@eddofr Non, la parole du Pape n’est pas la parole de Jésus. Le pape est faillible dans la plupart des situations. L’infaillibilité pontificale ne peut être invoquées que lors de rares occasion et de fait n’a été invoquée qu’une seule fois dans l’histoire de l’Eglise à propos de l’Assomption. Il est nécessaire que le Pape consulte l’Assemblée des Evêques avant de faire un enseignement ex-cathedra. Mêmes les encycliques ne sont pas couvertes par l’infaillibilité.
Pour les paroles de Jésus, celles que nous devons connaître sont déjà dans les Evangiles (celui de Matthieu en araméen date de 37, donc 7 ans après les faits). La révélation est aujourd’hui considérée comme complète, même si nous n’avons pas encore tout compris 2000 ans plus tard. C’est à nous de faire usage de notre intelligence pour améliorer notre compréhension et rien ne nous interdit de poser des questions à Jésus. Pour ceux qui ont déjà rencontré Jésus, celui-ci en répond pas forcément par des paroles, mais plus souvent en déposant des certitudes dans notre cœur. Mais ce n’est pas parce que nous avons des certitudes que ce sont les paroles de Jésus, ce serait trop facile. Il y a forcément d’autres signes qui attestent de la rencontre avec Jésus et les certitudes sont pour nous, pas pour l’humanité.
Pour un Catholique, l’Eglise, c’est la communauté des Chrétiens dont il fait partie. Ne pas aimer l’Eglise Catholique serait ne pas s’aimer soi-même. Il faut faire une différence entre l’Eglise Catholique et le Vatican qui est une administration. Jésus n’a pas fondé l’Etat du Vatican.
De plus, l’amour est central dans le Christianisme, même protestant. Un protestant se doit d’aimer les membres de la Communauté Catholique, même s’il n’est pas d’accord avec leur enseignement.
Dans mon cheminement de Chrétien, j’ai eu une période de remise en cause et donc de retour aux sources. Je n’étais pas loin du protestantisme mais j’ai estimé que ma petite personne ne valait pas un schisme. Et j’ai eu raison, car petit à petit, j’ai repris les dogmes de l’Eglise Catholique et je me sens pleinement à ma place dans cette Eglise aujourd’hui.
Vous semblez attribuer un bien grand pouvoir à cette institution. Etre Chrétien, c’est d’abord être libre et c’est ce qui énerve le plus les idéologues de tous poils. Il est certain que la lumière a toujours attiré les mouches et la Curie n’est pas constitués de saints, mais qui s’en soucie ? L’Eglise n’est pas le Vatican et pour la plupart des décisions concernant la foi, les décisions sont prises par l’assemblée des évêques dont le pape est un membre comme les autres et non par quelque obscur cardinal gratte papier du Vatican. Seule l’Assemblée des évêques est garante de l’unité de l’Eglise et le consensus est le mode de décision de cette institution. De plus, aucune décision ne peut se montrer contraire à l’enseignement de Jésus sans que cela se remarque. Il reste juste au Vatican les relations internationales et quelques actions de logistique, mais la plupart des Chrétiens n’en n’ont pas grand chose à faire. Pendant la dernières guerre, des Chrétiens ont choisi Pétain pendant que d’autres choisissaient De Gaulle, juste comme les autres Français. En Allemagne, il y a eu une résistance catholique et de nombreux prêtres sont morts dans les camps. Les seuls qui peuvent être pris en modèle sont ceux qui ont pris des risques ou qui sont morts pour sauver d’autres vies du fait de leur foi mais ils n’en n’ont pas l’exclusivité.
@Gollum « Et élitistes. Seule une minorité (la fameuse phrase il y a beaucoup d’appelés et peu d’élus) peut y accéder.. » Sauf que dans l’Esprit de Jésus, ces élus ne font pas partie d’une quelconque élite autoproclamée. Exit les pharisiens qui étaient l’élite de son époque. Le salut est accessible à tous, à condition d’être capable de recevoir Dieu dans son cœur, comme des enfants : « Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux. » (Matthieu 18,3)
« Cette idée de salut a été un poison. Parce qu’elle a conditionné le spirituel à la décroche d’une récompense » Encore une contre-vérité. Nul ne peut acheter le salut par ses actes. Le salut dépend de ce que nous sommes et nous de ce que nous faisons. Ainsi, celui que l’on appelle le bon larron dans les évangiles a été sauvé, non par ses actes qui lui ont valu sa condamnation à mort, mais par la reconnaissance de la supériorité de l’amour et de l’innocence de Jésus. La miséricorde de Dieu est incompatible avec un procès après notre mort. Si Dieu pardonne, il pardonne à tous et ne peut retirer son pardon. Le salut est un don de Dieu fait à toute l’humanité par amour. Dieu a par ailleurs fait l’humanité libre, libre d’aimer ou de haïr, libre de choisir le bien ou le mal. Et c’est bien notre choix qui conditionne notre salut. Face à l’amour de Dieu, nous sommes libre de choisir cet amour ou de le refuser. Et si Jésus dit qu’il n’y aura que peu d’élus, c’est parce que beaucoup refuserons l’amour qui leur est donné et pour l’accepter, il faut être capable d’aimer quelqu’un d’autre que soi-même.
« Les progrès spirituels sont qualitatifs et individuels. » Il faudrait commencer par définir quels progrès sont attendus. Si vraiment une majorité de la population choisit l’amour de Dieu, on devrait s’attendre à une diminution de la pauvreté, à la disparition du chômage et de la précarité, mais il n’en n’est rien. Jésus nous avait d’ailleurs prévenu « Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous » (Matthieu (26, 11). Jésus n’est pas venu instaurer un royaume de Dieu sur terre, mais nous offrir un salut auprès de Dieu. Tant qu’il y aura des hommes sur la terre, nous aurons de la cupidité, de la jalousie et d’autres défauts qui rendent la vie impossible. Le petit enfant qui vient de naître ne connaît que l’amour et face à la haine qu’il ne tardera pas à découvrir, il peut se construire dans la direction qui lui semble la plus profitable. Ses choix de vie impliqueront son salut, mais il peut encore choisir le salut dans la dernière milli-seconde de sa vie. C’est le sens de la parabole des ouvriers de la dernière heure.
@Bernard Mitjavile Je ne dis pas « tout cela, c’est la faute à la finance », mais nous démissionnons tous face à la finance. Qui manipule qui ? Pour comprendre ce qui se passe actuellement dans la finance, il faut faire abstraction d’une bonne partie de ce vous appris en économie (même indirectement par les médias) et je vous encourage à avoir une pensée indépendante sur le fonctionnement de la finance et des mécanismes de la monnaie. Nous sommes incapable de comprendre le fonctionnement complet du monde et nous acceptons bien volontiers ce qui nous est raconté, du moment que nous avons confiance dans la personne qui nous le raconte. C’est le mécanisme même de la construction des idéologies (le communisme et le gauchisme en font parties) et c’est là que le piège commence.
Le passage d’une monnaie fiduciaire, basée sur l’or, à une monnaie scripturale, basée sur la dette, a eu des conséquences beaucoup plus profondes que ce qui nous est raconté. Nous sommes passé d’une monnaie permanente, aussi durable que l’or à une monnaie évanescente qui apparaît lorsqu’un prêt est accordé et qui disparaît lorsque celui-ci est remboursé. Si vous empruntez 1000€, rein n’est créé, il y a juste une autorisation de circulation pour 1000€ de plus. Les 1000€ sont bien ajoutés à votre compte, mais retranchés de nulle part, puisqu’au moment du prêt, 1000€ sont toujours dans les fonds propres de la banque et c’est vous qui les avez apportés puisque vous n’avez pas demandé un versement en liquide.
La première conséquence de tout cela, c’est que les intérêts de toute la monnaie qui circule ne sont pas créés et il faudra bien les prendre sur la monnaie en circulation. La deuxième conséquence, c’est que la monnaie doit rapporter rapidement pour pouvoir faire le remboursement et le paiement des intérêts. Aujourd’hui, il n’est plus possible, en dehors des grands groupes, de financer un projet en plus de deux ans, car les frais financiers explosent pour garder la circulation de la monnaie. Or un projet qui crée de la richesse et de l’emploi demande souvent bien plus deux ans pour trouver sa rentabilité. Pensez au tunnel sous la manche... Résultat, le financier emporte tout, le tunnel, le beurre, l’argent du beurre et le sourire de la crémière en plus. Aujourd’hui, vous êtes propriétaire de votre maison et pensez ne rien devoir à personne. Grave erreur, l’état qui pense devoir rembourser des dettes qui ne sont que de simples écritures, va augmenter les impôts à un niveau confiscatoire et il ne vous restera plus qu’à vendre votre maison au prix que l’on vous proposera.
Les conséquences de cette politique sont visible partout. Il n’y a plus d’argent pour l’école (qui est pourtant une création de richesse) pour les hôpitaux, les pompiers, les prisons etc. Les métiers d’art qui vivaient principalement de subventions publiques ont vu leurs effectifs divisés par deux en 10 ans...
J’ai été un créateur de start-up et j’ai jeté l’éponge quand les financiers m’ont tous demandé un retour sur investissement en deux ans. C’était juste le temps pour faire l’industrialisation des travaux de recherche.
Si vous voulez en savoir plus, je ne saurais trop vous conseiller la lecture du livre « l’imposture économique » de l’économiste australien Steve Keen.
Churchill aux politiques : « Vous avez eu à choisir entre la guerre et le déshonneur ; vous avez choisi le déshonneur, vous aurez la guerre. »
Ce qui s’est passé en 36 face à l’Allemagne se reproduit aujourd’hui face à la finance. Les politiques, par réflexe de classe, préfèrent se coucher plutôt que de traiter les problèmes. La finance a mis en place un système de prédation généralisée par la dette qui appauvrit la population de tous les pays de notre planète. Les politiques, qu’ils soient de gauche ou de droite, applaudissent, juste pour garder leur part du magot.