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eric

Travailleur émigré en russie

Tableau de bord

  • Premier article le 06/01/2009
  • Modérateur depuis le 14/05/2010
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Derniers commentaires



  • eric 1er juin 2010 08:14

    Le socialisme en rêvait, le catholicisme l’a fait ! c’est peut être la principale origine du sentiment d’urgence du combat laïque !

    J’ajouterai à ce qui précède l’hypothèse suivante. Si le combat laïque est peut être un des signes de la désespérance de la société Québécoise dans son ensemble, il est sans doute aussi le témoignage d’une certaine hargne de milieux socialisants. Pourquoi ? Parce que le catholicisme au Québec, c’est l’exemple du succès de cette religion à atteindre les objectifs qui sont ceux des socialistes et qu’ils n’ont jamais atteint nul part. D’une population dévalorisée, (exploitée ? prolétarisée ?( dans une situation un peu coloniale ?, sans pouvoir politique et économique ou culturel, à travers l’éducation , la mobilisation, l’engagement social, sans « révolution » en quelque générations, l’église a su faire un peuple moderne émancipé, démocratique, libre de choisir son destin pour le meilleur ou pour le pire. Il n’est pas interdit de penser que c’est une des choses que les milieux imprégnés de socialisme lui pardonnent le moins...



  • eric 1er juin 2010 07:58

    Le Québec désarmé ?
    Suis repassé au Quebéc pour le 400 ème anniversaire. Le catholicisme y fût ce qu’il fût à la Bretagne en son temps. Une religion, mais surtout une culture et une identité. Et dans le cas du Québec, quelle culture et quelle identité ! Une poignée de gens, ( 60 000 au départ ? ) largement abandonnée par ses élites, minorée par ses nouveaux patrons, s’est développée construite autour du catholicisme. Elle en a retenu un certain nombre de choses. D’abord l’universalisme catholique. Ce n’est pas un hasard si les Québécois pur laine ont souvent du sang indien, ce qui est moins vrais des anglos saxon de souche à la culture naturellement plus réticente au mélange.
    Un formidable engagement éducatif. c’est frappant toutes ces écoles ex catho dans les moindres villages, dont on devine qu’elles ont été voulue, construite, autour de l’église par une population avide d’éducation et d’émancipation. Dans « les invasions barbares », une élite intellectuelle de bonne qualité, dont beaucoup de profs socialisants et laïques, de la génération qui a présidé à la mort des églises et à la réforme des enseignements, se plaignent amèrement du niveau et de la motivation de leurs élèves. Ah si il avaient été comme nous. Plus loin dans le film ; on apprend qu’ils ont tous étudié chez les curés...
    Un engagement social et international remarquable. Il en reste quelque chose. Le Québec était présent par ses missionnaires, il reste un des pays les plus engagés proportionnellement dans l’aide au tiers monde. Pour combien de temps ? La langue française. Comme le breton a existé tant que les bretons étaient catholiques, avec leurs curés lettrés, leur prêches en breton etc... on sent que le français disparaîtra avec le catholicisme au Québec.
    Au pèlerinage de Saint Anne, il n’y avait pratiquement que des indiens. Je les ai regardé avec émotion. Ils sont sans doute l’avenir, si il y en a un, du Québec, du catholicisme et de la langue française en Amérique du nord. Le québécois de base était sans doute devant son écran à regarder une xième émission sur les problème de la solitude de l’homosexuel de 50 ans dans l’ottawais, à lire les controverses sur, les clubs échangistes avec pignon sur rue sont ils légaux ou pas, sur les accommodements raisonnables ou plus vraisemblablement encore, à tondre une xème fois son gazon.

    Quand cela va très mal, peut être se souvient il encore d’où il vient ? dans le délicieux film sur l’île qui se cherche un médecin, la population, par réflexe, se réunit dans l’église, autrefois centre d’une riche sociabilité, désormais déserte, mais entretenue comme élément du patrimoine, pour essayer de trouver une solution de survie.

    Les bretons ont cessé d’être catho, et de parler breton, ils sont devenus socialistes, laïques, et ils tentent désespérément de faire revivre une langue morte de se découvrir une identité celtique communautariste parfaitement étrangère à l’ouverture et à l’universalisme qu’ils avaient reçu en partage. Bref, des tendances anglos saxonnes mondialisées ?

    « Dégénération » ? Lors du passage en Bretagne du groupe mes aïeux, les bretons étaient en larmes.

    Un gros oubli cependant dans la chanson. Tous les québécois n’avaient peut être pas 14 enfants, ils n’étaient peut être pas tous agriculteurs, mais ils étaient tous à la messe tous les dimanches.

    Alors ? On ne fait pas vivre une foi artificiellement, on ne va pas à l’église par devoir. Le catholicisme ne peut sans doute pas vivre d’être exclusivement une nécessité fonctionnelle à la survie d’une identité. D’autre part, devenus anglo saxon, parfaitement normalisés en Amérique du nord, ce qui restera des québécois ne sera pas nécessairement plus malheureux pour autant.
    Rétrospectivement , le combat inutile pour la laïcité, dans un contexte de disparition du catholicisme apparaîtra peut être comme un des symptômes, avec la divorcialité, la natalité catastrophique et les gazons impeccables de la période de nihilisme ultime où les québécois auront renoncé et se seront laissé disparaître comme une peuplade en perte d’espoir, pressée d’accélérer sa propre fin.

    Mais bon, comme disait Malraux, la beauté des cultures morte appelle les plus belles renaissances....Même le combat laïque témoigne d’une culture catholique. Cela n’existe pas de la même manière chez les peuples de culture protestante. Peut être que tout n’est pas perdu. Mais je suis pessimiste.



  • eric 1er juin 2010 06:54

    Conclusion provisoire ? Ah si Israël avait eu un Mitterrand pour aller discrètement dynamiter les navires au port... ???



  • eric 1er juin 2010 06:33

    A ibn Tamiia. C’est vrai. La « rue arabe est profondément anti israélienne ». Et plus il s’agît d’arabes éloignés d’Israël plus cela est vrai. J’ai déjà raconté ici une discussion entre un combattant palestinien rescapé de Tal el zatar, un algérien, un juif anti sionniste et moi même. L’algérien était prêt à « une guerre de1000 an pour libérer les terres sacrées avec des millions de morts si il le faut. Le palestinien professait un souverain mépris pour les autres arabes, moins évolués, faute d’avoir été en contact avec les israélien et en était à souhaiter une mauvaise paix plus tôt qu’une bonne guerre.

    On ne peut pas nier que la création de l’État d’Israël sur des terres arabes, ne peut être ressenti par ceux ci que comme une spoliation et un déni de droit. Et au combien en particulier en ce qui concerne les palestiniens. J’ai un autre copain, prof de philo à UB fils d’une parlementaire palestinienne à l’époque. Il a a peine connu les orangers que sa famille possédait prêt de tel aviv avant qu’elle ne s’enfuie, mais ce n’est pas demain la veille qu’on lui fera oublier qu’il ne peut même pas aller les visiter. C’est encore plus compréhensible que de vouloir récupérer » l’alsace et la Lorraine« .

    Enfin, il est clair que l’existence même d’Israël, et l’incapacité des 300 millions à y faire quelque chose a un aspect particulièrement humiliant pour des gens qui professent une religion pour laquelle les juifs, comme les chrétiens sont de dhimmis, ont tort, et ne sont pas dans la vérité. C’est vraisemblablement un cause possible de schizophrénie potentielle au même titre que la confrontation avec l’occident en général. Nous sommes les bons et les justes, alors pourquoi sommes nous incapables de développement, de démocratie, de technologie ou tout simplement de vivre normalement.

    Cependant au delà de ces sentiments justifiés, ou légitimes, ou compréhensibles, il y a aussi et peut être surtout l’utilisation d’israel comme bouc émissaire par tous les régimes du coin. Quand justement j’habitai chez des »frères musulmans« à Alep, il était frappant de voir les »grandes victoires syrienne« sur Israël en boucle à la télé, pendant que les locaux en étaient réduit à acheter leur sucre au noir aux trafiquants venus de Jordanie.

    Maintenant, on ne demande pas son avis non plus à la rue occidentale, car un sondage de ce type serait considéré comme contraire au droit de l’homme, mais le sentiment général serait sans doute, on veut bien tout comprendre mais il commence à nous les briser menu avec leurs complexes, leurs bombes et leurs actes terroristes, leurs femmes minorées et leur culture d’éleveurs de chameaux tous juste bons à nous vendre leur pétrole.

    Et après tous ces préjugés, ces demie vérités, on fait quoi ? Eh bien si on a un tout petit peu le souci de son pays, de son peuple, on fait comme Sadate, onprend son avion et on va négocier une paix mal taillée pour pouvoir à plein temps, s’occuper des vrais problèmes de la »rue arabe’, manger, boire, recevoir une éducation avoir un travail et vivre en paix. Préoccupation beaucoups plus présentes, quotidiennes et vitales que le ressentiment anti israélien et pour lesquelles existent des réponses potentielles plus réalistes que l’éradication militaire d’une puissance nucléaire. Mais évidemment, pour beaucoup de dirigeant arabes, il est plus facile et paradoxalement moins couteux, de continuer à combatre des moulins à vent



  • eric 31 mai 2010 21:50

    Je voudrai revenir sur mon commentaire précédent. On voit bien la solidarité de classe entre alter écolobiotrotskiste et islamistes, qui sont les uns et les autres des représentant frustrés et d’une petite classe moyenne à diplômes, sans arrêt déchirée entre l’angoisse à l’idée que ses propres insuffisances expliquent ses insuccès, la tentation de croire sincèrement qu’il y a des méchants quelque part qui sont responsable de leur malheurs (élite hyperlibalemondialisé ou juifssionistesimpérialistes, ce qui dans leur inconscient collectif est plus ou moins la même chose) et le choix hypocrite de choisir les poitiques du pire, en se disant que, collectivement, au hasard de troubles globaux, ils parviendront enfin à leurs buts sans être trop regardant sur les moyens. Pour autant, je les vois qualifier ici fréquemment d’antisémites. Je pense que c’est un contre sens. Malgré leur grande inculture et leur oeillères, ils ne sont pas assez ignorants pour ne pas savoir que la population d’Israel, notamment dans ses composantes sépharade est en réalité « racialement » très proche des populations arabe. Ce n’est pas non plus principalement parce que que « quelque part » Israel a quelque chose à voir avec la religion, chose qu’ils exècrent parce qu’elle concurrence leur prétention à détenir l’origine du sens qu’il réagissent aussi viscéralement (dans ce cas, il devraient être encore plus antimusulmans). Non leur espèce de haine obsidionale d’est sans doute pas principalement du racisme. Je pense que ce qu’il reproche principalement à Israel c’est d’être comme nous, une démocratie, libérale assez laïque tolérante et ouverte. Pourquoi pas la Belgique alors me direz vous ? Ils voudraient bien ! Mais qui ira mourir à leur place pour libérer la belgique de l’élite hyperlibéralmondialisé à la solde du grand capital, qui que ?

    Ne nous trompons pas de combat, ne les imitons pas en traitant de raciste fachistes Nazis etc. Ils sont en réalité plus nihilistes qu’autre chose, appelant de leur vœux la destruction de la société dont ils ont un pur produit et cherchant désespérément les supplétifs qui le feront à leur place.

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