouliez pas me faire profiter plus de votre connaissance du terrain.Mais d’un autre cote votre réponse semble montrer une telle deconnection des réalités que je n’y perd peut être pas grand chose parce que malheureusement pour votre thèse on suffisemment de recul depuis la decolonisation pour etablir que vous vous trompez. La coree du sud par exemple qui avait un niveau de vie équivalent a celle d’une moyenne arabe après guerre est maintenant un pays developpe, riche, et raisonablement democratique a colonialisme et « néo libéralisme » environnant égaux.
    Il y a beaucoup d’autres exemples qui semble quand même bien confirmer que 50 ans après, les éventuelles succès ou difficultés des pays arabes sont essentiellement endogènes.
    Maintenant je comprends aussi qu’il soit plus confortable d’essayer de se convaincre du contraire. Mais je ne suis pas sur que ce type d’excuse aideront vraiment a aller de l’avant.



  • eric 26 février 2011 12:08

    A l’auteur, j’ai suivi attentivement votre fil car votre article est un des rares sur ces questions qui donnent une vraie information sur les réalités locales. J’espérai qu’il susciterait de nombreux votes et commentaires. Par rapport au déclamations a horizon franco français et en toute méconnaissance de causes et effets, je constate qu’il a peu d’écho. J’ai fait ce que j’ai pu en le mettant en lien ici ou la, mais bon. Il semblerait donc qu’au moins sur agoravox, mais il a l’air d’en aller de même sur d’autres médias citoyens ou pas, nos compatriotes soient en réalité profondément indifférents a ce qui se passe vraiment chez nos voisins ce qui est en soi, aussi une info, même si elle est moyennement surprenante. Je tenais a vous réitèrer mes remerciements pour vos utiles informations.



  • eric 26 février 2011 12:01

    J’aurai également tendance a faire un parallèle entre les « printemps » de l’Est et ceux des pays arabes mais avec une interprétation totalement différente.

    La simultanéité de mouvements sociaux dans la plus part des pays arabes, malgré des contextes sociaux, politiques,economiques tres differents, montre a mon avis au contraire la forte persistance d’une realite, panarabe, meme si eventuellement, il n’y a plus d’ideologie panarabe.
    Tres différentes parce que si dans certains pays, on a affaire a des conflits de type moderne qu’un marxiste pourrait qualifier de « lutte de classe », les acteurs sont des catégories sociales, Égypte Tunisie, avec les fonctionnaires et les commerçant dans la rue) dans d’autres on a bien des conflits traditionnels de type tribaux (Libye, Yemen).
    Si il y a longtemps que les régimes les plus contestes ne se reclamment plus ouvertement d’un panarabisme autre que celui traditionnel de la langue arabe et de l’islam, il est frappant de constater que les contestations les plus fortes, comme les repressions les plus fortes concernent toutes des pays qui se reclamment de socialismes.
    Les contestations les plus fortes la ou ces socialisme s’étaient le plus libéralisés (Tunisie, Égypte), les répressions les plus fortes la ou ils restaient le plus socialiste au moins dans les formes et finalement, les contestations les plus anecdotiques, la ou il n’y avait pas de socialisme du tout ( Maroc par exemple).
    Il est assez savoureux de voir l’enthousiasme des « forces de progrès » chez nous pour des « révolutions » qui toutes, dénoncent essentiellement la corruption, l’omnipresence, l’interventionnisme, d’appareils et de castes d’État et peuvent s’interpréter au moins en apparence comme une demande de plus de libéralisme...
    Il est non moins savoureux de les voir détecter un « réveil des peuples » alors que clairement, pour l’instant, bougent essentiellement les « acteurs » plus ou moins privilégiés de ces régimes.



  • eric 26 février 2011 11:31

    Bonjour Monsieur
    Ce que vous écrivez me semble confirmer ce que j’ai cru comprendre de la situation en Tunisie, vu de très loin et en toute méconnaissance de cause....
    http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/printemps-arabes-revolutions-anti-89435?debut_forums=0#forum2833561

    Ce que vous décrivez n’est pas une monarchie, mais bien un socialisme en décomposition.
    Le Maroc est une monarchie. Elle est surement autoritaire, et je ne doute pas qu’il y ait de la corruption et des pots de vins. Mais elle est plus liberale sur le plan économique.. Moins d’intervention de l’État, moins d’opportunités pour l’appareil d’État de se servir.
    Le degré d’intrication de l’État et de l’Économie et mis en évidence par les dépenses publicitaires.
    Plus l’État est implique dans l’Économie, moins il y a de concurrence. Moins il y a de concurrence, moins il y a de publicité. Quand il suffit de payer un fonctionnaire pour une autorisation, un marche, un douanier pour un avantage concurentiel, pourquoi se ruiner en campagne de pub. Il suffit de comparer les investissement publicitaires respectifs au Maroc et en Tunisie pour prouver que la seconde est en fait victime d’un post socialisme. Cela est confirme par ce que vous dites sur les privatisations. Un pays ou les hôtels appartenaient a l’état, ce n’est pas caractéristique d’une monarchie.
    Les incontestable succès du régime Ben ALi dans le domaine de l’éducation primaire et supérieure sont aussi très typiques des régimes socialistes dans ce qu’ils peuvent parfois, avoir de meilleur. ( Parce que le voisin algérien qui se veut aussi socialiste, et qui pourtant dispose de gros moyens, ne semble pas avoir eu un tel souci d’investir dans son peuple).

    Vos regrets d’une économie plus étatisée me laisse penser que d’une maniere ou d’une autre vous devez être proche des milieux administratif, retraite, a la rigueur journaliste d’un organe d’État ou ex d’État ou quelque chose dans ce genre. Si j’en juge par ce qui se passe en Russie, ceux qui regrettent les hôtels Intourist sont dans ce cas. Pas les employes des hôtels privatises qui ont conscience de travailler plus qu’avant mais aussi de vivre plus normalement.
    Alors même qu’a titre personnel, je serai a l’oppose de vos idées politiques, votre article m’intéresse vivement par ce qu’il me conforte dans l’intuition que ce qui se passe en Tunisie pourrait bien etre l’indice d’une vraie démocratisation moderne, parce qu’il témoigne de conflit d’intérêts entre catégories sociale économiques modernes et non comme par exemple en Libye, entre forces tribales traditionnelles.
    Comme tous ceux qui comme vous on la possibilité de s’exprimer vous êtes visiblement un enfant du régime. Votre discours très occidental est peut être trompeur sur les realite de ce que pense la majorite des tunisiens.
    J’aurai tendance a penser qu’ils souffrent plus au quotidien de l’omniprésence d’une administration pléthorique, mal payée et avide que d’un ultra libéralisme quelconque. Un peu comme en Russie. Je serai curieux de savoir si il existe des sites tunisien ne français de mouvement Islamiste, ou libéraux qui donneraient un autre son de cloche que le votre sur la réalité tunisienne ?
    Pour le moment, vu de Moscou, j’ai l’impression que cette révolution Tunisienne se passe entre la classe moyenne fonctionnarise dont vous pourriez être un représentant et la classe moyenne économique sans que le peuple ou les gens hors du système ne soient vraiment concerne.
    Je serai aussi intéressé par vos commentaires sur mon hypothèse qui est que si ces deux categories qui sont parvenues ensemble a se debarasser de Ben Ali devaient s’entredéchirer, cela paverait la voie a une toute autre révolution des vrais déshérités ou a un retour de l’armée et des forces de l’ordre surtout dans un contexte de crise assurée par la baisse du tourisme, la hausse du pétrole et des denrées alimentaires et le retour des migrants de Libye. ?

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