Quand je verrai un animal faire ses dévotions à Dieu...
L’homme a la particularité de pouvoir développer une spiritualité auxquels les animaux n’ont pas accès. L’inégalité commence là.
Biologiquement par contre, l’homme est un animal comme les autres et comme beaucoup d’autres animaux est très pragmatique question nourriture. La longueur moyenne de son intestin le classe parmi les omnivores, comme le cochon... Il mange donc des végétaux et de la viande. Manger de la viande n’est pas une infamie, sinon, que devons nous dire de tous les animaux carnivores... ils ont autant le droit de vivre que les autres.
D’un point de vue religieux, toute la nature étant créée par Dieu, elle mérite toujours notre respect. Mais le respect concerne toutes les formes de la vie. le respect du au ruminant vaut autant que celui dû aux champignons et aux céréales. Qu’est-ce qui ferait que nous pouvons manger du pain mais pas des huitres ? Après tout, certaines formes de vie végétales peuvent se déplacer plus vite qu’une huitre comme les myxomycètes.
« L’amour prôné par la plupart des religions n’est-il pas universel ? » Belle confusion. Tout d’abord, il n’y a pas beaucoup religions qui parlent d’amour et l’amour chrétien n’a rien avoir avec la compassion bouddhiste.
L’amour dans le christianisme est d’abord l’amour de Dieu envers l’humanité. Dieu nous rend cet amour sensible (au moins pour ceux qui le cherchent) et il est difficile d’imaginer un animal reconnaître l’amour de Dieu, car il se mettrait immédiatement à prier... Cet amour que l’homme peut recevoir n’a pas grand chose à voir avec l’amour tel que nous l’entendons entre des humains ou entre des humains et des animaux. Le chrétien ne prône pas l’amour, il le vit avec Dieu et par ricochet avec les hommes. Les Grecs appelaient cet amour humain filia (ou éros pour l’attirance sexuelle) alors que l’amour inconditionnel de Dieu se traduit par agapé. L’amour que Dieu nous donne est un avant-goût du salut qu’il offre à l’humanité. L’éternité se fera dans cet amour et non dans un amour de type filia. Si vous ne pouvez supporter, il vous reste l’enfer. En prônant un amour envers les animaux, vous faites une caricature de l’amour de Dieu. Quelque part, il s’agit de votre religion et vous êtes libre de vos choix religieux. Vouloir l’imposer à l’humanité est par contre une négation de l’altérité. Toutes les idéologies ont voulu imposer à tous leur vision du bien, mais à chaque fois la promotion du bien demande la destruction du mal qui est personnifié dans d’autres personnes. On ne peut détruire le mal sans faire plus de mal encore...
@colibri Je suis bien d’accord pour reconnaître que nous marchons sur la tête, mais le phénomène n’a rien de nouveau. La question est de savoir si les idéologies sont prêtes à s’auto-détruire, sachant qu’au départ, il s’agit principalement d’une stratégie de prise de pouvoir. Pour l’instant cette stratégie s’applique plus sur la destruction des esprits que sur la destruction des corps et c’est une raison pour ne pas désespérer. Satan ne peut contrôler les Esprits de ceux qui ne se donnent pas à lui. L’humanité a déjà connu des heures particulièrement sombres, par exemple au XXème siècle avec deux guerres mondiales et a su se sortir du piège. Je ne dis pas que nous nous en sortirons toujours, mais plutôt que nous ne savons pas quand la destruction totale va se produire. Le mal a toujours existé et nous ne savons pas comment l’empêcher sans causer plus de mal encore. Tout ce que nous pouvons faire est de ne pas lui donner de prise en choisissant toujours de faire du bien.
@Daniel PIGNARD Pour Daniel, qu’est-ce que vous pouvez déduire d’utiles de ce genre d’observations ?
« Jonas la parcourut une journée à peine en proclamant : « Encore quarante jours, et Ninive sera détruite ! » » (Jonas 3, 4) 40 jours, c’est précis et Ninive n’a pas été détruite... au grand dam de Jonas qui s’est fâché tout rouge contre Dieu. La connaissance de l’avenir est le privilège des cultes des esprits, de même que les guérisons qui marchent à tous les coups. Mais avec les esprits, il est impossible de savoir quand ils disent la vérité ou quand ils mentent pour vous tromper. De même nous ne connaissons pas les contreparties des guérisons. Avec Dieu, les choses sont beaucoup plus claires. Son seul objectif est de vous convertir à son amour pour que vous obteniez le salut et son action est toujours ciblée. Quand Dieu fait une prophétie, c’est donc toujours un avertissement pour permettre à une personne ou à un groupe de se convertir. Comme Dieu fait toujours des avertissements à des personnes qui écoutent (il sait à l’avance si l’avertissement produira ses fruits), la prophétie ne se réalise pas à l’image de la prophétie sur Ninive quand elle est négative ou se réalise quand la prophétie est positive (annonce de guérison par exemple). Pour la fin du monde, il a beaucoup insisté sur le fait que nous n’en connaissons pas la date mais que nous la reconnaitrions de façon certaine lorsque cela arrivera.
Ceci dit, nous sommes arrivé à une période où les actions de l’Esprit Saint sont particulièrement visibles, en particulier avec le renouveau charismatique qui entraîne de très nombreuses conversions. Cela signifie sans doute que nous sommes plus près de la fin du monde, mais « plus près », comment le mesurer ? Jésus se situe au centre de l’histoire, nous pouvons discerner un « avant » et un « après ». Quelque part, il a inauguré la fin des temps, mais cette fin dure depuis 2000 ans, sans doute pour permettre à plus de personnes de se convertir. Il me semble que nous devons encore vivre un temps où les Musulmans se tourneront vers le Christ pour remplir les Eglises. Aujourd’hui, les conversions vers le Christianisme sont massives, y compris en Egypte ou en Arabie Saoudite, mais il faudra bien encore un siècle. Combien de temps faudra-t-il encore aux Français pour abandonner leurs idéologies égoïstes et mortifères et revenir vers l’amour du Christ ? Dieu ne veut pas punir, mais sauver. Nous pouvons également voir des signes de l’antéchrist dans la finance mondiale, mais n’est-ce pas plutôt un avertissement pour nous tenir éloigné de l’orgueil et de la cupidité que représente Mammon ?
@Decouz Ces femmes ont ma sympathie pour ce qu’elles ont le courage de faire, mais je crains qu’elles ne représentent qu’elles-même et un petit groupe de suiveurs. Il n’est pas facile de trouver des justifications de leur position dans le Coran. Elles sont en fait écartelées entre une admiration pour la société française et la tradition de l’Islam et la situation n’est pas confortable. Comme beaucoup de Musulmans dits « modérés », elle font un constat justifié mais n’arrivent pas à aller jusqu’au bout du raisonnement à cause de l’enfermement dans lequel elle ont été placée dès l’enfance. Les exégètes islamiques produisent des dizaines de milliers de pages pour interpréter chaque verset du Coran, mais le fondement même du Coran ne peut être discuté parce que le Coran est réputé être la parole même de Dieu qui ne peut se tromper. On oublie entre temps que le Coran nous a été transmis par des hommes qui ont très bien pu y mettre ce qu’ils voulaient pour stabiliser leur propre pouvoir. Dans ces conditions, apostasier, ce n’est pas rejeter Dieu, mais rejeter ceux qui ont transmis le Coran. Bien entendu, aucun de ces transmetteurs ne peut être associé à Dieu, car ce serait un plus grand péché que le meurtre (s. La Vache 191, s. La Vache 217)... La conclusion est que Dieu n’a jamais confirmé le texte du Coran et que personne ne peut être forcé d’y croire.
@Daniel PIGNARD Oui, mais nous ne savons pas à quel moment ces événements doivent arriver : « Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra » (Matthieu 24, 44) ou « Quant à ce jour et à cette heure-là, nul ne les connaît, pas même les anges des cieux, pas même le Fils, mais seulement le Père, et lui seul. » (Matthieu 24, 36) ou « Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure. » (Matthieu 25,13) A chaque époque, l’humanité a cru reconnaître les signes de la fin du monde, tels que décrits dans le livre de l’apocalypse et s’est trompée jusqu’à présent. Il vaut mieux rester prudent, d’autant plus que les signes annoncés doivent être évidents pour tous : « Aussitôt après la détresse de ces jours-là, le soleil s’obscurcira et la lune ne donnera plus sa clarté ; les étoiles tomberont du ciel et les puissances célestes seront ébranlées. Alors paraîtra dans le ciel le signe du Fils de l’homme ; alors toutes les tribus de la terre se frapperont la poitrine et verront le Fils de l’homme venir sur les nuées du ciel, avec puissance et grande gloire » (Matthieu 24, 29-30).
Les prophéties bibliques n’ont jamais eu pour objectif de décrire un futur obligatoire. Leur rôle est plutôt un avertissement pour permettre la conversion. Ninive s’est convertie et sa destruction n’a pas eu lieu.