@Alren « Mais dans notre pays, reconnaissez qu’il n’y a pas d’athées prêchant l’athéisme au coin des rues alors que c’est un devoir... »
Dans la rue, je ne sais pas, mais sur Agoravox, ils sont nombreux. Il n’y a pas d’organisation athée car l’athéisme est multiple et cette absence d’organisation est peut-être la raison de la faible présence médiatique.
Je constate toutefois en discutant avec des athées que cette absence de foi est souvent vécue douloureusement. Quand on les interroge sur ce qu’ils sont, ils répondent souvent par ce que les autres ne sont pas. Je l’interprète comme étant un positionnement en opposition à une foi et non comme quelque chose de positif. Je rencontre le même genre de difficultés avec quelques obédiences chrétiennes qui se définissent principalement comme opposées au Catholicisme. Même s’ils sont opposés au Christianisme, les Musulmans ont toujours une vision positive de leur foi qu’ils peuvent exprimer assez facilement.
La prescription du voile n’existe pas dans le Coran ou alors il faut tirer bien fort sur les cheveux. Il existe plusieurs versets qui parle de couvrir la femme ou de voile, mais jamais ensemble.
Dans le Coran, la femme musulmane doit se couvrir « les fentes », c’est-à-dire les seins, le bas du ventre et le bas du dos et ceci principalement pour distinguer la femme libre de l’esclave qui peut bien être nue. Il existe une prescription de se couvrir pour aller aux toilettes la nuit dans le désert afin de ne pas se faire suivre par les pervers et enfin, les femmes du prophètes doivent être séparées des hommes par un voile qui semble plutôt être une séparation dans la tente.
La notion de salut dans l’Islam ne permet pas de savoir si on y a droit ou pas selon les points positifs et négatifs accumulés dans la vie. Cela pousse les exégètes a faire de la surenchère sur les rites à accomplir et les règles à respecter afin d’accumuler un maximum de points. Donc si le Coran ne parle pas d’un sujet, on va puiser dans la Sirâh (l’histoire du prophète) ou les Hadîths (les paroles du prophète) pour retrouver des paroles forcément inspirées par Dieu. Le problème est que ces paroles sont beaucoup plus nombreuses que ce qu’il a pu prononcer durant toute sa vie de prédication. Une bonne partie, voire la totalité ont été inventées pour les besoins du service. Il ne faut pas oublier que Muḥammad n’a fait l’objet d’aucune citation dans les 50 années qui ont suivi sa mort et qu’il ne reste forcément pas grand chose de ses paroles. La Sirâ a été écrite 200 ans après sa mort et les Hadîths 300 ans.
La plupart des Musulmans disent qu’ils n’ont qu’un livre, le Coran, mais les femmes portent le voile - Cherchez la contradiction. En fait, il n’ont jamais lu le Coran dans une langue qu’ils comprennent, ce qui fait que leur foi est basé sur une tradition juridique orale, le Fiqh. Il devient difficile dans ces conditions de justifier le port du voile ou d’autres dogmes absent du Coran comme la lapidation.
Le voile est de moins en moins un symbole d’infériorité de la femme, mais plutôt un symbole de la supériorité de l’Islam. Il est porté aujourd’hui comme un étendard. Quand j’interroge une femme voilée sur sa foi, elle n’hésite pas à me répondre pour me démontrer cette supériorité.
@lisca En fait, Jésus est bien ressuscité et s’adresse à nous régulièrement. Pour tous ceux qui ont fait l’expérience de cette rencontre, dont je fais parti, l’expérience se traduit souvent par le sentiment d’être envahi d’un amour immense et de chaleur et c’est donc bien le mot amour qu’il faut utiliser, même si en Français ce mot recouvre plusieurs sens. Le mot grec agapé est plus précis. De toutes façons si Dieu était capable de haine, il aurait déjà fait sauter la terre et ses habitants. La haine, c’est le domaine de Satan, mais il n’a pas les moyens de faire sauter la terre (il s’y emploie tout de même, avec l’aide des hommes).
Vous avez toutefois raison sur les difficultés que cela représente, mais avec l’aide de Jésus, il est possible de les surmonter graduellement. Nous avons des centaines d’exemples documentés qui nous ont précédés et certains sont désignés comme saints par l’Eglise Catholique. Vous avez parfaitement le droit de marquer une colère, mais il faut transformer cette colère de manière positive. De même quand une situation difficile perdure et que vous n’y pouvez rien (harcèlement moral...) il est indispensable de faire cesser le problème avant d’envisager une reconstruction. La haine est quelque chose qui vous ronge de toutes façons alors que pardonner vous libère. Vous avez raison de dire que le Chrétien est libre, il est libre de choisir entre Dieu et Satan, entre l’amour et la haine. Mais le salut ne sera possible que pour ceux qui préfèrent l’amour. Si vous ne pouvez supporter une éternité d’amour, l’enfer est fait pour vous et cela reste votre choix. Si vous ne pouvez supporter de recevoir le salut en même temps que des personnes que vous détestez, il va y a voir un problème à l’entrée. Nous savons que celui que nous désignons par « Le bon larron » dans les Evangiles a eu une vie de haine et la fin qu’il avait cherché. N’empêche qu’il a accédé au salut au titre de sa foi et que ses victimes peuvent également y avoir accès.
Le Pape ne nous demande pas d’accepter que la haine s’installe parmi nous. Il nous demande de commencer par aimer et d’éviter que les situations de haine ne soient causées par nous, mais la haine doit toujours être traitée. Le traitement des injustices est aussi et d’abord le rôle des états qui font les lois. La résolution d’une injustice par la création d’une autre injustice n’est pas une solution et ce n’est pas le propos du pape.
@Et hop ! « Les Arabes ont le droit d’avoir leur propre traduction arabe »
Ce n’est pas un problème arabe, mais musulman. Les Arabes chrétiens n’utilisent pas ce terme et l’Arabie était déjà presque complètement christianisée au 7ème siècle. L’utilisation du nom donné par les Juifs Rabbanites est probablement volontaire.
@zak5 « mais en arabe ça veut dire quoi ? » Cela veut jute dire « Evangile » Il est assez étonnant que les arabes aient repris le mot grec et non le mot arabe équivalent. En araméen, le terme utilisé est « bušâra », la bonne nouvelle et il existe forcément une déclinaison en arabe avec la même racine. Il semble que l’usage du mot grec ait été préféré contrairement aux usages du Coran pour cacher le sens de « Bonne nouvelle ».