@Daniel PIGNARD Bravo, Luc est effectivement un historien très précis, même s’il n’a pas été un témoin direct. Il a probablement pu rencontrer Marie pour connaître les récits de l’enfance de Jésus. Les historiens actuels donnent une date différente pour la mort de Jésus. Ils donnent des années différentes pour le 14 nissan qui tombe un vendredi. Ils proposent les années 27, 30, 33 et 36, 27 et 36 étant moins probables et le consensus semble tomber sur le 7 avril 30.
@Yann Esteveny C’est tout à fait ça. Les Catholiques ont l’avantage de pouvoir voir l’Esprit Saint en action et parfois de rencontrer Jésus. Bien entendu, il ne faut pas en attendre une nouvelle révélation, mais il peut préciser son enseignement, histoire que nous ayons bien compris. Écriture reste un témoignage, écrit de mémoire par les Evangélistes, mais un témoignage soutenu par l’Esprit-Saint. L’Esprit-Saint n’empêche pas l’Evangéliste de mettre un peu de lui-même dans le texte, mais il éclaire l’Evangéliste sur l’enseignement de Jésus. De même, la tradition et le Magistère contiennent bien ici ou là quelques fautes, mais la réalité de Dieu y est toujours confirmé, les dogmes ne remettent jamais en cause la révélation contenue dans les Evangiles. L’Enseignement donné par l’Esprit Saint suit notre capacité à comprendre la révélation. Comme l’homme apprend toute sa vie, l’Eglise apprend et continue à apprendre jusqu’à la fin des temps.
@Decouz Les pharisiens sont bien à l’origine du mouvement des rabbins (rabbanites) qui a donné le judaïsme actuel. Ils ont pu mettre en place une organisation sans le temple qui de ce fait a pu survivre à sa destruction. Il est dommage qu’ils aient supprimé dans Isaïe quelques versets qui parlent de Jésus... Petite question bien actuelle : Comment reconnaître aujourd’hui un Messie de la tribu de Juda si plus personne se sait de quelle tribu il est originaire ? Au moins, au premier siècle, les habitants de Nazareth savaient qu’ils étaient tous descendants de David, le nom du village qu’ils avaient fondé à leur retour de l’exil le confirme.
Quand aux Evangiles, les historiens actuels vous diront le contraire. Tous les éléments de contexte s’avèrent exacts dans les deux Evangiles qui situent le contexte : Luc et Jean. Même le recensement qui a eu lieu à la naissance de Jésus a été retrouvé. Il s’est passé entre -6 et -4, ce qui donne une approximation de la date de naissance de Jésus. Par contre, la date du 25 décembre pour la naissance de Jésus semble être la bonne. Les historiens se basent sur les périodes de service au Temple du père de Jean-Baptiste, un lévite. Nous savons également que les Evangiles ont été écrits très tôt en Araméen et non en Grec (37 pour Matthieu, 42 pour Marc, avant 49 pour Luc et à peine plus tard pour Jean). L’archéologie nous donne la distribution des noms au premier siècle grâce aux pierres tombales. La distribution des noms dans les Evangiles suivent bien la distribution trouvée par les archéologues, ce qu’un auteur tardif n’aurait pas pu deviner. Tous les Evangiles apocryphes n’ont pas cette qualité...
@JPCiron Vous vous improvisez théologien, mais faudrait commencer à étudier les religions... L’islam s’est construit en opposition du Judaïsme et du Christianisme et le monothéisme strict qui semble en être le premier dogme n’en n’est pas un. C’est juste un argument pour s’opposer à une Trinité Chrétienne qu’ils n’ont pas compris. Le sujet de l’islam est ailleurs. Il est né du refus de l’amour de Dieu, déjà présent dans quelques hérésies judéo-chrétiennes comme l’ébionisme ou le Nazaréisme qui ont développé la christologie que nous trouvons dans le Coran. Sans cet amour de Dieu, il faut une loi pour contrôler le comportement des humains et tout le Coran en est bien une. Par ailleurs, ce Dieu est si lointain que les Musulmans scrutent la paroles supposées de Muḥammad pour savoir ce que Dieu veut. Sans la présence de Dieu, Muḥammad devient le modèle à suivre, celui qui dit tout ce que Dieu devrait dire. Alors le Dieu, est-il Allah ou Muḥammad ? Quand les Musulmans affirment que l’association est un crime pire que le meurtre, ils détournent la tête de leur propre comportement. Sans la présence de Dieu, l’islam n’est plus un monothéisme, mais un mono-prophétisme. Dans le Coran, tous les prophètes de la Bible, de la religion de Petra, du manichéisme, du zoroastrisme sont convoqués pour annoncer ce que Muḥammad n’aurait fait que rappeler. Il faut donc être bien ignorant de toutes les religions pour affirmer une telle chose. L’islam affirme être la religion d’Abraham ; visiblement, ils n’ont pas tout compris des textes décrivant Abraham. Les arabes n’ont même jamais prétendu descendre d’Abraham avant la naissance de l’islam. Comment serait-il devenu soudain leur ancêtre ? La miséricorde de Dieu apparaît déjà d’une manière absolue dans l’histoire d’Abraham. Dieu pardonne même ceux qui ont péché pour sauver la vie de quelques justes. Pourquoi la miséricorde en islam n’est pas absolue et n’est finalement que le signe de l’arbitraire d’Allah ? Par ailleurs, l’islam ne s’arrête pas à Abraham, mais à Adam, tant qu’à faire. Il aurait été le premier Musulman, sur quelle base ? Comment Dieu peut-il confirmer aux hommes ces allégations alors qu’Adam n’a pas pu exister ? Faut-il faire confiance à non seulement un homme seul, mais aussi à tous les hommes qui aurait transmis la parole ? L’un de ces transmetteurs nous aurait menti ? L’islam apparaît aujourd’hui aux yeux des historiens comme une construction intellectuelle voulue par les califes, en particulier ʿAbd Al-Malik à partir de 694, soit 60 ans après la mort supposée de Al-Qasim ibn Abd Allah, dit Muḥammad à partir de 684 environ par le prétendant malheureux au calfat ʿAbd Allah ibn Al-Zubayr. Avant cette date, il n’existe aucune mention écrite de Muḥammad et le mot « mḥmd » peut tout aussi bien être un participe : « le loué » en arabe ou « le désiré » en araméen, « le désiré » correspond sans doute mieux à la prédication eschatologique des proto-Musulmans de cette époque, mais « le désiré » ne pouvait être que Jésus... Une translation qui arrangeait bien ceux qui possédait un empire arabe et voulait une religion arabe. De tous temps, tous les pouvoirs ont voulu le pouvoir spirituel en plus du pouvoir temporel et créer sa propre religion a toujours été un axe suivi par le pouvoir temporel. Regardez le culte de l’être suprême pendant la Révolution. En France, il a fallu attendre 1905 pour que ces pouvoirs soient enfin séparés. Enfin, le pouvoir temporel croyait avoir déjà détruit l’Eglise Catholique après avoir confisqué toutes ses ressources et vidé les monastères. Il s’est trompé.
@velosolex La psychiatrie, il y a des moments où je me dis que j’aurai du faire ce métier, mais quand on voit les moyens des hôpitaux... J’ai choisi l’industrie, c’est plus valorisant et rémunérateur, mais il faut en sortir avant de se retrouver en psychiatrie... Quand je vois l’état de mes ex-collègues qui ont attendu d’être viré comme des malpropres après 55 ans, juste parce qu’ils avaient une famille à nourrir... Je ne défendrai jamais l’idée de décroissance, parce que la diminution des ressources à partager se traduit toujours par la guerre. La décroissance était également la solution avant que l’humanité invente l’agriculture ou l’élevage. Les ressources de l’humanité sont considérables et nous devons nous placer dans une perspective dynamique. Si nous le voulons, nous pouvons trouver des solutions. le problème est que ceux qui en ont le pouvoir le refusent pour conserver ce pouvoir.