Nous avons tous 2 parents, 4 grands-parents, ..., environ 1 million (2 puissance 20) d’ascendants à la 20ème génération : nous sommes tous frères mais nous avons aussi, inévitablement, quelques criminels parmi nos ancêtres.
La vie en collectivité est nécessaire pour bénéficier du bien-être lié
au progrès. Elle implique également une hiérarchisation pour mener à
bien la division du travail concomitante.
La spécialisation est nécessaire à l’augmentation de la productivité et de la qualité. Elle implique la division du travail. Mais la hiérarchie n’a rien à voir. Diviser le travail c’est faire travailler les gens selon leur compétence. Il est évident que pour des gros projets qui font travailler de manière collaborative des dizaine ou des milliers de personnes, il faut organiser les choses (planifier, prévoir, affecter, etc...), mais à aucun moment un chef ou une « hiérarchie » est nécessaire. Chacun peut très bien s’être affecté lui-même à ce projet par intérêt personnel, et le fait de se voir affecter une tâche selon ses compétences n’a pas moins de valeur que ceux qui ont divisé le projet en milliers de tâches élémentaires (planificateurs).
Quand chacun a une réelle fonction, pourquoi décider que certaines ont plus de valeur que d’autres (principe de la hiérarchie). Parce que ces fonctions ont plus de responsabilités ? Mais le problème est là, aucun homme ne peut assumer la bonne « gestion » d’un millier de personnes. En cas d’erreur de sa part qui conduit à foirer le travail d’un millier de personnes sur un mois, il faudrait, s’il était vraiment responsable, qu’il rattrape lui-même son mauvais pilotage et c’est parfaitement impossible (il lui faudrait plusieurs vies). Il n’est donc pas responsable, il décide juste pour les autres. Et c’est ça le gros problème du système hiérarchique : décider pour les autres. Planifier et diviser sont de simples fonctions et elles devraient être déjà effectuées de manière collaborative (pour justement éliminer les trop fortes responsabilités individuelles). L’affectation des tâches doit se faire par intérêt personnel (pour le projet), au mérite (compétence / expérience) tout en prenant en compte l’apprentissage (formation continue). Mais personne ne devrait décider d’affecter des gens, sinon il vaut mieux plaire à celui qui affecte qu’être compétent. Juger les personnes (pour la qualité de leur travail) devrait être fait de manière collective, sinon, encore une fois, il vaut mieux plaire à celui qui juge qu’être compétent.
Bref, le système pyramidal est le contraire du mérite, c’est le contraire d’un système libre, c’est un système de contraintes fortes ou la corruption, la prostitution et la soumission deviennent la norme. Mais ce système était un passage obligé car il est évidemment plus efficace pour faire des guerres (et on est toujours en guerre, d’ailleurs). En fait, le système pyramidal se justifie et se nourrit de la guerre : une entreprise qui cherche à faire couler une autre (à la racheter, ou simplement à survivre...), ce sont des chefs qui se font la guerre. A-t-on réellement besoin de ça pour se motiver ? Ne pouvons-nous pas collaborer de manière globale (sans guerre systématique) ?
Car en définitive, le système pyramidal est plus efficace pour faire la guerre, mais faire la guerre constamment comme aujourd’hui est beaucoup moins efficace que de collaborer de manière apaisée... Donc en conclusion, si on est en guerre, c’est pour justifier les chefs, qui se sont d’ailleurs toujours fait la guerre (parfois de manière « amicale ») pour contraindre leurs esclaves (comme on est en guerre, il faut prendre des décisions rapidement sans tergiverser : c’est moi qui les prend). Il faut comprendre que le but des chefs n’est pas l’intérêt général mais préserver leur privilège de chef (exploiter les autres, et de plus en plus, en n’ayant aucune compétence).
@Philippe Huysmans, Complotologue Effectivement, ça ne sert à rien puisque si on travaille à pyramide identique, le nombre de mort reflète parfaitement les taux de mortalité. Mais il est évident que comparer des taux de mortalités globaux avec des pyramides des âges différentes, ça, ça n’a complètement aucun sens. De même que comparer un nombre de morts avec une pyramide différente (ce que fait l’INSEE dans ces rapports principaux et que tous les médias reprennent sans aucune réflexion).
@Philippe Huysmans, Complotologue Si : une fois avoir comptabilisé tous les morts qu’on aurait eu à pyramide identique (2020), on peut faire un calcul global du taux de mortalité pour l’année calculée. Et ce taux global (hypothétique), pour 2015, est évidemment plus fort que celui de la réalité : d’où l’excès de morts en 2015 pour la simulation (à pyramide 2020) par rapport à ce qui s’est réellement passé en 2015 (à pyramide 2015).
@philippe913 Mais le hic, c’est que, ne prenant pas les bons chiffres de mortalité en
2015, il a donc un TM 2015 qui ne correspond pas à la réalité. Si on prend les mortalités par âge de 2015 et qu’on les applique à la pyramide des âges de 2020, alors le nouveau taux de mortalité global (de 2015 calculé) sera évidemment supérieur au taux de moralité qu’il y a eu effectivement. Mais le taux de mortalité global n’a strictement aucun intérêt puisque justement la pyramide des âges évolue de façon très défavorable. Il va fatalement augmenter, sans aucune épidémie et on le savait depuis longtemps.
La conclusion, c’est qu’on ne doit pas être inquiet si les taux de mortalité par âge sont constants, ce qui est le cas lorsqu’on lisse les moissons (qui ne concernent que les personnes âgées). Les moins de 65 ans, 80% de la population, n’ont connu aucun pic épidémique en 2020 et 2021, et c’est l’INSEE qui le dit : moins de morts avec une population qui n’a que très légèrement chuté (-0.2% entre 2020 et 2019), mais moins que la baisse du nombre de morts.
@philippe913 Ce que fait le vilain petit canard et ce que font tous les gens qui ne comparent pas les choux et les carottes, c’est qu’il prend la pyramide des âges de 2020 et qu’il applique les taux de mortalité par âge de 2015. Et donc, comme la population a vieilli (papy-boom) la mortalité qu’on aurait eu en 2015 (avec la pyramide des âges 2020) aurait été plus importante que celle qu’on a eu en 2020.
Maintenant, si on aime comparer les choux et les carottes (nombre de morts avec une pyramide des âges complètement différente) alors, oui, l’année 2020 est plus mortelle que 2015. Et les années qui vont suivre le seront encore plus (papy-boom), mais on pourra rester confiné, soigner aussi bien qu’on peut (ce qu’on n’a pas fait en 2020), on ne pourra pas empêcher les personnes âgées de mourir.