Ces cas particuliers ne permettent pas de généraliser. Bien sûr qu’il y a de nombreux mauvais petits commerçants également, des qui sont trop chers et qui margent trop, des qui vendent ou font de la mauvaise qualité, des qui ne savent pas ce que c’est que d’accueillir un client, etc. Il y a vraiment de tout. À l’inverse, il y en a de très bons, dont les prix sont raisonnables (c’est hélas le plus rare), dont l’accueil est à l’avenant de la qualité des produits, etc. À nous de bien les choisir.
Au contraire, dans les grandes surfaces, tout est uniforme, et plutôt en mal : toujours cher, toujours des escrocs, toujours des mauvaises pratiques, que ce soit vis-à-vis des fournisseurs ou des salariés.
Bref, tout n’est pas rose dans le petit commerce, loin de là, mais, par contre, tout est noir chez les grandes surfaces.
Le plus triste dans cette histoire, c’est que la plupart des français, toujours prompt à se plaindre du climat économique délétère de notre pays, ne comprenne pas qu’une partie de celui-ci est causé par leurs pratiques d’achat, et par le comportement des cinq grandes centrales d’achat envers leurs fournisseurs qui, on l’oublie souvent, sont au final une partie de nos employeurs.
Vos arguments font parfaitement sens, cependant, les prix annoncés sont terriblement élevés.
Dans la région où j’habite (Loire), je peux acheter des cerises bio à 3,50 € le kg, et les cerises non bio chez les primeurs se vendent aux alentours de 2,80 € le kg, alors qu’ils ont exactement les même contraintes que vous mentionnez.
Si, pour les cerises des primeurs, je ne sais pas où elles sont ramassées, pour les cerises bio à 3,50 €, je sais qu’elles viennent bien de la Loire et je doute que le producteur qui me les vendent soit du genre à faire travailler du sans papier sans le payer, ni même à le payer au noir (je peux me tromper bien sûr, mais des quelques discussions que nous avons eu, il semble plutôt bien orienté — à gauche donc :p —, contrairement à nombre de paysans qui sont bien plus à droite :/).
Suite à une conférence de Christiant Jacquiaud sur les pratiques des grandes surfaces, j’ai décidé de les boycotter, il y a de cela environ 8 années maintenant. Avec une qualité de produits souvent bien meilleure, pour une dépense finalement à peine plus élevée, voir moindre selon les denrées dont il est question, je n’ai plus besoin de mettre les pieds dans ces antres du mal. Pour aider ceux qui souhaiteraient faire de même, je peux essayer de préciser où je me fournis :
* Nourriture : Biocoop ou autre épiceries bio, marchés de producteurs locaux, paniers paysans, éventuellement charcutier / boucher / traiteur s’il manque des choses entre les paniers et les marchés ; * Équipement de la maison : quincaillerie, droguerie, boutiques spécialisées, disponibles en centre-ville ou proches * Produits ménagers : biocoop/satoriz , voir confection moi-même * Autre : il y a, de toutes les façons, encore toujours un commerce de centre-ville qui en vende. Que ce soit pour l’habillement (mais alors là, il est difficile de trouver du bio ou du fabriqué en France, mis à part sur internet), les rideaux, etc.
Bref, se passer de grande surface, c’est possible, et pas forcément bien plus cher ! Ça aide en outre à se limiter au strict nécessaire et à ne pas gaspiller notre argent dans des objets futiles et inutiles.
Ça me semble au contraire assez différent. En intérim, l’on sait combien d’heures l’on va faire et l’on peut ainsi estimer la somme que l’on va gagner. En outre, il reste possible d’avoir plusieurs employeurs, ce qui n’est pas non plus le cas avec ce genre de contrat.
Ce type de contrat est bien pire. Non seulement vous avez un revenu potentiel de 0 par mois, mais en plus il ne vous est pas possible d’aller ailleurs pour un complément si le nombre d’heures proposées ne suffit pas.
Bien entendu, précisons que nous restons pourtant déjà, dans le cas très dégradé où le travailleur a besoin de plusieurs employeurs pour assurer sa survie … :/
Je ne remets absolument pas en cause ce que vous évoquez. À mon sens, l’un n’empêche pas l’autre.
Je suis tout à fait d’accord pour que l’on s’assure d’un très bon niveau de français tout au long de la scolarité, dès l’école primaire. C’est même une évidence et il me parait toujours aussi incroyable de voir que des cas tels que celui que vous évoquez puissent exister en France.
Mais, quoi qu’il en soit, cela ne doit pas empêcher l’éventuel enseignement d’une autre langue au plus tôt, en primaire, voir même pourquoi pas en maternelle. Plus ils sont jeunes, mieux ils apprennent. J’en veux vraiment pour preuve tous ces jeunes enfants métisses de deux cultures. Ils parlent bien les deux langues de leurs parents dès leur plus jeune âge. Et le fait d’apprendre deux langues pour eux ne signifie pas qu’ils maîtrisent chacune d’elle moitié moins bien que ne la maîtriserait un enfant élevé avec une seule langue maternelle.