@ddacoudre Ce ne sont pas les religions qui tuent en tant que telles, ce sont les idéologies qui veulent imposer leur idée du bien à l’humanité en éradiquant ceux qui représentent le mal. Le nazisme ou les marxismes tuent. Dans le cas de l’islam, le volet religieux n’est pas séparable des volets social, idéologique et politique et c’est l’origine du problème. Tous les Musulmans pensent que l’islam sera la dernière religion et que le pouvoir final restera aux Musulmans mais heureusement, tous ne sont pas prêt à donner une partie d’eux-même pour la réalisation de ce programme. Ici, c’est bien le volet politique qui tue, mais les Musulmans qui arrivent à oublier ce volet politique où au moins à le reporter aux calendes grecques ne posent aucun problème.
@Désintox Si vous reposez la question en ces termes, c’est que vous ne voulez surtout pas savoir. J’ai déjà répondu à la question de la manière la plus intelligente possible, mais il semble que cela ne vous interpelle pas, car vous pensez détenir la réponse sans jamais l’avoir étudiée. C’est ce qui s’appelle un préjugé et ça ne cadre pas très bien avec votre pseudo. Lisez donc des historiens sérieux si vous ne voulez pas me croire et ne lisez plus jamais de documents provenant de l’antiquité, ils sont tous plus faiblement attestés que les Evangiles et de loin.
@Pierre Régnier Une des caractéristiques principales de l’islamisme est justement de refuser l’amour de Dieu. A partir de là, l’amour ne peut guider leurs actes et le crime est bien une conséquence de l’absence d’amour. Cela n’arrive pas subitement, il s’agit d’un évolution progressive de la pensée qui reste parfaitement logique. Si nous n’aimons pas, nous ne pouvons reconnaître l’autre dans sa dimension humaine. Il devient facile de tuer quelqu’un qui n’est pas reconnu comme un humain. Toutes les grandes idéologies mortifères ont procédé ainsi.
Quand vous demandez de proclamer que ces appels à massacrer ne font pas partie de la parole de Dieu, je ne comprends pas où vous voulez aller. Je n’ai jamais entendu dans l’Eglise Catholique proclamer que Dieu appelait ou a appelé à massacrer qui que ce soit et celui qui le ferait serait immédiatement considéré comme hérétique. Peut-être avez-vous l’exemple d’une telle personne qui se prétendrait catholique et qui ferait de tels appels que vous pourriez me donner. En tous cas, le catéchisme de l’église Catholique, s’il peut s’avérer utile de temps en temps, n’a absolument pas l’importance des textes du Nouveau Testament. La foi chrétienne est entièrement contenue dans le credo. Même les dogmes de l’Eglise Catholique ne sont qu’une image de ce que nous croyons aujourd’hui mais ne sont pas figés dans le marbre.
@Désintox Désolé, mais l’historicité de Jésus est maintenant acquise par la plupart des historiens. Aujourd’hui, plus aucun historien ne peut nier l’existence de Jésus. Les récits de Flavius Josèphe, Pline le Jeune, Tacite et Suetone ne sont pas des écrits chrétiens. Tous les historiens travaillent sur une documentation indirecte, incontrôlable et incomplète. La vérité historique est toujours fragile mais l’historien cherche à démontrer une vraisemblance. Je vous renvoie vers le livre « Peut-on prouver l’existence de Napoléon » de Richard Whately pour une réflexion sur la vraisemblance.
Sur le textes des Evangiles, si les historiens ne peuvent valider le fait que Jésus est le fils de Dieu ils peuvent confirmer que ces documents, écrits en araméen très tôt dans le premier siècle, sont des témoignages authentiques. Les Evangiles sont les documents de l’antiquité qui disposent de la meilleur fiabilité. Nous disposons de plus de 24000 manuscrits ou fragments de manuscrits des Evangiles de la tradition des apôtres écrits entre le premier et le XVème siècle. 5674 manuscrits en grec, environ 10000 en latin et près de 9300 dans toutes les autres langues de la Méditerranée. Aucun texte de l’antiquité n’est aussi bien attesté que ceux du nouveau testament. A titre de comparaison, l’Iliade est le document suivant le plus copié : 643 exemplaires dans la même période. Viennent ensuite Sophocles (193), Tacite (20), César (10). Les exemplaires de la Bible dont nous disposons ont été écrit 30 à 60 ans après la rédaction des originaux. Pour l’Iliade, c’est 500 ans, Pline le Jeune, c’est 750 ans, Sophocles, c’est 1400 ans... Les différences entre les différents manuscrits des Evangiles ont été analysés : 400000 différence, mais la quasi-totalité sont des erreurs de copistes. Une vingtaine pose des problèmes et une seule différence est une modification de dogme (dans Luc 22). Lisez l’évangile des Témoins de Jéhovah, elle y est. Les Evangiles ont également été analysés sur la qualité du contexte qui est décrit. Luc et Jean se révèlent d’excellent historiens, car tous les détails du contexte s’avèrent exacts (personnages historiques, événements, lieux...). Enfin, vous posez la question de la datation au carbone 14. Cette méthode n’est pas fiable, car elle ne date que le support qui, de plus, a été pollué par toutes les manipulations. On utilise alors les éléments historiques du contexte. Nous avons deux textes différents qui attestent que Matthieu a récité son Evangile pendant 6 ans et la mis par écrit la 7ème année, ce qui nous fait l’année 37. Une étude a été menée sur la probabilité des noms au premier siècle et les personnages des Evangiles suivent bien la répartition statistique connue par l’archéologie pour le premier siècle. On ne peut en dire autant pour les évangiles apocryphes.
@Pierre Régnier Les historiens nous enseignent que la conquête d’Israël par Josué n’a jamais eu lieu et que les Juifs sont des Cananéens, les habitants de cette terre d’Israël. A partir de là, il faut bien admettre que cette conquête d’Israël a bien une autre lecture qui ne concerne pas directement les actes des hommes dans notre monde. Combattre Satan n’est jamais combattre des hommes, même possédés. Le bien et le mal ne se jugent que relativement à l’amour que Dieu a pour l’humanité, toute l’humanité, vous compris. Il ne peut y avoir de définition positive du mal, celui-ci ne peut se définir que comme l’absence d’amour, de même que le froid n’est que l’absence de chaleur ou d’agitation moléculaire. De ce fait, combattre le mal ne peut se traduire que par « faire du bien par amour » et certainement pas par « faire la guerre ». D’autres livres de l’Ancien Testament n’ont aucune référence historique comme le livre de Job ou celui de Jonas, mais c’est pour ceux-là directement assumé. Ce sont des romans pour l’éducation des foules. La forme est le roman, mais le contenu est, pour ces deux livres, d’une très grande valeur théologique. C’est la meilleure façon d’enseigner la théologie à un grand nombre de personnes. Jésus a également utilisé les paraboles dans son enseignement. Et malgré cela, beaucoup ne veulent pas les comprendre.
« en lui commandant de massacrer préalablement tous les habitants de plusieurs cités de cette terre » Même sans lecture spirituelle, la référence aux massacres de Josué ne peut être vu que comme une référence à un acte du passé, jamais comme une injonction pour l’avenir. Par ailleurs, pour un Chrétien, la lecture de l’Ancien Testament ne peut se faire qu’à la lumière de l’enseignement de Jésus contenue dans le Nouveau Testament. Or Jésus nous a révélé et nous révèle encore l’étendue de l’amour de Dieu qui dépasse largement ce que les Hébreux ont imaginé. Toutes les hérésies ont d’ailleurs refusé cet amour et vous êtes probablement dans cette voie. En acceptant l’amour de Dieu, il n’est plus possible d’imaginer une injonction de Dieu à la violence envers les hommes. Le livre de Josué peut donc parfaitement se lire comme le passage d’une humanité ignorant Dieu (quelque part, le paradis terrestre initial) et donc la différence entre le bien et le mal, à une humanité qui connaît Dieu, mais qui sait que pour s’en approcher, il y a des sacrifices à faire, des combats à mener contre ses propres penchants, contre notre propre absence d’amour. Lisez la vie des grands saints pour comprendre l’étendue de ces combats. Lisez Thérèse de Lisieux, Marthe Robin, François d’Assise, Thérèse d’Avila... Vous y verrez que les combats de Josué ont une répercussion très concrète dans la vie de ces personnes. Dieu nous offre son salut par amour pour nous, mais ce salut passe par la réparation de nos manques d’amour, de tous nos manques d’amour. C’est probablement cette idée qui rend l’amour de Dieu insupportable à une grande partie de l’humanité.
« il répond qu’il n’en est pas question, que l’Ancien Testament, comme le Nouveau, doit toujours être considéré comme la parole de Dieu ? » Certainement pas. L’Ancien Testament, comme le Nouveau ne sont pas directement la parole de Dieu, mais la parole de témoins qui y ont mis ce qu’ils ont compris où ce qui était compréhensible à leur époque. L’Esprit Saint peut inspirer de grandes choses, mais il ne va jamais au-delà de ce que nous pouvons comprendre. Son temps n’est pas le nôtre et il nous faut beaucoup de temps pour avancer. Les dogmes sont la photographie de ce que nous comprenons de Dieu, mais il ne sont pas figés. Dans quelques siècles, la pensée chrétienne pourra être une évolution de la pensée de notre époque. Même une personne sans éducation comme Thérèse de Lisieux nous fait avancer dans cette compréhension. Ses intuitions, développées au contact direct de Jésus sont d’une grande richesse et c’est pour cela qu’elle a été désignée comme « Docteur de l’Eglise ».