@lephénix La décroissance est une jolie théorie inventée par ceux qui veulent tout nous prendre, de préférence sans douleur. En fait, nous ne nous posons plus la question de la définition de la richesse. Si la richesse, c’est l’éducation, la santé, un toit pour tous, alors il y a encore de la place pour de la croissance.
Qui se soucie encore des écrits de l’Abbé Meslier ? Il est certainement intéressant pour l’historien qui étudie l’évolution des idées mais que peut-il nous apporter aujourd’hui ?
Ses idées sur le Christianisme n’ont plus cours aujourd’hui et sont largement dépassées. Même pour son époque, il ne semble pas avoir une connaissance approfondie du Christianisme. On peut certainement déplorer la faiblesse de l’enseignement en théologie de quelques séminaires de province.
Les prêtes sont recrutés parmi toutes la population et sont quelque part représentatifs de cette population. Il est donc normal que l’on puisse en trouver quelques-uns qui ne sont pas en phase avec l’enseignement, d’autant plus qu’à l’époque, la prêtrise était synonyme de statut social et l’on ne pratiquait pas encore l’art du discernement. La foi était optionnelle. Il ya eu bien d’autres prêtres qui, comme l’abbé Boullan, ont diffusé des idées contraires à l’enseignement de Jésus. Quelques-uns ont été excommuniés, d’autres pas, mais ils ont tous en commun de ne pas avoir laissé une œuvre majeure à la postérité. Les réformateurs Luther et Calvin se distinguent par l’importance de leur postérité, mais les causes de disputes avec les catholiques qui avaient une véritable justification à l’époque se réduisent progressivement. Le mouvement protestant est également rempli d’individus qui ont créé leur propre église sur des idées personnelles. L’abbé Meslier n’aurait pas détonné dans ces groupes.
Pour l’auteur de cet article, le principal avantage de l’abbé Meslier est qu’il était à la fois anti-catholique et prêtre, ce qui donnerait une sorte de caution morale à son enseignement. Ses disciples aujourd’hui ne se comptent pas chez les cathos, alors qui se soucie de son statut de prêtre, sinon ceux qui veulent combattre le Christianisme ?
@Et hop ! Dans l’enseignement du Christ, le prochain est aussi l’immigré qui vient frapper à notre porte. Ce n’est pas lui qui est responsable de la situation économique qui sévit dans son pays d’origine. La corruption et l’incurie qui l’ont poussé à partir ont également des racines dans nos pays et je comprends que vous ne vous sentiez pas personnellement responsable. Mais si tout le monde se couche devant ceux qui mettent en place une prédation généralisée, ces problèmes n’auront pas de solution et à la fin, il y a la guerre. Il est important de ne pas se tromper d’ennemi et la quasi-totalité des immigrés veulent juste survivre ; ce n’est pas eux qu’il faut combattre.
Si en 1936, les politiques ne s’étaient pas couchés devant le nazisme par réflexe de classe, la guerre n’aurait pas eu lieu trois ans plus tard.
Non, je suis aussi dubitatif que vous sur ce sujet. Les textes qui ont été publiés ont été largement remaniés ce qui fait qu’il n’est pas possible de se faire une idée. Il y a aussi des Chrétiens qui soutiennent Maria Valtorta dont l’évangile est un pur document gnostique. Elle aussi avait des visions.
« c’est toujours le même obscurantisme » L’obscurantisme existe aussi dans l’Eglise, sans y être majoritaire, en particulier quand on se rapproche du Vatican qui est un lieu de pouvoir. Mais le Vatican n’a pas d’intérêt en soi en dehors de quelques projets d’ordre logistique. Le seul lieu qui sert de point d’unification des Chrétiens est l’assemblée des Evêques du monde entier. Etre Chrétien, c’est d’abord suivre l’enseignement de Jésus.
« à croire que Vatican II n’a servi à rien » Si, mais beaucoup de Chrétiens n’arrivent toujours pas à en saisir la portée, 50 ans après. Il y a eu beaucoup de sur-interprétation d’une partie des textes dont nous ne sommes pas encore sortis aujourd’hui. Je trouve tout de même que les choses vont mieux qu’il y a 20 ans sur ces sujets, même s’il y a toujours des points d’achoppement, en particulier sur l’Evangélisation et le pouvoir (voir Luc 4, 5-7). l’Eglise est constituée d’hommes et de femmes avec leurs qualités et leurs défauts.
@Gollum « soumission à une foi, abandon de la rationalité au profit de la croyance, en conséquence auto-suggestion quant à la source et à la vérité de certaines expériences… »
Encore cette vieille lubie gauchiste de soumission. L’argument de l’auto-suggestion a été souvent employé mais ne résiste pas à une analyse. J’ai moi-même reçue une guérison qui signait une rencontre. Au moins, quand je me dis que la rencontre était rêvée, je peut considérer cette guérison où d’autres qui sont arrivées à des amis. Il y a des témoins et l’effet est autrement plus durable qu’une auto-suggestion. Et il y a tellement d’autres faits que je peux mettre bout-à-bout pour emporter ma certitude.
« si le petit Jésus était une réalité si importante que cela, aurait dû conduire à la situation inverse » et pourquoi ? Jésus ne va jamais se montrer à des personnes qui ne le cherchent pas et il n’est nécessaire d’avoir une NDE pour qu’il se montre.
« là encore, je ne vois pas le rapport… » S’il était prouvé que tout ce qu’il a dit était vrai, vous ferriez tout ce qui en votre pouvoir pour obtenir le salut, mais vous le feriez par obligation et non par amour. Or c’est l’amour qui est important et il n’est pas possible d’aimer quelqu’un qui nous contraint.
« On se demande comment les cathares ont été exterminés » Encore une histoire de pouvoir où l’église a été instrumentée, parfois avec son accord. Mais où trouvez-vous dans les Evangiles une seule justification de ce massacre ?
« Quant aux guerres de religion c’est ces sales protestants qui ont commencé… »
Aujourd’hui, plus aucun historien ne peut affirmer que la religion ait été le vrai prétexte de ces guerres. Il s’agit de luttes pour la couronne de France.
Pour les livres de Jean Delumeau, j’ai commencé par en lire la critique : https://www.cairn.info/revue-vingtieme-siecle-revue-d-histoire-2010-3-page-145.htm et je n’ai plus envie de le lire. Quand on veut comprendre un sujet, il ne faut jamais s’arrêter à un seul auteur. La théologie de la peur est surtout un résultat du Jansénisme qui semble bien mort aujourd’hui. Si cet auteur vous plait, c’est sans doute que ses thèses sont proches des vôtres, mais les historiens contemporains ne sont pas tendres avec ses généralisations.
Si vous voulez comprendre le Christianisme, une seule lecture : les Evangiles.