C’est un faux problèmes. Diminuez le coût du travail, et cela diminuera d’autant nos salaires. Nous pourrons donc payer d’autant moins.
Ainsi, diminuer le coût du travail pourrait effectivement bien permettre de diminuer le prix (à supposer que le restaurateur joue le jeu, ce qui, on l’a vu suite au cadeau Sarkozy sur la TVA n’a pas du tout été le cas), mais, puisque nous aurons tous moins d’argent, nous pourrons nous permettre moins au restaurant. Ainsi n’irons-nous pas plus au restaurant et le problème restera entier.
La vrai question est plus : comment donner envie aux gens de sortir manger au restaurant ?
Vous pointez un problème fort juste : c’est notre société, toute entière, qui, d’une manière générale, ne se préoccupe plus que d’économie. Tout est vu au travers de l’argent. Pas étonnant que dans ces conditions, tout ce qui est non mesurable directement, mais pourtant tellement important, tel que, pour la restauration, la qualité et la fraîcheur des produits, le service rendu au client, ne sont plus pris en compte. Cela nous donne au final le résultat d’aujourd’hui.
Lorsque les restaurateurs auront compris qu’au lieu de nous voler, ils feraient mieux de faire de la bonne cuisine, de bien nous accueillir et de bien nous traiter, ils verront que la clientèle sera au rendez-vous.
On remarque d’ailleurs que, en général, ceux qui font bien leur travail ne désemplissent pas, contrairement aux autres. Il reste possible, et c’est heureux, de se trouver de bons restaurants. Et ils ne sont pas plus cher que les mauvais !
Reste que, il serait utile de ne réserver cette appellation qu’au vrai restaurants. Les réchauffeurs et autres fournisseurs de daube industrielle ne méritent pas cette appellation trompeuse. Nous voulons savoir d’où proviennent leurs ingrédients, comment ils sont préparés.
Leurs déclarations sont également à mettre en relief avec ce qu’ils avaient annoncés lorsque Sarkozy leur a offert là TVA à 5,5% au lieu de 19,6%. Ils allaient embaucher disaient-ils. Or, il n’en a rien été.
Prétendre aujourd’hui que passer la TVA de 7% à 10% les contraindra à licencier est au mieux un mensonge éhonté. Il faudrait même remettre la TVA à 19,6%, puisque la baisser aura été totalement inutile.
@docdory Il y a un seul point sur lequel je ne suis pas en accord avec vous : c’est sur le fait qu’il n’est pas souhaitable d’enseigner aux enfants une autre langue alors qu’ils ne maîtrisent pas encore suffisamment les fondamentaux de leur propre langue.
Plus les enfants apprennent tôt, mieux ça rentre. Il n’y a qu’à voir l’exemple de tous ces enfants de couples mixtes, dans lequel chaque parent apprend sa propre langue à leur enfant, permettant à ces derniers d’être bilingues quasiment de naissance.
Il n’est pas nécessaire de bien maîtriser une langue avant d’en apprendre une autre. Par contre, bien entendu, il n’est pas nécessaire d’enseigner forcément l’anglais. De nombreuses autre langues seraient dignes d’intérêt.
@ZenZoe Autant je suis en accord avec vous lorsque vous expliquez que l’apprentissage de la langue ne doit pas être uniquement basé sur des raisons utilitaristes (que j’ai appelées « économiques » dans mes messages), autant, si nous sommes en accord sur ce postulat, je vois alors peu de raison de privilégier l’anglais plutôt que toute autre langue.
L’allemand, l’italien et l’espagnol, par exemple, seraient déjà trés enrichissants. Complétons-le avec quelques langues d’asie orientale telle que le chinois ou le japonais et nous aurions déjà des possibilités d’échanges et d’enrichissements culturels démultipliés.
L’anglais n’est pas à dénigrer pour autant, puisque de grands auteurs britanniques ont également une grande valeur culturelle, mais pas de là à justifier une telle proéminence de l’anglais.