@Yann Esteveny Tout à fait d’accord. Et nous apprenons par ailleurs à distinguer les pervers narcissiques par leur capacité à se faire passer indéfiniment pour des victimes alors qu’ils sont les bourreaux.
@P.-A. Teslier Ce qui peut paraître absurde aux hommes ne l’est pas forcément pour Dieu. La Trinité est également un mystère pour les Chrétiens, mais la rencontre avec Dieu se fait toujours avec l’une des personnes de la Trinité et pas toujours la même. Cela se passe et nous ne comprenons pas comment. André Frossart disait « J’ai rencontré Dieu comme on rencontre un platane. C’est un fait, point final ! » Dieu ne peut se comprendre qu’en le rencontrant. Et pour le rencontrer, le mode d’emploi est dans les Evangiles. J’ai fais comme c’était écrit et ça marche. Tout passe par son amour, mais si vous le rejetez à priori, il ne se passera rien. Le rejet de cet amour est profondément en nous. C’est ainsi que sont nées toutes les hérésies judéo-chrétiennes, dont l’islam. Aucun adepte de ces hérésies n’a jamais rencontré Dieu. Les croyances, c’est pour ceux qui n’ont jamais rencontré Dieu. Pour les autres, on parle de foi. Les rites doivent être des occasions de rencontre avec Dieu, mais ils sont principalement un moyen de souder la communauté. La république laïque a ainsi inventé un nombre considérable de rites. J’assiste très souvent à des cérémonies avec des pompiers et le rituel est aussi important que dans l’Eglise, avec uniformes, formules récitées par cœur et musique.
Jésus lui-même a demandé sur la croix à son père « Pourquoi m’as-tu abandonné » La question est pertinente et mérite d’être posée. L’indignation devant le mal est saine et c’est plutôt un signe de santé spirituelle. C’est au contraire la résignation devant le mal qui fait de Dieu un complice du mal.
Les Psaumes sont remplis de cris et d’interpellations jetées à la face de Dieu. Lisez aussi le livre de Job. Job résiste aux explications trop faciles de ses amis que nous entendons bien trop souvent et à continué de demander à Dieu raison des souffrances de l’homme. Job n’est pas un personnage réel, mais ce livre est un sommet de la spiritualité autour de la souffrance.
Jésus nous enseigne que pas un moineau ne tombe à terre sans que Dieu le sache et le permette (Matthieu 10,29). Dans Matthieu 13.28 (la parabole du bon grain et de l’ivraie) c’est un ennemi du maître qui est accusé d’avoir fait le mal. Dieu n’est donc pas complice du mal, mais il prend le temps pour l’éliminer.
La souffrance, c’est le moyen que Dieu a choisi pour briser nos chaînes et nous montrer l’infini de son amour. Parce que le mal existe, il en a pris sa part de la souffrance de l’humanité par amour. Dieu ne nous demande pas de souffrir par des mortifications où d’autres exercices pas très spirituels. Mais la souffrance du monde existe et nous pouvons, à l’image du Christ, en porter le petit bout que nous sommes capables de prendre par amour pour diminuer la souffrance des autres et hâter le salut.
La venue de Dieu sur terre par Jésus marque sans doute le début de la fin des temps ; nous ne savons pas quand cela arrivera. Depuis Jésus, Satan sait qu’il est déjà condamné et fait tout ce qu’il peut pour entraîner un maximum d’humains dans sa chute mais il ne connaît pas les desseins de Dieu pour ces hommes. Si Dieu ne le dit pas à Satan, il ne peut nous le dire, mais nous savons qu’il veut qu’un maximum de personnes soient sauvées. Le salut de Dieu, c’est d’être face à Dieu dans son amour pour l’éternité. Ce n’est pas forcément facile pour tout le monde. Nous avons encore la liberté de refuser cet amour et beaucoup d’hommes le font malheureusement.
Le sacrement de baptême n’est pas un Talisman qui nous protègerait du mal quoiqu’il arrive. C’est une occasion que nous avons de rencontrer Dieu, encore faut-il que nous le voulions. Beaucoup de baptisés préfèrent encore leur tranquillité et contribuent, au minimum par leur passivité, à répandre le mal. Le mal ne peut se combattre qu’en répandant le bien autour de soi.
@lloreen Pas la peine d’aller chercher si loin. Il existe beaucoup de crimes en France où le meurtrier dit avoir entendu des voix avant le passage à l’acte. C’est également un symptôme de la schizophrénie. Ces crimes s’avèrent n’avoir que des causes insignifiantes, ce qui ne justifie pas l’utilisation d’une arme sophistiquée. Tous les schizophrènes et tous ceux qui entendent des voix ne passent pas à l’acte et loin de là. Pour un passage à l’acte, il faut que des barrières cèdent et le contexte culturel dans lequel ces personnes vivent peut être déterminant. La plupart des Musulmans sont des personnes équilibrées qui ne se laissent pas impressionner par les injonctions au crime du Coran, mais quelques-uns cèdent. La peur, distillée comme arme de contrôle par les salafistes, peut démultiplier ce petit nombre.
@njama Les tueries de masse aux USA n’utilisent pas le même mode opératoire. L’utilisation d’un couteau peut pratiquement être considéré comme une signature. Franchement avez-vous déjà entendu les pêches de salafistes. J’ai vu une vidéo où un prédicateur des Frères Musulmans faisait un prêche en Français sur le paradis Musulman. Il expliquait le système des bons et des mauvais points et de la balance pour le jour de la rétribution. Jusque là, pas grand chose à redire sinon qu’à un moment il fait cet aparté : « Pour ceux qui ont beaucoup péché, ce sera difficile, mais il existe un moyen pour éviter le jugement et aller directement au paradis. C’est écrit dans le Coran » Cela peut paraître anodin, sauf que ce qui est écrit dans le Coran peut faire froid dans le dos. Comment alors interpréter « Dieu aime ceux qui vont jusqu’à tuer [qâtala] sur son chemin [c’est-à-dire pour Lui] en rangs serrés, pareils à un édifice renforcé » (S61, 4). Si Dieu aime ces personnes, il doit forcément leur donner le salut.
Parcourez le Coran. Selon Laurent Lagartempe (Origines de l’Islam. Édition de Paris, 2009) et Leïla Qadr (L’islam, ce pâle astre lunaire), « deux cent cinquante versets qui incitent au jihad, mille cent versets de violentes diatribes contre la catégorie indéfinie et innombrable des kafirun-mécréants, c’est-à-dire tous ceux qui refusent de se soumettre. Mille cinq cents versets de violence contre les païens indéfinis et les Bédouins. Deux cents versets haineux contre les juifs. Cent versets contre les chrétiens ; la moitié des versets sont consacrés à une colérique exécration de tous ceux qui ne sont pas musulmans. Quatre cents versets sont de graves délits de provocation ». Une fascination pour la mort et l’Enfer, et se lisent des liens troubles et insistants avec les forces d’outre-tombe. Le Coran est en dialogue permanent avec la mort et la violence meurtrière.
Vous allez proclamer que ce n’est pas votre lecture et c’est tant mieux, mais vous ne pouvez ignorer que cette lecture est également possible. Que pouvez-vous faire pour l’empêcher alors qu’il n’existe aucune autorité morale reconnue par tous dans l’islam ?
Nous n’avons pas encore la preuve de cette lecture comme source unique de ce crime, mais en tout cas, cela ne peut qu’atténuer les barrières qui empêchent le passage à l’acte. Les crimes fait par des personnes non musulmanes sont tout aussi graves mais ne peuvent atténuer la gravité de cet acte. On ne peut combattre le mal par plus de mal encore. L’humain est fragile et il existe des forces qui révèlent et exploitent ce qu’il y a de plus noir en nous. Le Coran est l’outil d’une de ces forces sans en avoir l’exclusivité.