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Mycroft

Docteur Ingénieur en informatique, de l'école Centrale de Nantes, je suis actuellement en poste dans le domaine de l'informatique sur de fonctionnement. Je suis athé, et je ne crois plus en aucun des partis politiques français existant à l'heure actuelle (même si JL. Mélenchon me parait un moindre mal ). J'accorde plus d'importance au mot "égalité" qu'au mot "liberté" dans notre devise, ce dernier étant à mon sens bien trop vide de sens, trop souvent utilisé comme prétexte à toutes formes d'abus, de tricherie et de comportement épicurien et disproportionné.

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  • Mycroft 15 mars 2010 16:22

    On a un peu l’impression de marcher sur la tête, là.

    En gros, vous dites à l’Allemagne : c’est mal, vous ne dépensez pas assez. Mais sans regardez les manques existants en Allemagne. Vous ne lui demandez pas de dépenser pour améliorer le niveau de vie de sa population, mais de dépenser... pour dépenser.

    C’est absurde. Il est inutile de dépenser de l’argent, donc des ressources, si on en a pas le besoin. L’Allemagne n’est pas un pays dans lequel on meurt de faim, que je sache.

    Pour préserver votre modèle économique basé sur la concurrence, notamment entre pays, vous semblez près à vous opposer au bon sens même.

    La situation prouve justement que le problème vient bien, non pas de la faible consommation allemande, mais bien du système actuel, dans lequel il faut chercher du travail pour gagner de l’argent, alors qu’un système dans lequel on se réunit pour se partager équitablement le travail et l’argent n’amène pas à de telles absurdités.



  • Mycroft 12 mars 2010 15:22

    Le problème du faire mieux pour le même prix, c’est que souvent, c’est tout simplement « l’employé fais plus d’effort pour le même prix ».

    Bien sur, quand intervient la science, c’est un peu différent. Là, oui, la technologie nous permet d’optimiser. Mais la technologie n’est pas applicable partout.

    Les « optimisations » de manager sont souvent de simple pression et chantage. Ou alors ce sont des méthodes générique d’organisation, qui sont bien sur inefficaces, puisqu’une équipe, ça s’organise en fonction des personnes qui la compose et pas autrement. C’était d’ailleurs pour ça que le système d’il y a 20 ans marchait plutôt bien : le manager, c’était l’ancien, le gars qui connaissait les autres, qui avait de la bouteille. Maintenant, c’est un illuminé, qui croit qu’on peut « optimiser » le travail par des méthodes simple, tout comme madame Irma prétend lire l’avenir dans les étoiles. Dans le meilleur des cas, on fait des économie de fond de tiroir, dans le pire, on réduit la qualité de vie des employés, ou la qualité du service, voir, souvent, les deux.

    Je vous l’accorde, il y a un problème de blocage qu’il faudrait résoudre. Une première solution serait de mettre à la poubelle ceux qui prétendent incarner le changement à l’heure actuelle, et de prendre des gens qui ont l’expérience nécessaire pour incarner le changement, c’est à dire d’ancien petit fonctionnaires, et plus les madames Irma des cabinets de consultants.



  • Mycroft 12 mars 2010 15:02

    En même temps, il fallait bien réussir à faire passer la pilule du système d’économie libre vis à vis de l’économie contrôlé à la population. Et pour cela, il fallait simuler un niveau de vie meilleur que la concurrence, à savoir le communisme.

    Voilà ce qu’on veut faire payer au peuple grecque à l’heure actuelle, puis aux autres. La facture de la guerre froide.

    Parce que pour entretenir le mythe disant que les riches, en s’enrichissant, agissent dans l’intérêt des pauvres, il a fallu de la poudre aux yeux. Il a fallu raser gratis, et reporter la dépense à plus tard. Parce que le peuple, en démocratie, ne peut pas se serrer la ceinture à coté de personne qui se gave. C’est inacceptable. Et c’est ce qu’on voudrait, maintenant, nous faire accepter, puisqu’on a réussi à couler la concurence ?

    Le monde avait trouvé un équilibre entre communisme et libéralisme, après guerre. Mais ce système imposait la solidarité aux possédants, limitait leur puissance, et ils ont tout fait pour le couler. Ils y sont arrivé, à notre grand désespoir.

    Mais les conséquences de leurs actes sont aussi dramatiques que les erreurs des dirigeants soviétiques. On vis la même chose, à 20 ans d’écart.

    Sauf que nous sommes une démocratie, et même si nous nous sommes fait arnaquer, nous ne sommes pas obligé de continuer à nous faire avoir. Nous ne sommes pas obligé de rembourser cet dette, faite dans l’intérêt unique de ceux qui ont voulu nous faire gober que « tout s’arrangerait si on laissait les riches s’enrichir, le capital se développer ». Nous pouvons nationaliser les banques. L’économie n’est pas une science, pour la simple raison que les lois économiques, nous pouvons décider de les rendre vraies. 

    On commence à voir que le système suivie jusqu’à présent, le modèle anglo saxon, du « propriétaire roi » est aussi peu efficace que le modèle communiste dictatorial.

    Il serait peut être temps de revenir à l’après guerre. Beaucoup d’impôt, sans exonérations permettant aux riches de s’en exempter (je ne parle pas seulement du bouclier fiscale, mais surtout des niches fiscales qui permettent de s’en désister)

    Que les grecques n’oublient pas que le pouvoir de leur créancier n’est pas réel. Ils peuvent décider de ne pas payer, tout les pays endettés peuvent décider de ne pas payer. Et comme il s’agit des pays occidentaux dans leur ensemble, pays dans lesquels la vie est la plus plaisante, pour des raison climatique, et de niveau de développement, ils peuvent arrêter d’emprunter, et remplacer l’emprunt par un impôt progressif plus important, notamment sur les classes aisées. Le retour à une époque durant laquelle les états n’étaient pas poussé à faire la courses à l’impôt le plus faible possible, en somme. Le retour à l’après guerre. 



  • Mycroft 11 mars 2010 15:17

    En même temps, les gens qui critiquent les fonctionnaires sont souvent des manager, des comptables, des « spécialistes » du management et de l’économie qui sont souvent des comptables

    Qu’il faille une critique objective des services publique, oui, mais encore faut il qu’elle soit fait par des gens qui connaissent le métier, en tant que « client » ou que pratiquant, et non pas en tant qu’expert en management (aussi appelé charlatan).

    Voyez vous, objectivement, quelque chose à reprocher aux pompiers. Je vois certaine chose à reprocher à certain fonctionnaire, (des horaires d’ouverture inadaptés) ainsi qu’au organisation administrative (trop peu de centralisation de l’information, ce qui provoque une multiplication des formalités administrative, trop de contrôle sur les petits, alors que ces contrôles coûtent plus qu’ils n’apporte, quand le contrôle sur les gros, lui, rapportent plus qu’il ne coûte.) mais certainement pas aux pompiers.



  • Mycroft 11 mars 2010 14:12

    Ho, je suis tout à fait conscient d’être un bolcheviste. Système qu’il faudrait un jour envisager de tester, quand on sait qu’il y a toujours eu un dictateur pour empêcher sa réelle mise en place (un peu comme il y a longtemps eu des dictateurs en France pour empêcher la mise en place de la démocratie, mais on a fini par la faire passer. Il faut dire que le reste du monde n’a pas tout fait pour qu’on revienne vers un autre système).

    Démocratie et libéralisme économique ne vont pas forcément de paire. Les rares pays où le libéralisme économique a été testé, en Amérique latine, n’était pas non plus de grande démocratie dans laquelle les gens vivaient bien, loin de là. Quand aux USA ou à la Grande Bretagne, les libéraux eux même disent de ces pays, depuis la crise, qu’ils n’ont jamais été libéraux. L’argent se concentrant inévitablement par effet levier, si on ne met pas d’obstacle à la chose, le système de gouvernement qui va s’associer automatiquement au libéralisme économique est la république bananière, ne donnant pas des résultats mirobolants.

    Le système bolchevique est assez proche de la coopérative ouvrière, un système qui montre une certaine efficacité, quoi que vous en disiez. Il ne reste qu’à intégrer à ce système l’expertise scientifique, seul domaine dans lequel l’élitisme à un sens, car on ne choisi pas les lois scientifiques, on les découvre. Contrairement aux lois économiques, sociales, politiques et managériale. On remarque d’ailleurs que les systèmes qui sombrent sont les systèmes dans lesquels ces lois sont décidés par des spécialistes et non par la communauté et le vote populaire.

     

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