« L’Islam interdit la correction du calendrier lunaire pour le faire coïncider au calendrier solaire »
Certains exégètes ont pensé que le Ramadan était à l’origine en été et qu’il y avait un rattrapage par l’ajout régulier de mois solaire. La racine r-m-ḍ désigne la chaleur intense et brûlante, mais il faudrait écrire Ramadhan. La racine araméenne me semble plus probable, car elle signifie « cendres » qui se réfère à la liturgie chrétienne du carême ou au jeûne de Moïse. Il n’y a donc jamais eu de rattrapage du calendrier.
Il reste que le calendrier lunaire est bien adapté aux déserts, mais pas du tout aux régions plus septentrionales ou le rythme annuel des saisons est prépondérant.
@JC_Lavau Ce n’est pas grave. On peut considérer que c’est une forme d’hommage quand ces personnes ne sont pas capables d’argumenter. Cette forme de silence est aussi une réponse qui sera appréciée à sa juste valeur par ceux qui ne disent rien mais qui attendent des réponses de leur part. Les Musulmans sont les premières victimes de la Taqîya (dissimulation).
Pour fonctionner, la rhétorique a besoin de l’oralité. Il ne s’agit pas de démontrer, mais d’impressionner. Internet est d’abord le lieu de l’information écrite et les arguments des uns et des autres restent aussi longtemps que la page n’est pas effacée. La rationalité des arguments (ou son absence) devient visible.
« Au milieu du blocus intellectuel » Quel blocus intellectuel ? L’Islam ne se présente pas comme intellectuel en Europe. La multiplication des barbes et des foulards dans nos citées ne nous montre pas un Islam Intellectuel, mais plutôt un Islam intolérant et sectaire. C’est cet Islam là qui est visible, ce qui ne veut pas dire qu’il existe d’autres formes d’Islam, mais celles-ci sont naturellement discrètes.
« Merkel a déclaré que l’islam est interprété à tort et que ce n’est pas une source de terrorisme ». On joue sur les mots. C’est pas l’Islam qui est source du terrorisme, c’est le Coran qui appelle sans arrêt au meurtre.
« Les statistiques sont impitoyables : on compte dans le Coran 65 fois le terme ’tuer’ et ses synonymes, 150 fois le mot ’enfer’, 50 fois ’pervers’, 376 fois le mot ’châtiment’, 3 fois le mot aimer (et pas dans le sens des Chrétiens), une fois le mot ’espérance’ et jamais le mot ’désir’. [...] Le texte coranique mobilise à l’extrême le thème du combat, la thématique de l’enfer est le fouet qui secoue les mous pour solliciter leur contribution. Le motif eschatologique et la défense de la souveraineté d’Allah (Les verbe qatala : aller jusqu’à tuer et combattre sont présents dans le Coran respectivement soixante-douze et cinquante et une fois, dont dix et douze à l’impératif) ont fourni et fourniront des troupes de réserves infinies pour tous les djihads. » (« Les 3 visages du Coran » de Leila Qadr)
« Elle a déjà pris une position historique en accueillant des réfugiés syriens » Sur le fond, elle a raison, il ne faut pas confondre les populations qui fuient la violence avec les théoriciens de l’Islam mais elle a oublié la population allemande qui lui reproche une augmentation de la pauvreté depuis plusieurs années et cette intégration n’a absolument pas été préparée. Ce sont les collectivités locales qui doivent en faire leur affaire et l’Etat n’aide pas ou peu.
« elle a dit que l’islam fait partie de l’Allemagne » Si elle a dit cela, elle n’a rien compris. L’Islam, c’est aussi la Charia, la loi de Dieu pour les Musulmans et rien ne peut être au-dessus de la loi de Dieu. Malheureusement, il n’est pas possible pour un Musulman de démontrer que la charia est bien la loi de Dieu et ce n’est donc pas acceptable pour un occidental. En occident, la loi, c’est l’expression du peuple.
« que les savants musulmans doivent représenter la véritable image de l’islam et séparer l’islam du terrorisme » Savant musulman est un oxymore. Il n’existe pas d’Université scientifique digne de ce nom dans les pays musulmans (sauf en Iran) et le travail établi dans nos universités sur le Coran n’est même pas contredit sérieusement. Dieu n’est pas accessible à la mesure scientifique mais tous les livres le sont et le Coran, la sîraʰ, la Sunnaʰ et les hadîths ne font pas exception. La lecture du Coran face à la Toraʰ ou aux Evangiles est pleine d’enseignements et donne une image très différente de l’Islam que celle qui est professé par les « savants musulmans ». Si le Coran est la parole de Dieu, alors cette parole n’apporte rien de nouveau sur les écrits de l’époque et cette parole a été très profondément modifiée par les Califes.
« tracer des frontières claires entre l’islam pacifique et le terrorisme pratiqué au nom de l’islam. » Cela sera possible que lorsque le Coran fera l’objet d’une exégèse scientifique. Il faudra donc admettre la fin du dogme de l’incréation et reconnaître qu’il été écrit par des hommes.
« Il semble maintenant que tout ce que nous faisons au sujet des actes terroristes est la condamnation et la dénonciation » C’est vrai. Je n’ai jamais entendu citer une ligne du Coran pour condamner le terrorisme.
« l’effort des savants islamiques pour dénoncer les pratiques de terrorisme »
Que peuvent faire les « savants islamiques » face au Coran si ce texte ne peut être remis en question ? Comment interpréter « Dieu aime ceux qui vont jusqu’à tuer [qâtala] sur son chemin [c’est-à-dire pour Lui] en rangs serrés, pareils à un édifice renforcé » (S61, 4) « Lorsque vous rencontrez ceux qui recouvrent, coupez leur la tête[...] serrez les garrots » (s47,4) « Ce n’est pas vous qui les avez tués : mais c’est Allah qui les a tués » (s8,17) « Après que les mois sacrés expirent, tuez les associateurs où que vous les trouviez. » (s9,5) « ô vous qui croyez ! Combattez ceux des mécréants qui sont près de vous ; et qu’ils trouvent de la dureté en vous » (s9,124) « Et tuez-les, où que vous les rencontriez ; et chassez-les d’où ils vous ont chassés : la tentation est plus grave que le meurtre » (s2, 191). « Dis à ceux qui recouvrent que, s’ils cessent, il leur sera pardonné ce qui s’est passé ; si [au contraire] ils y reviennent, eh bien, la conduite (sunnaʰ, ici déboires, expérience) des anciens est déjà passée. Combattez-les à mort jusqu’à ce que [ils ne représentent] plus de tentation (fîtnaʰ) et que le culte entier soit [rendu] à Dieu. » (s8, 38-39).
Peut-on trouver des textes plus régressifs que ceux-là ?
Le Coran nous projette dans l’antiquité.
L’Islam se débat avec les questions posées par les scientifiques occidentaux que les Imams ne voudraient jamais voir poser. Malheureusement pour eux, les réponses à ces questions sont disponibles sur Internet et l’Islam est forcé d’évoluer. La violence que nous vivons n’est que le reflet de ce questionnement. Déjà, ceux qui quittent l’Islam dans les pays Musulmans se comptent en centaines de milliers malgré les risques encourus.
@franc « Il ne faut pas se faire d’illusion la guerre est inscrite dans la société humaine depuis l’aube de l’Univers jusqu’à la fin des temps » Peut-être, mais il y a encore une possibilité de faire autrement.
Les exégèse scientifiques du Coran montrent un visage de l’Islam qui n’est pas celui qui est enseigné dans les mosquées, modérées ou non. Cela pose beaucoup de questions aux Musulmans dont quelques-uns découvrent un Coran différent. Ceux-ci commencent à poser des questions que d’autres ne voudraient pas voir posées. Or les réponses à ces questions se trouvent sur Internet, donc accessibles dans des pays où il n’est pas possible de posséder une Bible. Petit à petit, beaucoup de Musulmans quittent l’Islam et se convertissent principalement au Christianisme, à commencer par des pays comme l’Arabie Saoudite, la Syrie ou l’Irak. La plupart de ces nouveaux convertis se cachent, mais cela sera bientôt parfaitement visible (c.f. le site Notre-Dame de Kabylie par exemple). Les littéralistes ne se convertiront pas, mais il arrivera un moment ne trouveront plus d’écho dans la population civile. La violence de DAECH écœure encore plus les Musulmans que les autres.