@ZenZoe Je ne reconnais pas beaucoup de clairvoyance à ceux qui nous gouvernent, mais il me semble que le Coran possède tous les ingrédients nécessaires pour que cela se termine en guerre et s’il faut rapprocher quelque chose aux politiques c’est de ne pas l’avoir compris. Leur guerre des politiques est une guerre d’influence sur le proche orient, pas une guerre contre l’idéologie mortifère. S’ils l’avaient compris, ils ne seraient pas aller faire les yeux de Chimène pour les pétro-dollars. Qu’ils ne s’étonne pas qu’on ait maintenant environ 500 mosquées environ qui véhiculent des idées plus ou moins salafistes. Mais avec ou sans l’aide de pays du golfe, les salafistes seraient arrivés de toutes façon puisque les Musulmans sont implantés depuis longtemps en France.
« La nature a horreur du vide » 100% vrai. Il y a un gros travail à faire auprès des jeunes des banlieues.
@ZenZoe Vous me décrivez les grandes tendances, mais les nuances sont beaucoup fines. Le chiisme est assez homogène, les Iraniens ont intégré la culture grecque, sont plus sécularisés et ont une approche plus rationnelle de la religion, ce qui fait que nous n’avons pas de problèmes avec eux. La lutte entre le chiisme et le sunnisme n’est qu’un aspect finalement très minoritaire des problèmes actuels de l’Islam. En France, les combats inter-musulmans les plus forts sont entre les différentes obédiences des cultures littéralistes sunnites, dont le wahhabisme et les Frères Musulmans entre autres.
« Conclusion : ne nous mêlons pas de ça, ce ne sont pas nos oignons » Mais ça l’est devenu. Dans le Coran, les ennemis de l’Islam sont les Juifs et les Chrétiens et pour les athées, c’est encore pire, le Coran ne prévoit que la conversion ou la mort. J’habite une banlieue où les barbes et les foulards sont devenus la norme dans les citées. Il y a beaucoup de pressions sur les populations non musulmanes. D’un côté, j’entends des discours mensongers (c’est-à-dire hérétiques face au Coran) visant à endormir ces populations et de l’autre, il existe de grosses pression sur les populations originaires de pays musulmans qui sont chrétiennes ou musulmanes modérées. Interrogez des jeunes non musulmans dans la rue. Tout ce qu’ils connaissent de la religion c’est justement le salafisme. Ils n’ont jamais entendu parler du Christianisme ou d’une autre religion. Nous les avons abandonné sans leur donner de culture. Il leur faudra combien de temps pour basculer ?
« L’Islam n’est pas la source du terrorisme » De quel islam s’agit-il. Il y a pratiquement autant de variantes que de Musulmans, puisqu’il n’existe aucune autorité (dans le sunnisme) apte à définir ce que doit être le contenu de la foi. Il me semble que le pluriel s’impose à Islam.
D’autre part, si beaucoup de Musulmans ne se reconnaissent pas dans le terrorisme, celui-ci est bien issu de la lecture du Coran. On nous rabâche que les terroristes n’ont pas lu le Coran, c’est vrai pour ceux qui se font exploser, mais leur recruteurs l’ont bien lu et en font une lecture littérale. Il y a dans le Coran tout ce qu’il faut pour justifier la haine de ceux qui sont objet de la colère de Dieu et de ceux qui se sont dévoyés (les Juifs et les Chrétiens selon l’interprétation islamique courante et cette haine est entretenue plus de dix fois par jour par tous les Musulmans qui récitent la Sourate 1 (Al-Fatiḥaʰ), verset 7 qui semble d’ailleurs être un ajout, même selon Ṭabarî (historien et exégète du Coran - 839 à 923 à Bagdad).
Le Coran fonctionne comme le petit livre rouge ou le Capital pour maintenir des populations sous l’assujettissement d’une idéologie. Heureusement que tous les Musulmans ne le lisent pas. Dans l’histoire, quelques Islams ne sont pas en reste sur le communisme soviétique ou le nazisme en terme de nombre de morts. En Inde, il a été massacré plusieurs dizaines de millions d’hindous au nom d’un des Islams. Ce n’était pas du terrorisme, mais une éradication programmée de cette religion qui n’est même pas considérée comme religion du livre. A charge de revanche, l’hindouisme a largement inspiré des obédiences du soufisme à la recherche d’une spiritualité.
Dans tous les pays Musulmans, les lois sont issues de la parole de Dieu et non de celle du peuple. Pour un Musulmans, ces lois sont au-dessus des lois des hommes et s’imposent naturellement. Cette prééminence est la source de rancœur et de conflits dans nos pays et pousse à la communautarisation.
Rien de plus difficile pour un scientifique de prouver l’existence ou l’inexistence de Dieu. On peut être émerveillé par la création, cela ne prouve rien. Le monde des atomes et le monde spirituel n’ont pas de point commun et pourtant, il semble que l’homme appartienne à ces deux mondes.
L’Islam est obnubilé par la démonstration de l’authenticité du Coran comme parole de Dieu. J’ai déjà entendu beaucoup de démonstrations, mais aucune ne tient devant la science. Pour les Musulmans, le Coran est le seul signe visible de l’existence de Dieu et sans cette preuve, l’édifice ne tient plus.
La Bible n’a pas ce problème car c’est un livre de témoignages sur les signes donné par Dieu et non la parole directe de Dieu. La contestation est parfaitement admise et fait plutôt avancer la compréhension que nous pouvons avoir de Dieu. Les signes dont la Bible est le témoignage sont toujours accessibles directement aux Chrétiens et puisqu’il n’est pas possible d’en avoir une démonstration, la liberté de croyance est essentielle. Je constate que ceux qui demandent le baptême Catholique aujourd’hui ont pour la plupart reconnu ces signes avant d’avoir lu la première page de la Bible. On prend tout de même deux ans d’enseignement et de discernement avant d’accepter de leur donner le baptême. On nous dirait aujourd’hui que la Bible est entièrement fausse, on peut en réécrire une nouvelle rien qu’avec les milliers de témoignages contemporains.
« Le ciel, Nous l’avons construit par Notre puissance : et Nous l’étendons [constamment] : dans l’immensité »
Le mot constamment est entre crochet et est donc un ajout où une interprétation du traducteur. Sans ce mot, l’aspect dynamique n’apparait pas aussi évident. La traduction de hamidullah nous donne : « Et le ciel, nous l’avons construit renforcé. Et c’est encore nous l’Elargisseur ! » Il est plus difficile de penser au big-Bang, surtout après avoir lu dans le Coran que le monde a été créé en 6 jours ou que l’homme a été créé d’argile « Nous créâmes l’homme d’une argile crissante, extraite d’une boue malléable. » (s15, 26).
« Voici ce qu’écrit Maurice Bucaille, médecin de son état, à ce sujet » Puisque M. Maurice Bucaille se place au niveau de la science, ses écrits peuvent être contestés par d’autres scientifiques. Vous ne pouvez donc pas ignorer le livre « Le Coran et la Bible à la lumière de l’Histoire et de la Science » du Dr William CAMPBELL, dont un extrait est disponible au téléchargement.
@lermontov La notion de citoyen « universel » est relativement récente dans l’histoire et correspond à un des cheminements que l’on pourrait qualifier d’occidental de la pensée humaine. Cette notion est totalement absente d’une grande partie de la planète, monde musulman en tête. Les citoyens du monde grec n’étaient qu’une petite caste entourée d’esclaves. Dans la pratique, même dans le monde occidental, peu de monde s’y intéresse. Les mécanismes de prédation financière qui ont été mis en place progressivement depuis une cinquantaine d’année ne respectent en aucun cas les principes de cette déclaration mais restent parfaitement légaux. La déclaration des droits de l’homme et du citoyen est-elle plus qu’un gadget à endormir les foules ?
« tu restes dans ce cadre (cette nature/espace) = Concorde ; tu en sors = malheur public » Certainement, mais qu’est-ce qui peut bien pousser l’humanité à rester dans ce cadre ? l’histoire nous montre que les puissants de ce monde n’en n’on que faire et le malheur public est bien souvent tombé sur la tête des « citoyens » depuis cette déclaration.
« oubli, mépris, ignorance » Certainement. Mais l’absence de tout principe supérieur à l’humanité n’aide pas à prendre en compte les besoins des autres.
« Ton cheminement individuel n’est pas l’Histoire » Il me semble que c’est l’histoire de l’Eglise Catholique. Je m’y sens parfaitement à ma place, mais je me sens beaucoup plus proche des communautés charismatiques nouvelles que des traditionalistes. L’Evolution de la pensée Chrétienne est un principe qui a été rappelé par Vatican II et qui avait été théorisé par le cardinal John Newman dès les années 1850. Le Dieu qui se laisse découvrir dans la Bible n’est pas compris du premier coup par les Juifs, puis par les Chrétiens. Nous avons tendance à plaquer des raisonnement humains sur quelque chose qui n’est pas de cette nature. De plus, le chemin proposé par le Christ n’est ni naturel ni facile. Les Chrétiens ont encore besoin de lois pour être cadrés.
« le problème de la religion, c’est le collectif » Tout à fait d’accord. Il y a toujours un risque de repliement de la communauté autour d’objectifs qui cherchent à développer la communauté au détriment des autres. Mais la communauté chrétienne peut être tout autre chose. L’amour de Dieu ne peut se vivre seul dans sa chambre. Il se vit dans la relation avec les autres. La communauté peut être le lieu où celui qui découvre l’amour de Dieu peut s’exercer à le vivre sans risque avant de pouvoir le vivre à l’extérieur.
« Ces interprétations mystiques (celles de Jésus et de Mahomet ». Pour Muḥammad, il y a eu un détournement du sens du mot « spiritualité » qui ne représente plus que la récitation de versets du Coran. Il ne peut donc plus y avoir d’interprétation mystique. Du fait de cette absence, les courants soufis sont allés chercher une spiritualité en Inde. Est-ce encore l’Islam ? Il me semble que c’est plus proche de l’hindouisme que de l’Islam tel qu’il est décrit dans le Coran.
« ne sont originellement pas à destination des foules mais de l’individu et seulement de quelques individus ». Cette interprétation est plutôt chrétienne. L’Islam s’adresse globalement à l’Oumma, la communauté des croyants. Dans le Christianisme, ceux qui arrivent à être en contact avec le Christ ne sont qu’une petite minorité. Peut-être pas plus de 5% des personnes qui vont à la messe le dimanche, mais c’est une minorité très active. Les paroisses où ils sont le plus présents voient leur fréquentation augmenter. Le Christ s’adresse à tous le monde, baptisés ou non et son projet est d’offrir le salut à un maximum de personnes. Mais chacun reste libre. La liberté religieuse est un préalable à toute conversion. Dans l’Eglise Catholique, nous prenons deux ans pour enseigner et faire un discernement avant de proposer le baptême à un adulte. Il s’avère que ceux qui viennent nous demander le baptême ont pour la plupart déja fait l’expérience de la rencontre avec le Christ et cette expérience est précieuse pour les anciens qui ne sont pas allés aussi loin.