Alors comme cela vous trouvez qu’une étude épidémiologique ce n’est pas de la science !!!
Si ce n’est pas de la science ce doit être du "doigt mouillé" ou du "pifomètre" ! selon le terme que vous préférez.
Ou plutôt non, ce doit être de l’engagement citoyen contre l’électronucléaire. Mais dans cette voie de commentaires vous allez rejoindre le niveau de notre ami le pompier.
Je ne cherche pas de poux dans la tête de personne, je voudrais simplement lire l’étude qui a été faite.
Ce qui serait intéressant ce serait l’avis du Péripate sur les deux fichiers que j’ai mis en partage. Il avait l’air de vouloir s’intéresser à priori au sujet.
Si cette étude avait été publiée sur le site de l’ASN allemande cela aurait été plus crédible tout de même.
Dans le genre on a vu Mycle Schneider, patron de WISE-FRance publier un papier pour le compte du Parlement Européen, étude qui a été classée ensuite comme "non-professionnelle" (sur le thème de l’énergie nucléaire bien sûr).
Et puis vous revenez sur le thème des lignes haute tension. Mais que ce soit du courant "nucléaire", thermique à flamme ou microhydraulique c’est toujours du courant...
Mais vous ne devez plus vivre, vous devez crever la frousse tout le temps.
Car dans la foulée vous devez être :
- anti OGM.
- anti engrais
- anti pesticides
- anti médicaments
- anti je ne sais quoi, mais anti-tout sûrement.
A propos du cobalt 60 dans l’acier, je vous signale qu’à une époque en France des sources de cobalt étaient placées dans les hauts fourneaux, et lorsque l’on constatait un epsilon de présence d’activité du cobalt dans l’acier on savait qu’il fallait refaire le revêtement interne du haut-fourneau. Ce peut être une raison de la pollution radioactive de l’acier des boutons d’ascenseurs si les Indiens utilisent toujours cette technique et l’utilisent mal, c’est à dire avec possibilité du départ d’une source complète dans la coulée. Mais cela m’étonnerait tout de même, je préfère la solution du ferrailleur qui met dans un lot de récupération une source au passage.
Cette présence d’une faible activité de Co60 dans l’acier a été très handicapante lorsque les appareils de gammaspectrométrie totale ont été installés au SCPRI, du Vésinet. Pellerin qui était chiant n’en voulait pas. Il tenait à avoir des instruments de mesure sans le moindre bruit de fond. Mais il y a eu un coup de chance et l’on a pu récupérer des poutrelles démontées de la Gare de Lyon. Poutrelles qui avaient été réalisées et laminées sous Napoléon III, donc à une époque où l’on ne connaissait pas le cobalt 60.
Au passage dans l’article du Monde sur l’accident de Chimlin, il est dit que le cobalt 60 est un résidu des centrales nucléaires. Ce qui est faux, le journaliste raconte n’importe quoi. Le cobalt 60 est produit dans des réacteurs haut flux en même temps que l’on produit des radioisotopes pour scintigraphies médicales.
Lorsque vous produirez votre article sur l’accident d’irradiation de Chimlin vous pourrez dire cela, je ne vous contredirai pas.
Mais il est évident que je suis allé lire le papier de Legelfeld.
Mais lorsque dans un papier sue l’épidémiologie on commence par sortir des arguments du style :
- les actionnaires des centrales gagnent un million d’eauros par jour.. qu’est-ce que ça vient de faire là-dedans !!
C’est de la démarche idéologique !
Il dit également que la mathématicienne de l’tude déclare qu’il n’y a pas d’explication..
On ne sait pas quels intervalles de confiance ont été retenus. Et c’est bien là que l’on peut faire dire ce que l’on veut à toutes études épidémiologiques.
Comment on été soustraits les autres paramètres intervenants :
- les personnes vivent au rez-de chaussée ? En étage ? Soustraction de l’activité des rayons cosmiques, soustraction de l’activité radon ..
- les gens portent-ils des lunettes ? (les verres de lunettes sont émetteurs béta près du visage..) Comment ce paramètre a-t-il été pris en compte et soustrait ?
- le décompte des radiographies.
Population non soumise, différence avec population "soumise à" , la soustraction ne se fait pas comme cela..
etc...etc...
Il dit aussi qu’une bonne dame donne des valeurs très faibles de surexposition de la population 0,000334mRem, il dit qu’il ne sait pas d’où la dame sort ces valeurs, mais il ne cherche pas, alors que cette valeur a du être publiée dans un papier..
Et vous appelez ça de la science ?
Si vous avez le traduction française ou anglaise du rapport complet (de l’ordre de 370 pages) je veux bien reprendre l’analyse.
Mais il aurait du publier dans "Nature", "Science" ou "The Lancet".
Mais dans ce papier je n’ai pas trouvé l’étude mathématique qui permette de tirer des conclusions.
Il y a des conclusions, mais où est l’étude ?
Quels sont les coefficients d’occurence pris, les taux d’incertitude ?
En ce qui concerne les boutons d’ascenseurs, ce serait intéressant que par une enquête de voisinage vous nous fassiez par de vos conclusions de journaliste citoyen. Vous n’avez pas beaucoup de frais de déplacement à prévoir, juste un peu d’usure de vos chaussures.
Je vous mets ici un fichier zippé qui réunit deux papiers.
L’un par Taubes publié dans "Science" en 1995 qui s’inquiète de trouver des études épidémiologiques aux résultats radicalement différents pour des causes analysées identiques, que ce soit pour :
- respiration du radon.
- les bienfaits ou non de manger des yoghourts.
- les pesticides dans les pelouses.
etc..
Une présentation Power Point d’une conférence qui reprend l’analyse de Taubes et qui la complète par une analyse mathématique sérrée et met en évidence l’influence des taux de certitudes dans les études épidémiologiques... et l’on peut conclure n’importe quoi. Spécialement dans le cas de l’influence des faibles doses.
Il est en fait bien dommage que je ne puisse mettre les commentaires oraux de la conférence.
Cette conférence a été prononcée à l’Université René Descartes de Paris lors d’une journée dont le thème était "Pourquoi sommes nous effrayés par la radioactivité ?".
Je ne désespère pas de mettre l’ensemble des vidéos de cette journée en partage sur Dailymotion.
Notre ami Cabanel va passer tout cela au panier d’un revers de manche sans aucune argumentation mathématique. Et il va nous reservir ses arguments "marteau-piqueur" qu’il répète à satiété.
Mais ça ne lui est pas destiné. Le niveau d’analyse statistique d’un architecte reste bas.
Mais c’est bien parce que j’ai vu que vous habitiez Chimlin et que l’accident d’irradiation par les boutons d’ascenseurs se passait chez vous que je vous dis qu’il serait intéressant que vous produisiez un article sur ce sujet.
Un véritable article, pas la reprise de quelques brèves de l’AFP, avec enquête sur place, rencontre des personnes irradiées, des dirigeants de la boite ; photo (de loin) de quelques boutons.
Je vous ai donné quelques conseils sur ce que vous pouviez dire à vos voisins, possibles travailleurs irradiés ; mais vos voisins certainement...
Vous dîtes que je suis descendu bas avec les boutons d’ascenseurs, mais là j’avoue ne rien comprendre du tout. Vous avez trop arrosé quelque chose aujourd’hui ! Certainement.
Je crois que l’on n’a pas la même notion de ce que peut être un "article". Pour moi un article ce n’est pas reprendre les oui-dire, les racontars en tous genres, c’est d’enquêter soi-même, c’est d’apporter la connaissance apprise sur le terrain. Et de ce point de vue, pour vous ce serait une nouveauté pour le moins.
J’ai pu voir que vous remettiez le couvert avec la litanie habituelle de : le nucléaire c’est une énergie sale, déshuète...etc..etc..
Mais c’est une manie chez vous que de répéter toujours la même chose. La technique du marteau-piqueur ou alors la gâtisme précoce... Ou les deux.
Vous attaquez "écolo" sur le sujet des cancers à proximité des centrales.
Vous souvenez vous en 1995, le Pr Viel de Besançon avait fait un papier sur le nombre de leucémies chez les enfants autour de La Hague. Ce papier avait produit un grand émoi au CEA qui avait refait une étude à la demande de Voynet Ministre de l’écologie de l’époque.
En fait l’étude de Viel s’appoyait sur trois cas de leucémie. Et trois cas c’est du tout, impossible d’en déduire quoi que ce soit. Pour commencer à pouvoir faire des statistiques il faut u moins 17 cas, c’est à dire la valeur minimum du passage d’une loi de Fisher à une loi de Gauss.
Une étude documentaire a été faite sur ce qui pouvait exister ailleurs dans la littérature scientifique. Les Anglais avaient étudié le phénomène des leucémies chez les enfants et ils s’étaient aperçu que ce phénomène se produisait non pas spécialement auprès des installations nucléaires mais touchait les enfants des travailleurs immigrés venus sur les grands chantiers de construction. Changement alimentaire, mode de vie etc...etc... Impossible de tirer la moindre conclusion.
En fait la carte des cancers se présente en "peau de léopard", sur la carte d’un pays il y a des zones où il semble qu’il y ait plus de cancers qu’en d’autres lieux mais on ne sait pas pourquoi.
C’est la cas par exemple du nombre de cancers de la thyroïde plus nombreux en Normandie qu’en Lorraine (les deux régions où il a été fait des études épidémiologiques suite à Tchernobyl, et la Normandie moins touchée que la Lorraine). Allez y comprendre quelque chose.
Le cas de l’étude Allemande sortie il y a un an et demi maintenant, si j’ai bonne mémoire, souffre du même problème que le papier de Viel. On peut faire dire ce que l’on veut à ces chiffres trop faibles.
Pour La Hague, l’étude du CEA avait conduit à ce que Voynet classe le dossier "sans suite". Mais Voynet était vendue au lobby nulcéaire c’est bien connu.
Un ami toubib et polytechnicien, spécialisé dans les études épidémiologiques a fait une conférence récemment sur le sujet de ce type d’étude (Je pourrais vous mettre son papier en partage mais vous ne lisez rien de ce que j’envoie) et il conclut notamment (avec une grosse argumentation) que l’on ne peut conclure véritablement qu’à la suite d’une vingtaine d’études faites par des équipes différentes, avec des méthodes statistiques différentes, pour pouvoir conclure véritablement.
Et pas la peine de balayer l’argumentation d’un revers de manche, ou alors je vous oblige a lire son papier...