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Pascal L

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  • Pascal L 1er octobre 2019 16:55

    Il serait peut-être bon de relire le « Discours de la servitude volontaire » avant de verser dans la gretalâtrie : « je voudrais seulement comprendre comment il se peut que tant d’hommes, tant de bourgs, tant de villes, tant de nations supportent quelquefois un tyran seul qui n’a de puissance que celle qu’ils lui donnent »... « Chose vraiment étonnante — et pourtant si commune qu’il faut plutôt en gémir que s’en ébahir -, de voir un million d’hommes misérablement asservis, la tête sous le joug, non qu’ils y soient contraints par une force majeure, mais parce qu’ils sont fascinés et pour ainsi dire ensorcelés par le seul nom d’un, qu’ils ne devraient pas redouter — puisqu’il est seul — ni aimer — puisqu’il est envers eux tous inhumain et cruel »

    Quand à l’intelligence, il ne faut pas exagérer. Une personne sur 500 à un QI supérieur à 130, cela nous fait environ 134000 Français, on ne frise tout de même pas l’exception et les exemples que vous nous donnez brillent parfois par d’autres qualités que le QI. Cela nous fait encore plus de personnes brillantes et heureusement.

    Le QI n’est pas tout et je parle en connaissance de cause. Un tiers seulement des personnes à fort potentiel sur-performent, un tiers n’arrivent pas à surmonter ce handicap et pointent chez les cancres et un tiers arrive à peu près à se débrouiller entre grandeur et misère. Le problème est que le QI n’arrive jamais seul, il s’accompagne de troubles qui sont parfois difficiles à surmonter. La sécurité Sociale devrait d’ailleurs verser une pension à toute personne avec un QI au dessus de 130... Parmi ces troubles, on trouve des difficultés de concentration, une hypersensibilité... Tout ceci peut se maîtriser avec le temps et un peu de méthode ou un coaching adapté. En général, à 16 ans, les défauts l’emportent sur les avantages, sauf pour quelques rares individus. Dans le cas de Greta, il semble bien qu’elle ne maîtrise absolument pas ces défauts. Ses difficultés à communiquer sont bien visibles et son hypersensibilité pilote complètement son discours qui est loin d’être construit sur des bases solides. Le climat, c’est complexe et il faut beaucoup de temps pour lire et assimiler les connaissances de base, même si assimiler peut aller vite. A 16 ans, il en manque forcément une grosse partie. En plus ses difficultés à communiquer l’isole et elle ne peut construire son raisonnement en le partageant avec d’autres, ce qui serait un moyen d’en démultiplier la puissance. La capacité de deux personnes qui travaillent ensemble est bien supérieure à la somme des capacités individuelles. Si au moins Greta pouvait m’expliquer comment payer plus d’impôts va me permettre d’améliorer ma vie...



  • Pascal L 1er octobre 2019 15:15

    Vous devriez lire Steve Keen « l’imposture économique ». Il montre que les courbes d’offre et de demande sont parfaitement indéterminées et peuvent se croiser en autant de points que vous voulez.

    L’analyse des phénomènes économiques doit se faire avec les même outils que pour les phénomènes physiques turbulents. Il faut donc maîtriser les équations différentielles et les solutions ne sont pas des points mais des surfaces ou des volumes. Keen a démontré la rapport qu’il existe entre le volume du chômage de masse et la variation de la dette, d’où l’imbécilité d’une monnaie dont la contrepartie est la dette... Enfin, pas si imbécile pour ceux qui possèdent la dette car elle vous transforme en esclave volontaire. Génial !

    Keen nous montre également comment l’université a été préemptée par les économistes néoclassiques. Aucune chance d’obtenir un poste si vous ne récitez pas la pensée unique. C’est cette pensée qui est enseignée aux futurs journalistes et aux futurs politiques.



  • Pascal L 1er octobre 2019 11:17

    Le principe de Peter est vicié depuis le début. Il fait l’hypothèse que la promotion va aux personnes compétentes qui finissent par atteindre le niveau d’incompétence. En fait, l’observation des sociétés humaines nous dit autre chose.

    Tout d’abord la promotion est toujours décidée par les niveaux hiérarchiques supérieurs et la plupart des personnes arrivées à ce niveau ne cherchent pas l’amélioration de l’organisation qu’ils dirigent mais la protection de leur position. Comme dans les sociétés de singes, la promotion va à celui qui protège le mieux le chef et lui fait allégeance. Ce schéma favorise les moins compétents, car ils ne risquent pas de chercher à s’aventurer plus haut dans la hiérarchie et ne fragiliseront pas la position du chef qui les a appelé. L’avantage également, lorsque le subordonné ne sait pas ce qu’il a à faire, il va s’occuper de comment le faire. Il va donc mettre en place des normes, des procédures, de préférence difficilement modifiables qui vont bétonner l’organisation. Tout le monde passe son temps à remplir des rapports et cela rejoint votre second principe qui n’est pas si différent du premier. L’organisation qui n’évolue plus finit par mourrir, mis en attendant le chef touche sa rente et les subordonnées les miettes.

    Le seul cas où j’ai vu que ce fonctionnement n’existait pas, ce sont les entreprises qui ont encore leur fondateur à leur tête. Il sait pourquoi il est là et ne craint pas ses subordonnés. Il a par contre tout à craindre de ses associés qui ont financé l’entreprise.



  • Pascal L 30 septembre 2019 17:25

    @rita
    perdu, j’ai 137 sans Asperger et des années d’expérience par dessus, mais un QI exceptionnel est bien au-dessus de 145. J’en ai connu. La vie d’Hitler est maintenant bien connue par les nombreuses études qu’il suffit de lire. Nous n’en sommes pas là pour cette chère Greta. Je n’ai aucune fascination pour Adolf, mais cette expérience doit être comprise pour ne pas répéter les mêmes erreurs. La fabrication du consentement par les idéologies est un sujet d’étude particulièrement intéressant et dans mon cas, c’est pour les combattre.



  • Pascal L 30 septembre 2019 15:30

    Votre récit des débuts de l’islam correspond assez fidèlement à la Sîrah, la biographie de Al Qasim ibn Abd Allah dont le sobriquet est Muḥammad (Mahomet selon les traductions en Français). Ce qui est exact, c’est bien les guerres civiles entre futurs chiites et futurs Sunnites. Elles ont commencé dès l’année 656 (jusqu’en 661, le début du règne des Omeyyades) et ont repris entre 684 et 692, à la mort du gouverneur de Petra, ʿAbd Allah ibn Al-Zubayr.

    La vie de Muḥammad n’est pas confirmée par d’autres textes historiques, sinon par sa présence à la bataille de Gaza en 634, c’est-à-dire deux ans après sa mort officielle. D’autres écrits non Musulmans situent sa mort à Jérusalem, donc après sa conquête en 636 ou 638. Après sa mort, il disparaît complètement des radars, car il n’existe aucun écrit datant de cette époque qui parle de lui, pas même sur un graffiti ou une pierre tombale. C’est ʿAbd Allah ibn Al-Zubayr qui le sort de l’oubli pour revendiquer le calfat, car il est un des plus proches descendant d’Al-Qasim et revendique le pouvoir en son nom. Nous avons donc des pièces de monnaie retrouvées à Bishapur en Perse qui datent de 684 ou 685 qui parlent de mḥmd. Ce mot de mḥmd est parfaitement ambigu, car il peut être un participe et se traduire par « Le loué » en arabe classique ou « le désiré » en araméen et « le désiré » est un titre qui s’applique plus à Jésus dont le retour était attendu qu’à Muḥammad dans la perspective très eschatologique des débuts de l’islam. En tout cas, c’est le vainqueur d’ibn Al-Zubayr, ʿAbd Al-Malik qui reprend cette appellation pour Al-qasim à partir de 694, sans doute pour arabiser la religion. C’est à cette époque que le nom de Muḥammad apparaît dans le Coran selon les résultats de l’étude des palimpsestes, dont en particulier celui de Sanaʿa.

    Cette histoire de guerre civile est donc principalement une lutte de pouvoir où la religion n’est qu’un prétexte. Il est curieux que Chiites et Sunnites aient pu s’entendre sur un Coran unique mais deux Corans différents aurait mis des doutes sur son origine divine. Les Chiites ont tout de même revendiqué le fait que beaucoup de versets ont disparus à cause des Sunnites qui auraient effacé toute référence à Ali du Coran. D’après Hela Ouardi (voir ses deux livres : « les derniers jours de Muhammad » et « les califes maudits ») c’est le calife Omar qui aurait interdit à Muḥammad de désigner un successeur et désigné Abou Bakr As-Siddiq comme héritier. Hela Ouardi a essayé de construire une vraisemblance à partir de versets peu connus de la Sîrah mais elle nous montre surtout l’absence de fiabilité de cette tradition écrite 150 ans plus tard. Cette Sîrah ne montre aucun signe qui aurait permis une transmission orale du texte (rythme, rime...) et nous sommes donc face à une tradition qui n’a eu que l’écriture comme support, contrairement à ce qui est revendiqué dans le texte par les chaînes de transmetteurs (isnad). 

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